Tous les articles par Timidouveg

Je me présente sur Internet sous les noms Timidouveg et Timyus Vegetari, mais officiellement, je m'appelle Anthony, mais mon nom d'usage est Audrey. Depuis le vendredi 2 septembre 2016, je préfère qu'on me genre au féminin :) Mes activités se regroupent tous dans la qualité d'artiste, principalement numérique. Je suis à la fois développeuse de jeux-vidéo et vidéaste sur la plateforme Youtube. Je suis porteuse d'un handicap invisible qui perturbe mes projets, mais je fais avec et c'est pourquoi vous pouvez qu'en-même découvrir ce blog, mes jeux et ma chaîne Youtube :) J'ai un rythme plus lent que ce qu'on pourrait attendre dans ce monde prit de frénésie. C'est totalement assumé, même si il m'a fallu du temps pour ça :D Je suis aussi vegan, ce qui inclus, à mon avis, toutes les causes contre toutes les oppressions et pas uniquement les autres espèces animales. Je crois avoir dit l'essentiel. Bonne découverte :)

Créativité, effet spécial et de nouvelles pages

Cette semaine du 10 au 15 octobre 2016 a repris un meilleur rythme que précédemment. Je me suis sentis plus productive, à l’exception de mercredi, mais cette pause a stimulé ma créativité 🙂 Le dimanche précédent la semaine, je me suis rendu dans un centre LGBT de Lille pour y trouver du soutiens concernant ma transidentité. J’ai eu un peu de mal à socialiser du fait d’une légère timidité, mais cet après-midi là-bas m’a fait du bien.

C’est dans un état d’esprit plus serein que j’ai commencé la semaine en faisant la première partie du doublage du prochain vlog. Puis, j’ai eu envie de me remettre au dessin, car ça faisait un long moment que je n’avais plus rien fait de ce côté là. D’ailleurs, dés que j’aurais terminé le dessin que j’ai commencé, je le posterais ici en version crayon de bois. Je le travaillerais surement sur Gimp 2 et vous montrerais ensuite une version numérique colorisée. Je verrais quand je ferais ça pour ne pas retarder le reste 🙂

J’ai aussi continué le développement de Demiurge en intégrant le système de bounding box. J’ai pu faire quelque chose qui fonctionne bien sans partir sur un système trop complexe. Je suis assez contente des algorithmes un peu plus sobres que j’arrive à faire sur ce projet, comparé à ce que je faisais au début entre 2011 et 2015. J’arrive plus vite aux buts que je me fixe et m’évite les usines à gaz 🙂

Après un mercredi de lâcher prise total, mon esprit s’est mis à produire des scènes dans tout les sens pour le vlog ou d’autres contenus vidéos pour ma chaîne. J’ai donc eu besoin de revoir le script du vlog 2 pour y intégrer un petit scénario et quelques petites surprises. J’ai travaillé tout le jeudi sur un effet spécial pour une séquence, mais je ne vous en dirais pas plus :p En tout cas, j’ai encore deux choses à ajouter à l’effet spécial et aussi du matériel à acheter pour finaliser ce vlog. Donc, il ne sortira pas tout de suite, mais ne devrait pas trop se faire attendre 🙂

En fin de semaine, j’ai avancé un petit peu Demiurge, l’effet spécial et écrit le premier article de la série sur « la cause animale et la communication électoraliste ». J’ai aussi démarré le rapatriement de Demiurge sur The E-donist Monk. Le menu a changé, comme vous pouvez le constater en haut à droite du blog. Au moment où j’écris ce compte-rendu, je n’ai pas encore mis la démo du jeu en téléchargement ici, mais seulement une page de résumé et une page de présentation du jeu. Demain, peut-être, ou dans la semaine prochaine, je terminerais ça et ferais les pages pour The Fantastic Labyrinth 🙂

Cause animale et communication électoraliste #1 – Jean-Luc Mélenchon et les poissons

J’ai récemment écris un article sur ce blog à propos d’une intervention télévisée de Jean-Luc Mélenchon à l’occasion de la campagne électorale pour 2017. Ce qui avait attiré mon attention était entre autres la question de la constituante et du changement de système politique, du nucléaire, mais aussi la sortie des protéines animales. Et bien, j’ai envie de parler de la cause animale et de la communication électoraliste qui surfe sur ce thème.

