Moral reboosté et autocensure terminée

Je finirai dans les jours qui viennent, peut-être demain, mes notes sur ma santé mentale en ce moment avec la partie 3. Là j’avais envie de vous parler du positif. D’une part, je contacterai sûrement lundi la clinique psy. J’ai du mal à me sentir légitime à revoir mon psychiatre parce que mon humeur fluctue et que je me sens mieux. Je vais justement lui parler de ça pour bien lui signifier que mon état est difficile à comprendre, alors que pourtant il y a des conséquences négatives dans ma vie. Mais bref, il faut que j’ose cette prise de contact.

Je suis actuellement dans un état moral plus tôt normal. Je ne suis pas en euphorie, mais je ne suis pas non plus déprimée. Je voulais vous parler de quelque chose qui, j’ai l’impression, a eu un impact positif, en me faisant voir les choses avec philosophie et m’a inspiré. Il s’agit de la vidéo de Dany Caligula, enfin une rediffusion d’un live, dans laquelle il explique le pourquoi et le comment de sa vidéo intitulée « Réponse à Internet ». Je n’ai pas encore tout regardé, mais ce que j’ai écouté a fait écho à des réactions d’amixs sur Twitter, comme Cannibanouk par exemple, qui me disait en gros qu’on se fiche de ce que pensent les gens. Ce que je vois chez Dany dans cette vidéo, et chez Canni, ce sont des artistes qui s’assument et s’expriment à leur façon. Et c’est ça qui coinçait en moi. Je l’avais déjà dis, je le savais, mais il manquait quelque chose pour l’intégrer.

J’ai trop eu tendance à vouloir plaire, à force de craindre qu’on ne m’aime pas, ou qu’on n’aime pas ce que je fais. Et j’ai surtout eu aussi l’impression que ce que je faisais n’était que de l’amusement, mais pas quelque chose de potentiellement assez intéressant pour l’intégrer dans mon univers artistique. Je pense à ce que je faisais dans Minecraft par exemple. Je créais des choses, construisait un univers. C’est de la création, de l’art, une proposition de réalité, comme on écrit un roman, ou peint une toile. Ce n’est pas parce que je fais ça dans un jeu, que ça ne peut pas être de l’art. Et il y avait aussi cette volonté de contrôler ce que je faisais, quand et à quelle fréquence. Je me disais qu’il fallait pour vivre un jour de ma créativité, que je sois régulière et cohérente. Sauf que l’inspiration, le processus créatif, et la cohérence ne sont pas nécessairement là sur commande.

En bref, je tentais de fonctionner selon des schémas rationnelles et le jugement des autres. Ces autres qui sont divers et variés pourtant. Des gens peuvent ne pas aimer, et d’autres être touchés par ce que je fais. Ce n’est pas grave si ça ne plaît qu’à peu de gens, voir à une ou deux personnes. Au moins ça parle à d’autres que moi. Au moins j’ai pu transmettre une expérience ou un message. Bien sûr, ce qui m’a poussé dans ce poison pour la créativité, c’est le besoin de gagner de quoi vivre. Pouvoir me payer un logement, ma nourriture quand je ne dépendrai plus de mes parents, etc… Parce que tant que je ne sais pas comment mettre en avant ce que je fais et m’assurer que cela donne envie à quelqu’un de me payer en échange du travail accomplis, peu importe le support et l’outil utilisé, j’ai tendance à me brider.

