Tuer un animal inconscient de ce qui lui arrive et sans personne pour le pleurer

Si nous pouvions tuer un animal sans que ce dernier puisse se voir mourir, se sentir partir, connaître une douleur, et si cet animal n’est lié à aucun autre animal pouvant souffrir de son absence. Est-ce qu’il est acceptable de le tuer ? En d’autres termes, est-il dramatique, que cet animal décède ?

Je voudrais donner mon point de vue sur cette question posée à la 27ème minute d’une interview de Sebastien Arsac (L214) par Tinkerview que je partage ici.

Cette question est difficile, même si au premier abord, en raison de mes sentiments face à la mort et à fortiori la mort des autres que moi, je répondrais automatiquement que oui, c’est un drame. La difficulté est justement dans le fait que ce n’est pas quelque chose qui peut être résolu par ma sensibilité, car d’autres personnes ne la partagent pas nécessairement, et donc il serait difficile, voir impossible d’en tirer une base partageable avec tout le monde dans l’optique d’abolir cette mise à mort. Dans le cas où ce serait ce qu’il faudrait faire. Là encore, c’est aussi le sens de cette question. Faudrait-il s’opposer à cette mise à mort ?

Je considère la vie consciente comme la possibilité de ressentir des expériences. Toutes sortes d’expériences, que ce soit l’expérience perceptive, émotionnelle, intellectuelle, etc… Tant que je suis vivante et consciente, je peux expérimenter. Bien sûr mes expériences peuvent être positives comme négatives. La douleur, le chagrin, la perte de proches, la perte d’un membre de mon corps, la perte d’un sens,  etc… Ainsi, ce qui m’intéresse et m’accroche à la vie est la possibilité de vivre des expériences agréables, du plaisir, du bien-être, une sensation d’équilibre ou d’harmonie. La sensation d’état neutre, est tout aussi intéressante, car elle est au minimum l’absence de souffrance.

Si j’ai envie de donner mon point de vue sur cette question c’est parce que je suis dépressive. C’est une tendance en moi, une fragilité probablement génétique, on ne sait pas vraiment. Toujours est-il que j’ai connu une période de dépression sévère, avec anxiété généralisée. Le matin, je me réveillais avec une boule au ventre. Une boule douloureuse, comme si je devais passer l’examen le plus important de ma vie tout les jours, et qu’il ne fallait jamais le rater. L’anxiété était telle que je devais rester coucher au lit pour ne pas tomber, mes jambes affaiblit par la tension nerveuse liée à l’emballement de mon hypothalamus devenu dysfonctionnel. Est-ce que j’ai eu les fameuses pensées suicidaires ? Oui. Mais, quelque chose me maintenait en vie, et malgré mon énorme état de fatigue, ma perception du réel altérée, je refusais la mort.

Certes je pensais beaucoup à mes proches. Je ne pouvais pas accepter qu’uls souffrent. Mais, comme le sujet concerne un animal qui n’aurait aucune attache avec d’autres, ça ne nous avance à rien. Heureusement, je ne me fondais pas que sur ça. Je ne voulais pas perdre l’occasion d’aller mieux et de vivre de nouvelles expériences, réaliser des projets, des rêves. Est-ce qu’une vache à des projets ? Peut-être bien. En réalité, pour l’instant, nous n’en savons rien. Et c’est bien pour ça que les personnes qui balayent cette question du revers de main, n’ont pas plus raison que nous lorsqu’on pourrait affirmer que les vaches, moutons, poules, etc… ont des projets. D’ailleurs, je vais tout de suite tordre le cou à l’accusation d’anthropomorphisme. Puisque nous ne sommes pas ces animaux, et d’ailleurs puisque je ne peux pas être dans la tête d’unx autre humainx pour m’assurer qu’ul pense vraiment, je ne peux rien affirmer qui permette de justifier qu’on les tue, sans que cela soit un drame ou non.

Je sais que j’avais l’espoir de vivre une vie meilleure. De guérir de cette anxio-dépression sévère et de pouvoir envisager des changements dans ma vie. Je savais qu’il pouvait m’arriver n’importe quoi. Du bien comme du mal, mais que le bien que je pouvais vivre, ou l’enseignement que le mal pouvait m’apporter, étaient des raisons suffisantes pour choisir la vie. Alors, voilà comment je perçois la vie consciente. Comme des opportunités constantes d’expérimenter des sensations, des émotions, des idées, des rencontres, etc… Et même si un animal est orphelin, coupé d’autres animaux, si son environnement permet d’expérimenter des choses agréables, ça peut donc valoir le coup.

C’est d’ailleurs ce point fondamental qui permet de réfléchir aux questions sur l’avortement, la peine de mort, ou l’euthanasie. Pour la peine de mort, c’est plus compliqué, et du coup, je vais plus tôt parler des deux autres sujets. Dans ces sujets de réflexion, on se demande principalement ce que serait la vie d’un enfant naissant dans des conditions peu favorables. Il y a aussi d’autres éléments qui entrent en considération comme dans le cas où la naissance de l’enfant pourrait entraîner la mort de la mère, avec une incertitude sur la survie de l’enfant lui-même. Dans ce cas, préserver la vie de la mère, seule solution la plus sûre, serait la plus part du temps celle qu’on choisirait. Il y a des exceptions, mais je pense que vous comprenez la complexité du problème. Pour l’euthanasie, là aussi le sujet est complexe, mais en tout cas, on peut se demander si cela vaut encore la peine de maintenir en vie quelqu’un d’inconscient qui le restera, ou de conscient et souffrant sans espoir de guérison.

Ainsi, cette question de la mise à mort « propre » de l’animal doit prendre en compte toute la potentialité de cette vie. On prive à l’animal de vivre la seconde qui aurait pu suivre celle qui aura entraîné sa mort. On le prive d’un lendemain avec toutes ces expériences. Peut-être que cet animal avait déjà projeté mentalement cet instant futur qui ne sera pas. C’est l’espoir qui est arrêté. Et pourquoi ? Pour que nous puissions vivre une expérience gustative. Nous nous oublions souvent dans cette réflexion, paradoxalement. Parce que personne n’a le droit de nous priver de cet instant, en nous tuant avant qu’il arrive. Il y a un problème d’égalité du droit à continuer à jouir de sa vie. Un privilège que nous nous arrogeons sur des animaux qui ne peuvent pas échapper à nos plans, à nos systèmes bien huilés. Qu’uls soient conscientxs ou pas, nous par contre, nous le sommes. Qui va devoir porter la responsabilité de cette conscience ? Nous savons ce que nous faisons, et nous nous arrangeons avec ce réel. Nous nous bluffons, nous nous mentons. Voulons-nous nous mentir pour maintenir un privilège ? Alors qu’on peut simplement vivre et laisser vivre.