Pendant longtemps, la cause animale n’était pas ce qui préoccupait beaucoup les politicien.e.s dans leur campagne électorale. D’ailleurs, que ce soit en politique ou dans les média, ce sujet était même soit totalement mis de côté, soit carrément moqué. Les seuls mouvements et partis politiques qui avaient un peu plus d’intérêt pour cette question étaient principalement écologistes, ce qui explique que les vegans sont souvent vu comme des écologistes avant tout autres idées politiques, fussent-ils de gauche ou de droite, voir d’extrême droite. Oui, des vegans d’extrême droite, moi aussi ça me choque, mais ça existe pourtant bel et bien 🙁

Depuis quelques temps, on assiste à l’apparition de propositions politiques de plus en plus en faveur des « animaux » et d’une réduction des protéines animales. Quand on est abolitionniste comme moi, on peut avoir envie de s’en réjouir et même de se remettre à voter, quand on est aussi abstentionniste, comme je le disais dans mon autre article. Mais, justement faut-il réellement se réjouir de cette communication ? Est-ce une communication sincère ou juste une manœuvre électoraliste ? Et surtout, est-ce qu’il s’agit là bel et bien d’éveil à la reconnaissance du specisme et une remise en question profonde de nos conceptions culturelles ou est-ce finalement du pur welfarisme ? Et bien, je vais essayer de faire une toute petite analyse de quelques informations glanées sur Internet, en essayant de faire un peu le tour des candidats qui communiquent là-dessus.

Pour les personnes qui me lisent et qui ne seraient pas coutumier.e.s du terme « welfarisme », en voici une explication. Dans la cause animale, le welfarisme devrait être le fait de tout faire pour le bien-être des animaux. Mais, ce terme est plus tôt utilisé pour désigner le fait d’améliorer le sort des animaux sans pour autant remettre en question ce même sort qu’on leur réserve. Cela passe par un discours amoindrissant la question de la cause animale, réduisant le sujet à ce qui dérange l’opinion public concernant le traitement des animaux et par des actions permettant de toujours exploiter les animaux à la manière de marchandises dont on reconnaitrait tout de même la sensibilité. A l’origine, le terme welfarisme vient des économistes et est une critique de l’État Providence qui, dans le capitalisme, apporterait des avantages très relatives aux travailleurs et travailleuses sans remettre en cause le productivisme et la compétitivité, ni même l’exploitation des classes laborieuses en elle-même. Ainsi, ces avantages donnent l’illusion d’un mieux être aux masses qui donc finissent pas ne plus réclamer mieux alors même qu’ils en auraient tout à fait le droit.

Ceci étant dit, voyons voir ce qu’il en est sur la question animale dans la campagne électorale pour la présidence de la république française. Je vais commencer par Jean-Luc Mélenchon et son mouvement « la France insoumise » puisque je m’étais interrogée dernièrement à son sujet. Dans l’émission « On n’est pas couché », le candidat du Front de Gauche avait terminé sa liste des 10 actions concrètes une fois élu, par la sortie des protéines animales. Contrairement à la plus part des personnalités politiques, on a pu le voir, déjà bien avant la campagne de 2017 dans des émissions d’une toute autre nature que l’émission de Laurent Ruquier, pour tenter de toucher tout les publics. Une stratégie qui est plus tôt intelligente et qui au fond colle bien à l’idée du représentant des citoyens et citoyennes qui peuvent aussi préférer des émissions comme « Touche pas à mon poste ». Ainsi, début septembre, on a pu voir Jean-Luc Mélenchon dans le magazine Gala, parler de sa salade de quinoa. Ce dernier confie faire une sorte de régime végétarien.
Gala.fr : Video Jean-Luc Melenchon – Les secrets de son régime.

L’ennuis est que lorsqu’il présente les ingrédients de sa recette il termine par des crevettes. Pour la sortie des protéines animales, ce n’est pas gagné. De plus, il précise bien qu’il a besoin de faire un régime minceur avant chaque campagne électorale. En effet, lors des présidentielles de 2012, Jean-Luc Mélenchon faisait souvent savoir qu’il suivait un régime pour s’assurer un bon sommeil et favoriser sa mémoire, entre autres. Et bien c’est toujours la même raison qui motive le candidat à suivre ce régime. D’ailleurs, il précise aussi deux choses. Il fait des efforts pour manger moins de protéines carnées. Et pas pour arrêter. Et de plus, c’est, je cite, « une bonne façon de militer contre la souffrance animale et contre un système de surproduction qui se fait au détriment de la viande de qualité ». Nous avons là deux indices indiscutables du welfarisme dans sa communication, c’est à dire militer « contre la souffrance animale », et non contre la mise à mort et la fin de l’exploitation. Et le deuxième indice est la viande de qualité, qui n’est autre qu’un message pour rassurer les éleveurs et bouchers. Pour finir, il faut rappeler que dans son programme, il met l’accent sur l’économie de la mer. Cette économie n’est pas uniquement axée sur les éoliennes offshores ou la culture des algues, mais bel et bien sur la pêche. D’ailleurs là encore, sa communication est très clair à ce sujet.