Alors lorsqu’en écoutant Dany et en repensant à Cannibanouk, j’ai vu ma tête se remplir d’idées et d’envie de créer et surtout communiquer, sans me soucier des attaques, de la haine qui pourrait découler parfois de gens qui n’aiment pas ce que je pense et exprime, j’ai eu une euphorie. Il me faut maintenant m’organiser à nouveau pour réaliser des œuvres que j’ai dans la tête. J’ai même envie justement de faire du debunkage de contenus malhonnêtes sur Internet avec une approche artistique. Montrer les idées qui sont les miennes, et le monde que je rêve. A la fois, le possible, comme l’impossible. Car la créativité ne s’embarrasse pas des lois de la nature. La fantaisie aussi y a sa place. Je veux donc vous offrir mon univers sans retenu. Dessiner, peindre, modéliser en 3D, faire des vidéos, coder des trucs selon l’envie. Et d’ailleurs, je ne sais pas si je ferai des jeux-vidéo. Peut-être, mais pour l’instant je comprends que ce que j’aime le plus c’est le visuel, et non le gameplay. Donc pour l’instant, je continuerai plus tôt les prototypes et tenterai peut-être des demos. 0n verra bien, mais je veux m’exprimer sans me censurer. Ma seule limite est le respect 🙂

Ma santé mentale en ce moment – Partie 2

Je commence à me sentir mieux, et j’ai donc de moins en moins besoin d’en parler. Je crois que commencer à m’exprimer sur ce que j’ai ressentis ces derniers mois me fait du bien. Ce n’est pas la seule raison de l’amélioration de mon humeur. J’aimerais en parler, mais là, je vais plus tôt continuer à m’exprimer sur le sujet initial. Je verrai si j’enchaînerai sur une note concernant cette remonté de moral. Attention, par contre, c’est peut-être temporaire.

Suite à ce qui s’était donc passé dans la première partie, j’ai ressenti un mal être qui concernait la visibilité de mes créations, et aussi un manque affectif et amical. Je ne me souviens plus très bien ce que j’avais dit sur Twitter, mais c’est sur ce réseau social que je l’ai exprimé. Ah ça me revient. Je l’avais notamment exprimé sur ce blog sous la forme d’un compte-rendu peut-être. Pour améliorer ma vie et mon état de santé, j’avais grandement besoin de partir de chez mes parents, me permettant ainsi d’entamer ma transition de genre, et aussi peut-être de faire évoluer ma vie amicale et sentimentale si cela était possible. Pour ce faire et surtout aussi pour que cela dure, il me fallait et il faut toujours, si l’on veut un certain confort de vie, de l’argent. Pas des milliers d’euros, mais juste de quoi vivre décemment sans se soucier de la fin du mois. L’ennui est que cela fait des années que je n’arrive pas à créer la moindre source de revenu. Sur mon Tipeee, plus personne ne faisait de dons, et en fait, côté production, j’étais à plat. Je me suis donc exprimée, déprimée, et ai même parlé de mon intérêt pour les cryptomonnaies. Je sentais que j’allais vraiment trop mal, et j’ai reçu quelques messages de soutien. Parmi eux, une personne m’a proposé de rejoindre son Discord. Un lieu bienveillant où me ressourcer et me changer les idées. J’y suis allée et petit à petit, mon moral est remonté, même si cela n’efface pas la dépression et l’anxiété.