Du Python, du Blender, un futur let’s play Factorio moddé et Linux

La semaine du 8 au 13 janvier 2018, toujours le même projet. J’ai continué le montage de la vidéo sur mon Inktober. Je vous mets une capture d’écran du moment où j’ai fais un peu se script Python, appris plus de trucs en animations, fait du texte 3D. J’adore apprendre de nouvelles choses en créant mes idées 🙂 Sur l’image, on ne voit pas le script Python, mais la tête de mon Blender pour le montage. Oui j’ai besoin de plusieurs écrans, c’est maintenant devenu une évidence 😀

Montage complexe Inktober 2017Depuis cette image, j’ai bien sûr ajouté des trucs. Et ce n’est pas tout pour cette semaine. J’ai aussi préparé et tourné le premier épisode d’une série let’s play sur Factorio avec des mods. Malgré ce qui est arrivé avec le let’s play sur Lethis, ça ne me semblait pas une bonne chose d’en rester là. Avec une meilleure organisation et l’acceptation de mes imperfections, ainsi que mon nouvel environnement de création et de jeu, Linux, je peux essayer une approche différente. Peut-être que je retenterai Lethis un jour, mais en attendant, je prends plaisir à jouer à Factorio, et plus encore avec tout les mods que j’ai décidé d’associer ensemble. L’objectif de cette série est de m’amuser sous vos yeux et de vous parler, tout en prenant tout mon temps pour bâtir une megabase comme on en trouve dans les vidéos anglophones 🙂 Je sortirai cette série courant ou fin printemps. C’est la grande différence avec Lethis. Je joue, fais des montages simples sous Blender, utilise un script Linux que je vais coder pour copier un projet Blender de base avec le début et la fin déjà en place pour accélérer la production, et une fois toute une saison prête, je diffuse une ou deux fois par semaine, dans le calme 😀

Tout à l’heure, j’ai commencé le montage du prochain épisode de Tetris. Je suis à la moitié, et je reprendrai un peu lundi. En m’y prenant à raison d’une demi-heure tout les deux jours, je devrai réussir à finir de publier cette série avec une sortie d’épisode une fois par semaine. Je verrai bien, mais en tout cas, vous n’aurez plus trop à attendre pour la suite des épisodes dorénavant 🙂 Aussi, je devrai me remettre au développement de TFL, Demiurge Mini, etc… dans une semaine ou une semaine et demi, le temps de bien finir proprement la vidéo du Inktober. Vous l’avez sûrement compris, en ce moment les semaines ne se limite qu’à ma casquette de vidéaste. Bien que dans Factorio, je joue les ingénieures et que dans mes montages sous Blender, il y a un peu d’infographie et de programmation avec Python :p

Ah oui, et j’ai enfin pu mettre à jour mon OS, en réduisant la partition /temp qui était bien trop grande (contenu qui ne dépassait jamais 1%) et ainsi agrandir la partition /var. J’ai aussi agrandit la partition /boot que j’avais limité à 496 Mo, croyant au départ que ça suffisait. La raison est qu’avant d’installer Xubuntu, si vous vous souvenez bien, j’avais testé FreeBSD. Seulement voilà, FreeBSD est Unix, alors que Linux n’est pas Unix. Sur un système Unix comme FreeBSD, le /boot doit être exactement de 496 Mo, ce qui est totalement faux sous Linux qui du coup de nos jours à besoin de bien plus. C’est ce qui provoquait l’incapacité à mettre à jour mon système et même d’installer de nouveaux logiciels. Enfin bref, c’est de l’histoire ancienne maintenant 🙂

Capture d’écran_2018-01-12_19-29-04Du coup, je me suis amusée à créer des lanceurs pour Factorio sous Linux. Un lanceur dans mon répertoire Jeux-vidéo de ma grosse partition personnelle, et un autre dans le start menu, catégorie Jeux. Les lanceurs utilisent une icône du jeu que j’ai pioché sur Internet car il n’y en a pas par défaut dans la version pour Linux. D’où pourquoi je l’ai ajouter pour agrémenter et aussi j’ai ajouté une option de commande pour dimensionner la fenêtre du jeu à 1600×900. Un format 16:9 qui me permet de filmer ma partie sous OBS en qualité correct pour mon let’s play, en toute simplicité. La version du jeu que j’ai installé (0.15.40) ne contient pas d’option pour changer la résolution du jeu dans le menu. Mais, je suis sous Linux 😀 Je sens qu’avec cet OS, je vais me facilité la vie pour créer, apprendre des trucs et simplement rendre mon ordinateur plus confortable :p

Bonne année, montage vidéo et mon premier TMTC envoyé

Bonne année cherxs lecteux :p Je n’ai publié aucun compte-rendu pour le nouvel an parce que j’avais besoin de m’arrêter. Je vous avez prévenu la dernière fois. La nouvelle année commence doucement et bien. Je dois juste surveiller mon comportement le soir. J’ai toujours cette tendance à tarder et à lutter contre le sommeil, mais j’ai pu avoir des couchers plus tôt.

Tofoie gras de fin d'année 2017
Tofoie gras de fin d’année 2017

La semaine du 1er au 5 janvier 2018 était consacrée uniquement au montage de ma vidéo sur le Inktober. J’ai prévu de terminer ça pour la fin de la semaine prochaine. Donc les comptes-rendus seront répétitifs jusqu’au prochain. Je suis fatiguée aujourd’hui, donc je ne vais pas beaucoup écrire. J’ai réussi, comme je le disais à me coucher à de meilleurs heures, et j’en ai profité pour recommencer à lire des livres. Je continue donc « La libération animale » de Peter Singer. Ensuite, j’ai prévu de continuer ma lecture de « L’homme sans argent » de Mark boyle. Ce n’est pas pour tout de suite parce que je suis lente pour lire et je suis presque à la moitié du livre de P. Singer.