Je vais finalement faire cet article en plusieurs parties, car je vois que j’aurais beaucoup à dire pour faire le tour des candidats. Dans celui-ci, j’aurais pu y passer un peu plus de temps pour chercher d’autres choses concernant le candidat de la France insoumise. J’en reparlerais parce qu’il n’y a pas que des points négatifs à dire, mais là je voulais surtout répondre à l’enthousiasme un peu rapide de végés qui ne savaient pas tout à ce sujet 🙂

Oppression classiste, chantier du vlog 2 et bounding box

La semaine du 3 au 7 octobre 2016 a commencé par de la recherche d’appartement toujours aussi décevante étant donné ma situation d’horrible RSAiste. J’ai eu une nouvelle fois droit à « On ne prend pas les gens sans-emploi, on ne prend que les salariés, les étudiants avec garant et les retraités. Ce sont nos assurances qui nous y obligent. ». J’ai l’impression qu’à part les HLM, il est quasiment impossible de louer quelque chose ailleurs. L’ennuis est que les HLM n’ont pas nécessairement de logements à fournir. Je dois donc attendre encore et encore, et voir mon temps de vie gaspillé, mes activités ralentis, pas de revenus car je n’ose rien mettre en place pour vous demander un don. Désolé pour ce début de compte-rendu pessimiste, mais je viens tout juste de constater que la connexion Internet là où je vis aujourd’hui a empirée et que la municipalité continue à bloquer tout progrès de ce côté là. Priorité aux plus riches (municipalité sarkoziste, pour informations).

J’étais pourtant encore dans une humeur assez bonne cette semaine et pour cause, j’ai écris le script du prochain vlog. J’ai aussi fais quelques démarches personnelles qui me soulage sur certains sujets. J’ai écris un article sur la « Théorie du genre », ce qui m’a permis de vider un peu mon sac sans agressivité. Ça me fait du bien de faire ce genre d’article sur mon ressentis par rapport à des trucs dans l’actualité, etc… Surtout sans agressivité. Je suis plus sereine et je peux échanger avec vous sur ces sujets tranquillement 🙂

J’ai un peu avancé sur Demiurge aussi. Je n’ai pas d’images à vous montrer, mais en gros, j’ai écris les classes d’un système de collision. Il s’agit là de ce qu’on appelle dans notre jargon les bounding box. C’est à dire des zones en forme de boîte rectangulaires et aussi des sphères qui servent à savoir grossièrement si des objets se rentrent dedans. Ce qui a été fait cette semaine calcule uniquement l’intersection de ces zones et je compte m’en servir d’abord pour détecter ce qui est dans un certain rayon de la caméra, puis par la suite ce qui est uniquement dans le champ de vision. Ça permet de ne pas calculer et envoyer à la carte graphique tout ce qui est hors champ et donc régler le problème cité la semaine dernière avec le surplus de données 🙂 Bien sûr le système de bounding box sert à d’autres choses comme la physique ou le son. Mais, je n’en suis pas encore à ce stage 🙂

La théorie du genre à l’école ?

Le 2 octobre, au retour de son voyage dans le Caucase, le pape François a dénoncé la propagande de la « théorie du genre » à l’école française. S’en est suivit le retour d’une polémique tenu entre autre par les partisans de la manif pour tous. J’ai envie de réagir à ça aujourd’hui.

L’heure est grave, de nombreuses preuves se partagent sur Internet que l’école de la république française enseigne la « théorie du genre » aux enfants. Cette « théorie du genre » qui consiste à transformer les garçons en filles et les filles en garçons. Et ce n’est pas tout, il serait question d’enseigner aussi la masturbation et l’homosexualité dés la maternelle. Non, mais vous vous rendez compte ? Oui, mais non…