Assez vite, j’ai pu passer sur en vocal, et les habitué.e.s et moi passions de très bons moments. Je m’y suis tout de suite sentis bien. Je ne donne aucun détail sur le lieu, ni sur les activités, mais j’y passais de très bons moments. Puis, en avril, je crois, une proposition de colocation m’arrive et très vite, j’ai pu envisager de partir pour 5 mois, loin de chez mes parents. Ce n’était pas l’idéal, mais j’espérais qu’après cette période, j’obtienne d’autres opportunités et que, forte d’un meilleur moral et d’un sentiment que les choses se débloquaient, je puisse améliorer mon travail d’artiste et mes finances. Je ne connaissais pas ma future colocataire et ne savais que quelques trucs pour me rassurer. Je me suis donc préparée comme il se doit, et je suis parti à Dijon par le bus. Avant cela, j’avais pris une chambre d’hôtel pour quitter la maison plus tôt en raison de soucis avec les transports, et j’ai pu passer un après-midi avec ma meilleure amie qui m’avait invité au cinéma pour fêter ça. Ensuite, dés mon arrivée à Dijon, alors qu’il n’avait pas été question de conditions particulières pour que la colocation se passe bien, sachant que je suis très fatiguée par le voyage et qu’il est tard, ma colocataire me parle de recherche d’un travail. Et en fait, c’est un sujet qui me met l’angoisse, sachez-le, d’autant que je suis reconnue travailleuse handicapée ne pouvant pas faire n’importe quel job. Ça commence donc déjà mal. Le plus dérangeant pour moi, même si ça partait d’un bon sentiment, c’est qu’elle me présentait les choses comme un service qu’elle allait me rendre. J’ai eu un mauvais pressentiment sur mon degré de disposition de ma vie à ce moment là. Et j’ai eu très vite l’occasion d’en avoir la confirmation. Au bout de quelques jours, elle m’a faite m’asseoir sur le canapé, elle sur sa chaise de jeu (plus haut donc, ce qui lui donnait l’ascendant sur moi), et m’a déballé un discours moralisateur avec condition pour rester dans l’appartement. J’étais sidérée, je cachais à la fois mon angoisse et ma colère. Elle m’annonça que pour le prochain mois, elle ajoutera une nouvelle clause indiquant que j’ai l’obligation d’entamer une démarche de recherche d’emploi et apporter les preuves de mes démarches. Donc, pour rappel, il s’agissait d’une colocation de 5 mois, pas plus, je pouvais assumer le loyer et les charges sans soucis, et j’avais précisé mon handicap. Mais, ce n’est pas tout. Elle me faisait régulièrement des remarques concernant le sport. Selon elle, lorsque je prendrais des hormones pour ma transition, je prendrai du poids et donc j’allais grossir. Et ça, ce n’était pas envisageable pour madame. Sauf que c’est mon corps en fait… et aussi que tu es une personne grossophobe, en plus de ton classisme et validisme. Enfin, la cerise sur le gâteau fut que je devais entamer ma transition, alors que je ne savais pas où j’irai après 5 mois. Pour elle, je resterai à Dijon, alors que je répétais que non, je ne voulais pas rester. Pour couronner le tout, selon elle, je pouvais me faire prescrire des bloqueurs de testostérone pour au moins 4 mois, … sans prendre d’hormones de substitution. Et oui, si vous êtes informé, vous avez compris que c’est dangereux. Et d’autant plus pour une personne dépressive. Et je passerais les petites phrases limite conciliante vis à vis de la SOFECT…

Pendant cette période, j’ai eu besoin de l’écoute et l’ambiance du Discord. Mais, j’ai aussi pu gérer mon budget, faire mes courses, me préparer régulièrement à manger, etc… J’avais, après tout ça, besoin de repos, et cela semblait gêner ma colocataire. Ça ne me fait pas plaisir non plus hein. Je serais bien mieux à créer, peindre, dessiner, coder, faire des vidéos pour ma chaîne, vous écrire des trucs, militer, visiter des lieux culturels, aller me baigner dans un lac, etc… Je ne suis pas une grande fan de la position couchée dans un matelas Ikea à même le sol. Mais bref… J’ai donc décidé de quitter le logement et de rentrer chez mes parents, alors que j’avais eu un besoin vital pour ma santé mentale de partir de là-bas et faire ma vie. Je suis parti avec un maximum d’affaires et me suis reposée chez mes parents quelques jours avant de retourner chercher ce qui restait à l’appartement. Les voyages étaient éprouvant pour moi, surtout chargée comme une mule. J’ai du supporter psychologiquement des surcoûts de train en raison de correspondances trop courtes dans le temps par rapport à la distance entre les gares à Paris, les réflexions de conducteur de bus parce que j’avais plus de bagages qu’autorisé et la chaleur. Tout cela en sachant que l’amélioration de ma vie partait en fumée. La prédiction était juste. Un logement proposé mais avec des problèmes.