Mardi, j’ai enregistré mon TMTC pour le prochain podcast « Les Carencés ». Je vous mettrai le lien du prochain podcast quand il sortira. Je n’ai pas de date pour le moment. J’ai hâte d’être écouté. Comme j’ai du vous le dire la dernière fois, ou alors c’était dans la vidéo de fin d’année 2017, j’ai l’intention d’en faire d’autres 🙂

J’arrête pour terminer l’année et je reprendrais en janvier.

Gros retard sur le compte-rendu de la semaine du 18 au 23 décembre 2017. Il y avait noël ce weekend et je ne suis toujours pas assez en forme. J’ai pu tout de même me faire quelques plats pour le réveillon. J’ai très peu travaillé sur la vidéo du Inktober. Et j’ai décidé qu’étant donné que j’ai besoin d’arrêter avant l’année prochaine, je vais me contenter de faire une vidéo très courte de remerciement aux tipeux et de topo sur l’année écoulée pour finir l’année. La vidéo du Inktober sortira donc en janvier, et le reste sortions au fur et à mesure début 2018.

Toujours au montage, MAJ d’un article, Carrot Invaders n°8

Je sors ce compte-rendu le lundi, parce que j’ai eu un soucis personnel et je n’avais pas le moral pour écrire. La semaine du 18 au 23 décembre 2017, rien de bien nouveau. Je travaille toujours sur le montage de la vidéo du Inktober, entre deux soucis de sommeil. Bon ça commence enfin à aller mieux de ce côté là. J’ai aussi amélioré un peu mon article sur Aymeric Caron. Je ne voulais pas que cet article soit négatif envers lui, mais plus tôt exprimer un malaise vis à vis de certaines choses. Je n’ai pas su changer grand chose à la majorité du texte, j’ai donc surtout ajouté une mise à jour à la fin.

Le prochain compte-rendu arrivera sûrement vendredi soir, pour décrocher du travail avant le weekend de Noël. Je vais essayer de faire une vidéo de remerciement des tipeux. Elle sera peut-être courte ou alors ce sera dans la vidéo du Inktober. Je termine en indiquant que j’ai envoyé la première version de mon article pour Carrot Invaders. Aussi, je fais une petite pub pour le numéro 8 sortis avant-hier. Deux de mes dessins y sont publiés à la fin parmi les œuvres d’autres artistes pleinxs de talents 🙂

Les vegans veulent m’empêcher de manger ce que je veux

Dans un commentaire sur Youtube, sous une vidéo que je ne citerai pas, mais qui est d’un humoriste qui fait dans le badbuzz et l’oppression, j’ai vu ceci :

Mais vous êtes déçus de kwa ? qu’un mec ne soit pas d’accord avec le fait qu’on le force à manger d’une certaine façon ???????????

Pour résumer, le sujet ici est un type qui fait un sketch vidéo 100% anti-vegans et qui prétexte que ce serait contre les « extrémistes ». Comprenez les militantxs en fait. Cette vidéo contient des passages comme par exemple le moment où l’auteur dit qu’il est supérieur aux animaux, et il justifie qu’on les mange (qu’on les maltraite aussi ?) par cela. Très très drôle, n’est-ce pas ? Il y a aussi des passages explicitement racistes et psychophobes. Bref, voilà grossièrement pour le contexte. Et donc, d’après ce commentaire, il serait incompréhensible d’être déçu de cette vidéo, et le monsieur n’aurait fait que dire qu’il n’aime pas qu’on lui dise quoi manger et ne pas manger. Le truc classique, évidemment, les animaux étant réduits à des choses à manger ou exploiter, forcément le seul sujet valable serait donc la liberté de manger ce qu’on veut ou de porter des pantalons bleus ou des bermudas verts. Alors voici ce que je voulais répondre et que finalement je ne vais écrire qu’ici-même. Comme-ça au moins ça pourra être repartagé à chaque fois que quelqu’un parlera de la liberté du roi humain et omettra au passage la vraie victime, la personne animale non-humaine réduite à un machin.

En fait, on ne te force pas à manger comme-ci ou comme-ça, on défend des animaux qui eux ne peuvent absolument pas se défendre de votre incapacité totale à penser à quoi que ce soit d’autre que votre petit plaisir perso. Si on pouvais manger des chiens, et que tu n’étais pas d’accord, que tu estimais que là ça va trop loin et qu’il faut arrêter ça. Imagine une seconde qu’on t’insulte constamment, qu’on te traite de moralisatrice, qu’on détourne le sujet en te disant que tu empêche les gens de manger ce qu’ils veulent. Que tu répète que tu veux juste qu’on épargne les chiens, que tu insiste sur les chiens et leur souffrance, sur leur mise à mort, et qu’on te répète encore « Ahlala elle veut nous empêcher de manger ce qu’on veut. Elle veut nous priver de liberté. Extrémiste !!! ».

Dans sa vidéo, l’auteur dit texto, et le répète dans certains commentaires qu’il se considère comme supérieur aux autres animaux et c’est ce qui justifie ce qu’il leur fait subir. Ça ne te rappelle rien ? Certains passages font des raccourcis malhonnêtes et racistes. Là encore ça ne te rappelle toujours rien ? Il dit dans des commentaires qu’il ne s’est effectivement pas renseigné et s’en fout totalement. Tu crois sérieusement que c’est juste de l’humoooooouuuur.

A un moment, faut arrêter ton hypocrisie comme les autres. Tu trouveras peut-être que je suis l’exemple type de la vegan moralisatrice, blablabla, mais peut-être aussi que tu peux grandir et accepter qu’on te fasse remarquer certaines de tes failles et qu’on attend de toi que tu évolues. Pour le bien de la société, pas uniquement de toi seule au monde. C’est être adulte. Désolée si ça semble violent, mais c’est au contraire très gentil comparé à la merde sur la planète à cause de cette mentalité.

Voici pour le message que j’ai finalement réservé à cette note de blog. Ah oui, je n’indique pas de quel humoriste et vidéo je parle, parce qu’avec le nombre de personnes qui font le même genre de contenu, ce n’est pas utile de focaliser sur un d’entre eux pour faire passer ce message. Et puis, je préfère ne pas trop insister sur son badbuzz qui du coup fonctionne pas mal. Comme d’habitude…

Montage encore et toujours, 4096 RF par ticks dans Minecraft moddé et vie nocturne

La semaine du 4 au 9 décembre 2017 a était entièrement consacrée au montage de la vidéo sur le Inktober, du militantisme sur Twitter et du repos/consommation de vidéo politiques, scientifiques et artistiques. J’ai aussi continuer à jouer à Mech and Magic après le boulot sur ma vidéo. Je sais maintenant que je n’aurais pas le temps et l’énergie pour finir la version 0.7 de TFL avant les fêtes de fin d’année. Vous aurez donc TFL 0.7 en début de l’année prochaine.

La création de ma vidéo sur le Inktober prend beaucoup de temps parce que je  ne veux plus avoir la sensation que je n’ai pas assez travailler le montage, les effets et le son dans une vidéo. Dorénavant mes vidéos seront autant que faire ce peut travaillées, même si ma chaîne diffusera du contenu que peu de fois dans l’année. Faire les choses avec une impression de pas assez travaillé n’a pou moi aucun sens. Comme ce n’est pas la quantité que je vise, et que je suis même assez critique sur ça, ainsi qu’une certaine forme d’uniformisation de certaines choses, je préfère assumer ma vision des choses et y mettre le temps et le plaisir.

Je mets deux images de mon générateur de 4096 RF/ticks, de Mech & Magic, qui me fait penser à une batterie géante 🙂 Il est conçu avec des générateurs thermoélectriques de Immersive engineering et des conduits à RF de Ender IO. Là c’est en creative et j’ai déjà construis la premier étage et une petite partie du deuxième en survival. Les générateurs thermoélectriques convertissent la différence de température entre la glace compacte et la lave en énergie. Pour augmenter les performances de ce générateur, je chercherai un filon d’uranium pour un futur excavator et transformerai cette ressource en yellorium, puis en blutonium. Je remplacerai ensuite la lave par le blutonium qui produit environ 3 fois plus de chaleur que la lave. Bref, je vous expliquerai plus en détail le principe, avec formule mathématique, dans un article consacré 🙂

Je n’arrive toujours pas me coucher de bonne heure. Hier soir, je me suis endormis à 6h du matin environs. C’est cyclique chez-moi. Des fois je suis plus tôt du jour, et d’autres fois de la nuit. J’ai qu’en-même une préférence pour la nuit, si calme et si inspirante. De toute façon, j’ai ma veg1 qui contient de la vitamine D pour m’éviter des soucis à cause de ma très forte sous exposition solaire. Bon par contre, faudra qu’à l’avenir, dans mon futur chez-moi (Quand ? Mystère), je mette en place un générateur d’énergie pour la lumière, et bien sûr avec une bonne isolation pour ne pas bouffer la planète à cause de ma vie nocturne. C’est assez drôle parce que j’ai toujours eu une sorte de fascination pour tout ce qui à trait aux ténèbres, aux vampires, aux démons, etc… Et même si pendant un long moment, la nuit était le moment où mes troubles de l’humeur passaient à déprime, angoisse et agressivité, j’ai l’impression que plus j’assume ce besoin de vie nocturne, et plus je me sens mieux comme-ça. Je pense que mes troubles d’humeur sont liés à autre chose que la nuit. Les obligations d’un monde qui n’accepte pas votre différence et l’aliénation des humains. Oui je sais #notallhuman.

Pas de Twitter, toujours montage du Inktober et un exutoire sur Mech and Magic

La semaine du 27 novembre au 2 décembre 2017 était entièrement consacrée à ma vidéo du inktober. Je viens malheureusement de me rendre j’avais trop monté le niveau du micro de mon enregistreur numérique et que donc j’ai une très très grande partie de mon speech en saturation. Je vais donc encore prendre quelques jours pour finaliser tout ça. Je viens d’essayer après quelques réglages et ça va beaucoup mieux.

J’évite de faire autre chose et je m’économise beaucoup parce que je n’ai pas l’esprit à ça et je fatigue vite et facilement si je me force. J’ai repris mes parties de Minecraft : Mech & Magic. Ça me fait du bien. Pour améliorer ma disposition à avancer sur mon travail, je me suis interdis d’aller sur Twitter durant presque 3 jours. Aujourd’hui étant le troisième jour, autorisé uniquement une fois ce compte-rendu terminé 🙂 Je vais continuer de faire ainsi parce que ça fonctionne très bien, même si ça n’est pas la seule chose qui me freine.

Concernant Mech & Magic, je vous posterai quelques photos de construction et machines. J’ai une usine de traitement des métaux pas terminée, mais qui avance petit à petit et je construis aussi une sorte d’immense batterie pour alimenter entre un et deux excavators selon mes besoins. Quand j’en alimente deux avec, les excavators sont à la moitié de leur performances. Cette immense batterie sera construite au minimum pour produire juste assez pour un seul excavator en vitesse normale. Enfin bref, c’est du jeu, c’est du fun, mais j’aime bien en parler de temps en temps 🙂

Dés que ma vidéo du Inktober sera terminée, je terminerai aussi vite que je peux le dessin de Loubi Tek. Ensuite, j’essaierai de finir TFL 0.7 et enfin dans la foulée, je ferai la vidéo de remerciement à mes tipeux 🙂 Avec ce problème de saturation sur l’enregistreur numérique je vais avoir encore du retard. J’espère pouvoir rattraper ça sans accentuer ma tendance à la fatigue. C’est que je veux me cuisiner quelques bons petits plats pour les fêtes :p

Montage vidéo Inktober, et article avec des doutes

La semaine du 20 au 25 novembre 2017 avait plus tôt bien commencée concernant mon problème de pour me coucher à de bonnes heures et mieux dormir. Malheureusement, comme je le pressentais dans mon article écrit pendant un moment de grande déprime, dés le lendemain, j’ai eu la même incapacité à décrocher de l’ordinateur. Je me sens trop seule et bloquée dans ma vie pour réussir à affronter la nuit avec ces pensées et son obscurité qui me déprime encore plus. J’ai même cru devoir dormir la lumière allumée hier soir :s

Croquis 20171125J’ai tout de même essayé de ne pas rester sans rien faire, et avancer sur mon montage de la vidéo sur le Inktober et un peu de code sur TFL 0.7. Je refais en ce moment le doublage de la vidéo car le premier est trop long et n’était pas préparé. Il me sert d’éléments pour construire un discours plus synthétique et donc une vidéo qui fera, si je me débrouille bien, 40 minutes environs. Comme j’explique mes dessins, qu’il y en a 31 et que je présente ce qu’est le Inktober en introduction + conclusion, on ne peut pas sérieusement attendre une durée moindre 🙂 Un truc un peu long pour le moment pour moi à faire, c’est la recherche graphique de mes personnages. J’ai en effet l’intention d’apparaître dans ma vidéo sous forme de dessin. Du coup, je cherche un bon graphisme inspiré cartoon et ensuite, je devrais dessiner des images à utiliser un peu comme un dessin-animée, mais saccadé. Enfin vous verrez ça quand ce sera fini et en ligne. Je vous mets un croquis de recherches graphique.