Ne faisant plus de divination avec les symboles runiques, je n’ai pas eu d’idée de la suite. J’avais besoin de me reposer et je n’étais plus trop motivée par la sorcellerie. Surtout aussi parce que je garde un esprit très sceptique. Une contradiction qui ne m’aide pas beaucoup à me rapprocher d’une spiritualité que je regarde pourtant de loin avec envie. Il y aura une troisième partie et ce sera la dernière. Elle concernera ces dernières semaines principalement. J’espère avoir pu préserver l’identité des personnes et les lieux avec de trop vagues informations pour savoir de quoi il s’agit précisément.

Ma santé mentale en ce moment – Partie 1

Comme je le disais sur Twitter, il n’y aura pas de compte-rendu cette semaine, et il n’y en a pas eu la semaine dernière. J’ai fais des trucs, un peu, mais j’en parlerai plus tard. Aujourd’hui, j’ai besoin d’utiliser mon blog pour parler de ce qui ne va pas pour moi depuis quelques mois. Je vais oublier des choses et j’aurai du mal à exprimer de façon exhaustive mon mal être. De plus, je ne préfère pas donner de détails sur les gens, les lieux et situations où il s’est passé des choses qui m’ont énormément affectées. Je sais que des personnes qui me liront sauront de quoi il s’agira lorsque j’en parlerai. Mais, je ne souhaite pas revenir encore et encore sur des histoires qui ont fait de gros dégâts sur des amitiés et sur le moral de beaucoup de personnes. Je vais aussi  me confier à vous, parce que j’ai besoin de parler de ça. Il est à noter qu’il y a des réactions de ma part qui ne se résument pas à la dépression, mais peuvent être vécu par tout le monde, à cause de circonstances stressantes et fatigantes. C’est pourquoi, je ne vais pas parler que de dépression, même si ça joue un rôle, mais surtout parler de ce qui m’est arrivé et mon incapacité à gérer ça. Une dernière précision. Ceci est mon blog, j’y parle de ce que je veux, et si quelqu’un estime que je me plains trop, j’entends la critique, mais il faut bien un espace pour déballer mes sentiments et je peux au moins me le permettre ici.

Après cette longue introduction, commençons. Je ne saurais pas dire où commencer. Je vais donc dire depuis quelques semaines, j’ai eu de plus en plus besoin de me confier sur mon mal être qui augmentait avec des hauts et des bas. je vais commencer vraiment à il y a plusieurs mois. Je me suis retrouvée dans une situation qui m’a mise très mal à l’aise, en allant chez une amie que je connaissais il y a longtemps et est réapparue dans ma vie. J’avais l’impression qu’on se rapprochait, elle me disait des choses assez claires sur le fait qu’elle était heureuse de m’avoir retrouvé. On a discuté et rigolé par messagerie instantanée, on militait sur Twitter et se soutenait en message privé, et on a fait quelques vocaux sur Skype. J’ai pu donc entendre sa voix pour la première fois, et assez rapidement, j’ai sentis que je me sentais bien en sa présence. J’ai remarqué que je voulais de plus en plus lui parler en vocal, ce qui n’était pas toujours possible. Et puis… j’ai ressentis des papillons :$ Oui j’ai crushé et pas qu’un peu sur elle. Je n’étais déjà pas indifférente par le passé, mais on n’échangeait pas à ce point à l’époque. Pour éviter de faire des erreurs que j’ai pu faire à quelques moments, je ne vais pas donner de détails concernant cette personne, notamment sur les raisons qui rendaient impossible la réciprocité des sentiments. Il y a des choses qui ne se font pas, et j’ai le sentiment que dernièrement j’ai pas mal merdé sur ce point. Donc, maintenant je serais plus discrète sur certaines informations qui ne me concerne pas et qu’on ne m’a pas autorisé à dévoiler. Du coup, comme vous l’avez compris, mon crush était unilatéral. Je l’ai su chez elle, en vacances. A ce moment là, j’ai fais une erreur. Je me suis persuadée et ai voulu persuader tout le monde que je pouvais passer à autre chose rapidement, laissant entendre que ce n’était pas des sentiments si forts que ça. Je n’ai pas fait ça par orgueil, mais par peur de mettre mal à l’aise. En bref, je me suis sacrifiée pour le bien des autres. Ouai, en vrai, ça pu du cul.