J’ai aussi écris, cette semaine, un article de réaction à un passage récent de Aymeric Caron à ONPC. J’y ai parlé d’histoires sur Internet et mon article ne lui donne pas une bonne image. Je ne sais pas trop si je devrais modifier un peu ou pas. Ce que j’ai raconté à propos des histoires sur Internet est vrai, mais comme pour le passage devant Yann Moix et Christine Angot dans ONPC, je trouve que je ne critique pas assez les personnes qui ont entraînaient les réaction de Aymeric. Mon article semble un peu à charge contre lui, et ce n’est pas ce que je souhaite faire. Du coup, je me demande si je devrais ajouter quelques choses, en réécrire différemment d’autres. Je ne sais pas. De plus, je ne parle pas du livre « Utopia XXI », parce que je ne l’ai pas lu. Mais c’est dommage, parce que l’utopie, et en tout cas la politique dans un vrai but de permettre un monde meilleur m’intéresse. En fait, c’est la seule politique qui m’intéresse. Mon article est donc inutile pour le débat public et n’est qu’une réaction personnelle à des éléments que j’ai constaté.

J’ai souvent du mal à parler du fond dans ce genre de ça. J’ai besoin de précisions, de rigueur pour ne pas dire de bêtises. Pour ça il faut lire beaucoup, aller sur le terrain, parler avec beaucoup de monde, savoir mettre de côté ses propres préjugés et peurs. Et puis il faut surtout être très méthodique, et de l’énergie et du temps pour tout ça. J’ai du mal à lire vu que j’ai des problèmes de concentration. Mes activités les plus motivantes ne se trouve ni dans la lecture, ni l’investigation, ni l’écriture. Du coup, je me demande si c’est pertinent d’écrire mes réactions de la sorte en public, surtout si ça n’apporte rien aux débats de fond. Ce que j’ai écris sur Aymeric Caron sert plus à demander une introspection de ce dernier (même si il ne le lira sûrement jamais et d’ailleurs je n’ai pas chercher à lui transmettre) pour mieux profiter de ces compétences pour faire passer des idées et même des solutions au monde dans lequel nous vivons. Dans la cause animale, et dans l’utopie, il est un atout non-négligeable et je n’aimerais pas que des tendances sexistes, ou autres comportements gênants déteigne sur tout ça. Bref, voilà pourquoi j’ai tout de même écrit cet article.

Sophisme chez Aymeric Caron

Le 18 novembre 2017 dans l’émission « On n’est pas couché » sur France 2, un vif échange entre Aymeric Caron, Yann Moix et Christine Angot éclate à propos de très courts passages du livre Utopia XXI écrit par A. Caron. Dans cet article, je ne critique pas les livres de ce dernier, car je n’ai lu que « No Steak » que j’ai apprécié. Je me concentre ici sur des passages sur Internet et l’émission ONPC, en particulier celui du 18 novembre, car j’ai relevé du sophisme de sa part. Volontaire ou inconscient, je ne suis pas là pour le juger et faire sa psychanalyse.

La première partie du conflit concerne des précisions importantes sur la création de l’État d’Israël. Je ne suis pas compétente pour analyser ce passage, mais pour comprendre le contexte, je vous le partage. Déjà dans ce passage, on peut constater que Aymeric Caron ne tient pas les réflexions de Yann Moix en haute estime. Je ne saurais dire dans quelle mesure les deux hommes sont en désaccord, mais pour rappelle, ce n’est pas leur premier échange houleux dans l’émission. La première fois concernait le livre « Antispéciste » avec lequel Yann Moix se trouvait en désaccord, selon lui, à cause d’un postulat faux. Ce dernier niait littéralement l’appartenance des humains au règne animal, et fondait son argumentation sur du spécisme et sur l’idée que la littérature serait tout aussi pertinente pour expliquer le monde objectivement que la biologie ou d’autres sciences. S’il est vrai qu’on ne peut pas traiter la question de notre rapport aux autres espèces animales sans prendre en compte la culture, ce que faisait Yann Moix relevait plus tôt d’une déformation professionnelle. Ce dernier est écrivain avant tout, et ne semble pas particulièrement cultivé en matière de sciences. Depuis longtemps, il me donne l’impression de ramener trop souvent tout à son domaine, comme un besoin de mettre son métier sur un piédestal. Il n’y a pas que sur ce sujet qu’il semble avoir un intérêt qui déborde un peu trop sur le reste. Par exemple, les références trop nombreuses aux juifs ou à la Shoah. Cela donne un manque de remise en question frappant dans ses interventions et des discours qui finissent parfois par devenir totalement ridicules. Comme ces explications grotesques concernant la différence entre les humains et les autres animaux qui justifierait le spécisme et tout ce qui va avec.

Pour Aymeric Caron, il est assez clair que ce sujet est très sensible. Se retrouver face à quelqu’un aussi sûr de lui sur des positions aussi immondes et allant contre toutes démonstrations scientifiques, j’aurai personnellement eu du mal à ne pas devenir particulièrement agressive envers Y. Moix. D’autant que je suis une amazone… un peu qu’en-même :p Je comprends parfaitement cette colère de A. Caron. Mais, il y a des soucis dans son comportement sur Internet et dans l’émission du 18 novembre, qui me font m’en méfier de plus en plus. Il ne m’inspire plus confiance. Et ces quelques éléments qui vont suivre expliqueront assez bien j’espère ce qui m’inquiète chez lui.

J’appréciais beaucoup A. Caron pour son engagement envers les animaux, sa prise de position public à ce sujet, mais aussi ces autres valeurs progressistes. Suite à l’affaire Caroline Fourest et son procès, qui aurait menti devant l’intéressé, à l’époque chroniqueur dans « On n’est pas couché », ce dernier a reçu des attaques sur Internet de la part de partisans et partisanes de C. Fourest. Je suis allé voir le compte Facebook d’A. Caron et ai pu constater les insultes à son encontre, mais aussi son agressivité. Le contexte expliquait cette agressivité. Le ras le bol, le harcèlement subit, l’impossibilité de faire sereinement son travail de journaliste, tout cela permettait de comprendre sa réaction. Mais, j’étais mal à l’aise, car d’autres essayent de communiquer différemment, de ne pas répondre à toutes les attaques, tant dis que lui semblait ne rien vouloir laisser passer, même les trolls. Je n’ai pas plus prêter attention à son attitude en raison du contexte. Jusqu’à la vidéo de Las Vegan Parano.

Las Vegan Parano, un ex-vidéaste sur Youtube, a voulu faire une analyse critique du livre « Antispéciste » de Aymeric Caron, mais selon moi, il s’y est très mal pris. Il me semble, de mémoire, que ce fut la dernière vidéo de la chaîne avant que LVP décide de tout arrêter. Son analyse était un peu facile et semblait malintentionné envers l’auteur. C’est en tout cas l’impression que j’ai eu en la regardant. Aussitôt, Aymeric Caron décide de réagir et se montre très virulent à l’encontre de LVP. L’auteur montra un fort caractère que je ne lui connaissais pas. Mais, ce qui vraiment me faisait m’interroger, c’est pourquoi réagir à la vidéo d’un vidéaste sur Youtube qui n’est pas le plus influant et sachant que rien n’empêche quiconque de se faire sa propre opinion sur son livre ? J’étais très étonnée de voir comment la situation qui aurait du rester une critique isolée et pas du tout médiatisée devenait une affaire d’État pour Aymeric Caron. Une réaction de l’auteur qui mettait LVP sur le devant de la scène et donc lui faisait de la publicité. C’est vraiment étrange. Mais, ça ne s’est pas arrêté là, et c’est à ce moment que mon point de vue sur A. Caron a radicalement changé. Ce dernier décide de se créer rapidement un compte Youtube pour poster sa réaction à la vidéo sous forme de commentaire. Tout ce passe en public alors qu’il aurait pu préférer les messages privés. Peut-être qu’il a essayé, je n’ai pas d’information à ce sujet. Parmi les personnes qui ont commentéxs se trouvait Marie de la chaîne anciennement intitulée « La cosméthèque » et aujourd’hui « Réflexion faite ». Le commentaire était très court et disait « Le malaise à 21 mn 😀 😀 » avec un lien vers le passage de la vidéo qui lui suscitait ce sentiment. Plus tard, Marie expliquera que ce n’était pas envers Aymeric Caron, mais plus tôt la manière donc LVP présente un passage du livre. Mais, sur le moment, l’auteur du livre répond au commentaire de Marie avec un lien vers une de ces vidéos sur les poils et la liberté de se raser ou ne pas se raser des femmes, en réponse aux injonctions sexistes dans la société. Aymeric Caron ajoute au lien que c’est ça qui provoque le malaise chez lui. A cet instant, le sexisme de ce dernier apparaît clairement.

Commentaire problématique Aymeric Caron

Ce n’est pas un événement isolé, car durant la période de libération des paroles des femmes suite à l’affaire Weinstein, sur Twitter, A. Caron refait parler de lui en critiquant le spécisme du hashtag BalanceTonPorc sans parler du sujet principal, le harcèlement sexuel et la libération de la parole des femmes. Le contexte, la précipitation, le premier tweet de sa part sur ce sujet, orienté sur les porcs (même si je suis d’accord sur la critique), repose question sur son rapport au sexisme. Autre chose qui me gène beaucoup chez lui, c’est de quelle façon il a prétendu qu’il n’existait rien dans le programme de la France Insoumise pour les animaux et qu’il a  participer à l’image désastreuse du mouvement. Encore une fois, il se dit très bon journaliste, alors comment est-il passé à côté du programme et des livrets par thèmes ? Beaucoup ont commentéxs en le mentionnant pour lui montrer qu’il disait faux et qu’il y avait des livrets, mais j’ai constaté qu’il employait la même attitude et le même sophisme dans cette émission sur Internet.

Je ne voulais pas faire de cet article, un procès de Aymeric Caron. D’autant qu’à moins de voir mon article passer, il ne pourra peut-être pas répondre. Ce que je fais ici, c’est parler en fonction de mes ressentis. Il peut toujours y avoir malentendu, cependant, il serait bien de pouvoir faire remarquer à A. Caron des imprécisions, des maladresses, etc… de sa part sans se sentir agresséx par ce dernier. Mais, peut-être qu’il ne fait ça qu’avec des personnes qui ont fait preuve plusieurs fois, hors des regards, de malhonnêteté. Je ne sais pas.

J’arrive sur la deuxième partie de la chronique sur son livre « Utopia XXI ». Dans cette deuxième partie, Yann Moix relève un mot qu’il réfute. Le terme « terrorisme industriel » pour parler de la pollution et des actes problématiques des industriels. Il est a noter, il est vrai, que Yann Moix s’arrête trop souvent sur un détail du livre, et laisse entendre que tout le livre tourne autour de ces détails qu’il relève. Dans ce contexte, incluant ce qui s’est passé en première partie que j’ai partagé en haut de mon article, il est compréhensible que l’auteur ne soit pas très disposé à accueillir les paroles du chroniqueur. Mais, la tournure de sa défense pose tout de même questions, et malgré ce qu’on peut reprocher à Y. Moix, il y a de quoi lui donner raison sur ce qu’il fait remarquer. La définition de « terrorisme » est d’après Wikipédia « L’usage de la violence politique envers des innocents à des fins politiques, religieuses ou idéologiques ». Au premier abord, on peut penser que les industriels et les politiciens complices font preuve de violence envers des innocents et à dessein. Mais, peut on vraiment dire qu’il s’agisse de violence politique et à des fins politiques ou idéologiques ? Les fins sont principalement financières. Dans nos pays où on se réclame de la démocratie (on en pense ce qu’on veut), si les raisons étaient tout autre comme le pouvoir, il serait sûrement bien plus sûr de faire plaisir au peuple directement, sans faire miroiter d’idéologie du travail, de la réussite, etc… Mais, qui est susceptible de générer beaucoup d’argent et de payer cher pour produire une action allant contre l’intérêt général ? Les industriels et les banques. C’est donc avant tout l’argent qui intéresse les commanditaires et les complices, pas l’idéologie libéral ou capitaliste. De plus, Y. Moix fait remarquer que la population ne se sent pas terrorisé par ce système. A la limite, si on y ajoute le recourt à la police pour autre chose que garantir la paix aux citoyenxs, là oui on peut parler de terrorisme. D’ailleurs, on appelle cela le terrorisme d’État. Mais, sinon, ça n’a rien à voir avec ce que signifie le mot « terrorisme ».