Ce qui m’a mise mal à l’aise, comme je le disais au début, c’est que d’une part je crushais sérieusement pour mon amie, mais qu’en plus, nous étions en vacances chez elle … avec son amant. Je n’en dirais pas plus là aussi. Ce qu’il faut seulement savoir, c’est que forcément, j’ai vu des comportements assez évidents entre deux amants, comme des câlins, des bisous, etc… Et j’ai du assister à ça pendant deux semaines, sans possibilité de partir plus tôt, pour ne pas payer plus cher mon train vers chez-moi. Car j’étais très loin de chez mes parents. Je vais m’arrêter là pour cette histoire. Je faisais presque tout les soirs une balade avec mon amie et à un moment, je lui ai dis que je l’aimais beaucoup. En vrai, ça faisait quelques jours déjà qu’elle savait pour mes vrais sentiments et qu’elle m’avait fait comprendre que ce n’était pas possible entre nous. Cette fois là, elle m’a prise dans ses bras, avec un grand sourire, et m’a dit qu’elle aussi m’aimait bien. Nous étions amies, et c’était bien. Le truc est que j’étais gênée par une ambiguïté en moi. Je ne comprenais pas cette ambiguïté, et pensais que c’était parce que je tentais de refréner mes sentiments réels pour laisser place à une belle amitié. Je n’ai pas compris donc à ce moment là. C’est plus tard que j’ai remarqué des indices et surtout en ai appris plus sur les différentes formes d’amour. Je savais qu’il y avait l’attirance sexuelle et l’attirance romantique qui étaient distincts. Il existe d’autres attirances, mais je ne maîtrise pas le sujet. J’ai compris que j’aimais vraiment mon amie. En gros, je serais tombée amoureuse si la réciprocité avait été possible. Mais, je n’avais pas d’attirance sexuelle pour elle. Et même si ce n’est pas la première fois que ça m’arrive, je suis toujours autant déconcertée par ce sentiment. J’ai vécu ça plusieurs fois au collège, au lycée, et à la fois pour des filles que pour des garçons. Et ça aussi, il y a longtemps, ça me déconcertait, parce que je n’étais pas instruite sur l’univers LGBTQI+.

Bref, je reviendrai là-dessus. Mais autant dire que psychologiquement, j’étais en pleine remise en question, moi qui me savait femme transgenre et avait compris qu’il y avait quelque chose de pan-quelque chose chez moi. Pour revenir à mon amie, je n’étais pas bien, et j’ai fais des crises d’angoisse dans la salle de bain. Oui parce que je me cachais quand ça arrivait. Une fois revenu chez mes parents, il faut savoir que je retournais dans mon identité d’homme. Malheureusement, je vis en zone transphobe, rétrograde, etc… Chez mon amie, je pouvais être en robe, maquillée, être appelée Audrey, etc… De plus, je pouvais échanger des câlins avec mon amie, et des regards complices. Donc, affection, tendresse et queerness. Le retour fut donc douloureux moralement et j’ai eu un épisode dépressif léger. J’ai eu grandement besoin d’attention, ce qui m’arrive dans ces périodes. J’en reparlerai aussi, parce que ça me rend potentiellement chiante pour les autres. Quand je suis dans cet état, j’ai parfois l’impression que les gens vont m’abandonner, ou ont quelque chose contre moi. J’ai envoyé un message culpabilisant à mon amie, puis me suis excusée, elle a compris le contexte dans lequel j’étais, mais bon, j’ai qu’en-même eu une discussion teintée de moralisation mal placée avec son amant. Je rappelle que même si la dépression n’excuse pas tout, elle explique pas mal de choses, et aussi que lorsqu’on entre dans un certain état mental et qu’on déraille, non, on ne peut pas facilement s’empêcher de faire la connerie qu’on va faire. Et c’est pour ça que la dépression peut faire le vide dans votre entourage. Vous vous sabotez et les gens ne supportent plus vos sorties de route. Bref, j’ai mal supporté cette leçon de morale inappropriée vis à vis de ma maladie, mais j’ai essayé de ne pas me fâcher avec le monsieur. Malheureusement, peu de temps plus tard, mon amie, atteinte aussi de dépression, a commencé à se faire rare, et est parti sans un mot. Pendant des mois, je lui envoyais quelques messages (son anniversaire, ma colocation pour 5 mois, etc…), mais silence radio. J’ai eu très mal, parce que je l’aimais.