Alors que le sujet abordé par Y. Moix est le problème de l’utilisation du mot « terrorisme » pour parler de la pollution, etc… Aymeric Caron commence un premier sophisme en considérant que la définition est une question de point de vue. Puis, il reprend la définition, de façon partiel comme je l’ai expliqué, pour dire finalement qu’on peut procéder ainsi pour faire dire ce qu’on veut défendre. C’est en tout cas comme cela que je comprends ce qu’il dit en réponse à Y. Moix. Là, ça commence fort dans la démagogie. Mais, il continue cette fois en réagissant sur le fond des idées qu’il défend, quand Y. Moix est toujours sur ce mot et sur pourquoi l’auteur ne peut pas faire honnêtement ce qu’il fait. Certes, j’aimerais aussi que les chroniqueurs de l’émission parlent surtout du fond et non de la forme. Mais, quoi qu’il en soit, tout le long de cet échange houleux, A. Caron réagit à ce qui n’est pas relevé par Y. Moix, comme-ci il ne comprenait pas le problème. C’est le deuxième sophisme. Il détourne le problème et laisse une impression que c’est Y. Moix qui défend l’indéfendable, c’est à dire la pollution et le reste. Si j’étais encore dans une sorte d’admiration pour l’auteur et le militant, je n’aurais peut-être pas remarqué ce sophisme et j’aurais pris parti en sa faveur, aveuglée par les apparences. Mais, Yann Moix avait bien raison, tout au moins de d’exprimer son désaccord, et la réaction de Aymeric Caron est critiquable. Et le sophisme ne s’arrête pas là. Comme une sorte de scène de théâtre, le ton de l’échange montant, l’auteur d' »Utopia XXI » tente de ridiculiser son interlocuteur. Il prétend connaître par cœur ce dernier, lui conférant une sorte de prévisibilité. Il n’y a plus de débat, le sophisme va continuer comme-ça jusqu’à la fin.

Arrive la comptabilité des morts, puis par la suite une énumération rapide de quelques sujets qui l’inquiètent mais inquiète aussi beaucoup de monde dans l’actualité politique actuelle. Si il faut en être conscientx et souhaiter un changement de mode de vie, cela ne valide pas l’utilisation du mot « terrorisme ». Alors bien entendu, on peut comprendre que A. Caron tente de recentrer le débat sur le fond du livre, et non ce détail sur une expression qu’il choisi d’utiliser. Mais, pourquoi ne pas reconnaître simplement que le mot est peut-être mal choisi, ou en tout cas qu’il y a désaccord sur le terme, pour passer à l’essentiel plus efficacement et sans ajouter de l’huile sur le feu ? Pourquoi cette posture de dominant et cette agressivité systématique ? Ce n’est pas la seule chose qui ne va pas à mes yeux dans cette intervention. Dans son énumération, il parle par exemple du glyphosate. Selon Aymeric Caron, qui pourtant se dit très bon journaliste, le glyphosate serait à l’origine d’épidémies de cancers. J’y ai cru aussi, mais maintenant je doute beaucoup à ce sujet et je m’étonne qu’il ne soit pas dans cette posture, lui qui est journaliste et écrit ce livre.

On peut critiquer l’utilisation du glyphosate ou les raisons de son invention pour toutes sortes de raisons, mais pas présenter la molécule comme fortement cancérogène à l’heure actuelle. Je dis fortement, parce que la façon dont les choses sont présentées depuis quelques temps à ce sujet donne l’impression que la molécule va entraîner ou entraîne déjà un scandale digne des pires scandales sanitaires comme l’amiante. Je ne vais pas débunker le sujet ici, mais vous laisser un lien qui permet d’apprécier le sujet avec beaucoup d’esprit critique : Glyphosate : le nouvel amiante ?

La façon dont cette énumération est présenter ressemble à un procédé basé sur les émotions et les peurs des gens. C’est le troisième ou quatrième sophisme si on sépare la comptabilité des morts en réponse à une critique qui n’aborde pas ce sujet. Le cinquième est la page de journal et A. Caron qui dit « A ça vous gène… » alors que son interlocuteur est parfaitement d’accord sur le fond et donc n’est pas du tout ce que le premier laisse imaginer à son sujet. A ce stade, on peut constater qu’il a réussi à « avoir raison » puisqu’il est applaudit par le public. La scène est sidérante. Y. Moix est excédé et ne sait plus se défendre face à un interlocuteur qui en remet une couche avec un air moqueur sur le comportement du chroniqueur. Vient le mot « génocide » qui a déjà été utilisé par plusieurs auteurs comme A. Caron, Matthieu Ricard, etc… pour parler de ce qu’on fait aux animaux. Qu’est-ce qu’un génocide ? Question que pose A. Caron à Y. Moix. Ce dernier tente une réponse et commence par une décision politique puis est coupé par le premier qui donnera sa définition tronquée du mot. Et pourtant, voici la définition selon Wikipédia encore : « Un crime qui consiste en l’élimination physique intentionnelle, totale ou partielle, d’un groupe national, ethnique ou religieux, en tant que tel, ce qui veut dire que ses membres sont détruits ou rendus incapables de procréer en raison de leur appartenance au groupe ». On peut contester la limitation à un groupe national, une ethnie ou une religion, pour l’étendre aux autres animaux dans une réflexion antispéciste. Mais, il faut être précis sur l’utilisation de ce mot dans ce cadre. Il me semble qu’on peut envisager de l’utiliser pour parler de la destruction intentionnelle d’espèces sauvages (extinction de masse), mais seulement si il y a une intention claire, un projet. Je précise pour les animaux sauvages, car dans l’élevage, le but n’est pas d’empêcher les espèces de se reproduire, bien au contraire. La destruction non-intentionnelle, même si elle est inacceptable, ne répondrait pas à la définition. Si le but est de servir aux humains et si il y a une certaine objetisation des animaux dans l’élevage, on s’éloigne encore plus de la définition du mot « génocide ». Si dans ses livres, A. Caron parle d’une réflexion sur l’utilisation du mot et le changement de définition, alors c’est tout à fait intéressant, et c’est Y. Moix qui pourrait éventuellement avoir tort car cela voudrait dire qu’il refuse que les définitions changent au fil du temps et de la maturité de l’humanité. Par contre, si il s’agit de partir du principe que la définition du génocide est celle de A. Caron, alors c’est lui qui a tort. Dans ce dernier cas, il devient un idéologue qui frise le sophisme.

Bien sûr, je ne conteste pas la volonté de faire évoluer les définitions. Je constate souvent que dans certains cas c’est nécessaire. Mais, ce qui me fait penser que dans cet échange, l’auteur du livre pratique le sophisme et même une certaine agressivité et volonté d’humilier Y. Moix… Je ne cherche pas à défendre ce dernier comme-ci il n’était pas lui-même problématique. L’épisode avec Sandrine Rousseau en pleurs sur un sujet aussi grave que le harcèlement sexuel dans les coulisses de la politique en dit long. Mais, à démonter des procédés qu’on ne devrait plus accepter dans le progressisme (écologie, veganisme, etc…). Bref, ce qui me fait penser à du sophisme c’est la réduction à l’étymologie du mot « génocide ». Faire cela est totalement impertinent car le mot n’a pas été inventé pour parler des espèces. L’étymologie de gène est génos, en grecque, qui signifie effectivement « naissance », « genre » et « espèce ». Le mot fut inventé en 1944 par Raphael Lemkin, professeur de droit américain, pour désigner les crimes perpétrés par le gouvernement des Jeunes-Turcs de l’Empire ottoman envers les arméniens durant la première guerre mondiale, et d’autres crimes de même nature par d’autres groupes comme les nazis par exemple. On ne peut donc pas se contenter de demander à décomposer le mot pour en tirer ce qu’on veut faire dire à ce dernier. Ce qu’on peut par contre faire, et je ne sais pas si Y. Moix est d’accord ou pas avec ça, mais ça me semble pertinent, comme je l’ai précédemment dit, c’est de proposer un débat pour redéfinir ce mot en faisant remarquer qu’effectivement l’étymologie le permet, et que si nous considérons les autres animaux comme des peuples, alors il serait envisageable de les intégrer dans la définition quand les conditions sont réunis.

C’est le problème de cet échange. Deux personnes aux idées radicalement différentes. Le premier est antispéciste et le second spéciste. Le premier est dans une posture se voulant progressiste, et l’autre donne un peu une image de littéraire très attaché à l’avis de l’académie française, à une langue qui n’évolue pas. Vous savez, comme ces personnes qui sont contre l’écriture inclusive. Mais, même si je suis plus tôt comme le premier, je comprends ce que fait remarquer le second. Tout le monde n’a pas fait cette démarche intellectuelle concernant l’évolution des termes. Si le terme est employé trop tôt sans vraiment faire preuve de pédagogie (engueulade, moquerie, condescendance, etc…) alors c’est un dialogue de sourds et un mauvais spectacle d’egos avec ici, un des deux, qui a besoin de se poser en dominant et tient plus du sophisme que d’une argumentation réellement positive pour véhiculer nos valeurs. Ce que je dis pour les mots c’est ce que dit Christine Angot à la fin, au sujet de la raisonnance des mots dans l’esprit de gens. Comme mettre un signe égal entre spécisme et racisme, ou élevage et esclavage. Le signe égal est impertinent et même problématique d’une part parce qu’il existe des différences non-négligeables, et qui n’ont rien à voir avec les argumentations spécistes comme « dire qu’on est un animal est une insulte donc du racisme quand on parle d’une personne de couleur », mais parce que la plus part des gens et notre histoire laisse entendre qu’on est en train de dire que les esclaves, et en particulier les noirxs, sont des animaux avec la vision spéciste et donc pour faire du racisme. Car les gens ne sont pas déconstruitxs et ne sont pas scandaliséxs pour les mêmes raisons que nous antispécistes. Sauf si A. Caron et d’autres ne l’ont pas compris, sinon faire semblant de ne pas comprendre comment sera perçu le propos dans le contexte actuel, c’est faire preuve d’instrumentalisation. Ce n’est pas ce genre de militantisme que je souhaite pour le progressisme en général. Le regard et la réponse de Aymeric Caron à Christine Angot fini d’achever l’explication sur mon ressentis actuel envers lui. Un dernier sophisme ? L’argument de l’homme de paille en tentant de se faire passer pour une sorte de détenteur de la vérité qui dérange avec sa phrase sur les gens qui ont tenté de changer le monde et qui ont toujours été rejetéxs. D’ailleurs, est-ce vrai ? Je laisse les historienxs répondre à cette question.

Petite mise à jour de cet article pour préciser que l’émission ait très critiquable. Il est tout à fait possible qu’il y est une volonté délibérée de discréditer Aymeric Caron par des procédés malhonnêtes. Peut-être sait-il des choses qu’on ne sait pas, mais encore une fois, il y a des manières plus subtiles de désamorcer cela. On peut répondre à Yann Moix qu’on comprends ce qu’il dit et qu’on en prends note. A partir de là, il n’a plus le choix, soit il passe au fond du livre, et donc les idées peuvent être discutées, exposées, soit il continue à focaliser sur ces termes et il serait, normalement, arrêté par Laurent Ruquier qui estimerait qu’il n’y a pas lieu d’en rajouter. A. Caron aurait pu arriver à quelque chose de proche de l’ambiance de l’émission Les Grandes Gueules de RMC. Un passage que je vous partage et dans lequel il me donne envie de découvrir son livre et je retrouve la personne que j’appréciais beaucoup avant. Je me trompe peut-être totalement sur lui, et c’est ce que j’espère, car je le trouve très bon dans ce qu’il fait en tant que journaliste et écrivain et aussi il est un des promoteur de l’antispecisme dans les media. Les animaux en ont besoin, et avec une proposition de société meilleure, nous en avons besoin aussi. De plus, l’erreur est humaine, personne n’est parfait, et donc pourvoir pointer là où ça coince, ça permet de s’améliorer et d’améliorer son militantisme. Et c’est pourquoi j’ai décidé d’en parler ici, et non garder cela pour moi.

Si vous n’êtes pas d’accord avec mon article, exprimez-vous dans les commentaires. Si vous relevez des erreurs de ma part, des imprécisions, ou des éléments complémentaires à mon analyse, n’hésitez pas à réagir 🙂