Ma dépression a commencé à augmenter en intensité, et j’étais assez mal pour m’en plaindre ici et sur Twitter. D’autant plus que ce n’était pas tout. J’avais laissé sur Twitter une annonce pour trouver une colocation. Assez rapidement, des transphobes l’ont vu passer et se sont acharnés sur moi. J’ai donc subit un harcèlement de masse durant quelques jours du mois de mars. Beaucoup de gens sont intervenus et se sont abonnés à mon profil. J’ai reçu beaucoup de soutiens et des gens ont découvert, outrés, la transphobie. J’ai prétendu que cela ne m’affectait pas, mais si j’arrivais à gérer, le mélange entre ça et la perte de mon amie (dont je ne sais toujours pas ce qu’elle est devenue aujourd’hui) m’ont fortement affaiblit. Je me sentais très mal. C’est à ce moment là que je me suis réintéressée un peu à la Wicca. Là je vais dire des choses irrationnelles et je le sais très bien, mais j’assume. J’ai eu besoin de trouver du réconfort dans la magie blanche. Quand on est dans un très mauvais état moral, et qu’on se sent bloquée, on peut, ça dépend des gens, se tourner vers les croyances. Les divinités en particulier. Je savais que je n’avais pas le droit de modifier la situation directement par la magie. Mais, par contre, je pouvais me souhaiter du bien et essayer de faire le bien pour les autres. Et j’ai donc essayé en faisant des incantations pour rendre la vie de mon amie plus belle. Une bénédiction quoi. Même si je n’ai pas de nouvelles, j’espère que du bien lui est arrivé. Ensuite, j’ai tenté de savoir ce qui s’était passé. Je me sentais coupable. Je croyais que j’avais dit ou fais des choses qui l’avait rendu plus mal encore. Étant donné qu’après être rentrée, dans mon mal être, j’avais laissé un message pas top, je craignais que ça ait entamé son moral. Même si après ce message, et mes excuses, elle avait semblé avoir laissé ça derrière elle et qu’on se parlait encore bien, même si c’était moins souvent parce qu’elle était très prise à ce moment là, je n’étais pas sûre sur ce coup. J’ai donc eu besoin de savoir ce qu’il en était et j’ai tenté d’utiliser des symboles runiques. On sent à quel point j’étais préoccupée, pour en arriver là. Bref, je ne rentrerai pas dans les détails à ce sujet car je ne suis vraiment pas sûre qu’il faille y prêter intérêt, et ce n’est pas ce dont je veux parler ici. Cependant, quelques prédictions vont faire la transition vers les prochaines parties de cette confidence que je vous fais. Une prédiction m’a parlé de quelqu’un que je dirais assigné homme, qui m’aidera à rencontrer d’autres personnes. La prédiction disait que je connaissais cette personne, mais je n’ai pas pensé à ellui à ce moment là. Enfin, une autre prédiction m’a indiqué que quelqu’un me proposerait une colocation mais aussi qu’il y aurait des soucis qui vont affecter plus encore ma santé mentale. Tout cela sera dans la deuxième partie, puisque tout c’est enchaîné en un temps très court.

PS: Oui bon finalement, j’ai parlé de ces prédictions, alors que je disais que ça n’avait peut-être pas d’intérêt. Mais bon, ça faisait la transition et puis, ça m’a marqué hein. Et puis, j’ai gardé pour moi d’autres prédictions.