La « théorie du genre » n’existe pas, comme l’a indiqué à mainte reprises à la fois la ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Najat Vallaud-Belkacem, mais aussi et surtout une grande part des chercheurs et chercheuses qui travaillent sur les questions de genre, entre autres choses. Et pour cause, on peut soit parler de concept de genre, ou soit plus généralement de plusieurs théories du genre ou même des genres. Car il ne s’agit pas là d’une théorie au sens de quelque chose qui n’aurait aucune réalité sûr quand on parle du genre. Le genre existe bel et bien, tout comme sa distinction avec le sexe biologique. Les études de genre, qui est le terme le plus sûr à l’heure actuelle si on veut parler de quelque chose en rapport à ce sujet, consistent à étudier les expressions du féminin et du masculin au travers des époques et des cultures de par le monde. Parce qu’effectivement, et c’est ce qui fait la réalité du genre, les conceptions de ce qu’est une fille ou un garçon, une femme ou un homme, varie et ont toujours variés dans l’histoire et selon les sociétés. Hors, nous sommes d’accord que la détermination biologique, à l’exception des personnes intersexes, n’a pas changé depuis des millénaires et peu importe d’où nous venons. C’est bien pour cela qu’il y a une différence entre le sexe et le genre, et qu’il existe des études scientifiques sur le sujet. Études qui soit dit en passant sont pluridisciplinaires et sont donc menées en sociologie, histoire, linguistique, médecine, architecture, philosophie, psychologie ou encore en science politique. De même, elles se font dans des pays divers comme les États-Unis d’Amérique du Nord, en France, au Danemark, au Chili, au Mexique, en Allemagne, en Inde, en Thaïlande ou encore au Kenya.

Il faut aussi bien comprendre une chose. Parler d’homosexualité lorsqu’on essaye de parler de quelque chose ayant un rapport avec le genre et plus précisément avec la transidentité, c’est une erreur. La transidentité et le genre n’ont pas de liens avec l’orientation sexuelle. D’autant que l’orientation sur le plan de l’attirance envers d’autres personnes n’est pas que sexuelle, mais peu être aussi romantique, et pas forcément en même temps. Le genre est comment l’on se perçoit par rapport au féminin et au masculin, et comme c’est influencé par la société dans laquelle vous vivez, et votre époque, mais que vous avez aussi la possibilité de ne pas adhérer plus spécialement aux mœurs de votre époque et de votre culture, rien n’interdit de ne pas y correspondre. C’est un sujet qui demande d’être décortiqué en plusieurs points pour bien le comprendre correctement. Et c’est bien pour cette raison que tout ce qui est dit sous le terme de « théorie du genre » est erroné et qu’il vaut mieux se pencher sur la réalité scientifique à ce sujet. Et c’est en réalité ceci qui intéresse les pédagogues et donc l’école.

Contrairement à ce que des personnes veulent faire croire à tout le monde, la ministre de l’éducation nationale n’a pas mentit. Ce qui est fait actuellement c’est de faire prendre connaissance aux jeunes de ce qu’on sait aujourd’hui sur le genre et nos identités. Il est aussi beaucoup plus question de tolérance par rapport à des faits tangibles, et scientifiquement soutenus. Il n’y a là aucune intention diabolique et encore moins à des fins financières ou de pouvoir. Du côté de la finance ou des empires commerciales, personne n’a semblé spécialement trouver d’intérêt à casser les stéréotypes de genre, les familles ou que sais-je. Au contraire, les publicités sont toujours aussi genrées, cisnormées, en plus d’être sexistes. Des marques de vêtements pour enfants, ou même de jouet autrefois mixtes dans leur communication comme LEGO par exemple, proposent des produits aussi genrées (LEGO Friends, rose et violet pour les filles). Bref, il semble que la théorie de la « théorie du genre » n’arrangerait vraiment personne parmi les puissants. Bon au pire, ça arrangerait bien le diable… ou les reptiliens 😉

J’aimerais bien qu’on m’explique un jour pourquoi les pensées du pape concernant les affaires publiques en France, pays laïque, qui a séparé l’Église et l’État, qui a toujours été cosmopolite, devraient avoir une quelconque valeur pour nous ? Sachant que ce « nous » ne recouvre pas que des chrétiens.

Quelques liens pour y voir clair :
– Lefigaro.fr : Le pape dénonce un manuel français de collège qui promeut la théorie du genre
– Rue89.nouvelobs.com : Au risque de radoter, la théorie du genre n’existe pas

Jean-Luc Mélenchon pour 2017 ?

Dans cet article, je souhaite réfléchir avec votre aide sur quelque chose qui a tendance à me séduire, mais qui remet en question un choix qui est celui de ne plus voter. Ce qui me séduit ces temps-ci en politique, c’est un extrait d’un passage de Jean-Luc Mélenchon dans l’émission « On n’est pas couché » sur France 2, où il y expose 10 mesures qu’il souhaite accomplir à la présidence. J’aimerais en discuter avec vous.

Depuis plusieurs mois, je me sentais convaincu de ne plus aller voter, de m’abstenir. Non pas par paresse, mais bel et bien par rejet du système politique actuel, suite aux scandales, promesses non tenus, et même à l’histoire même de ce système qu’on qualifie de démocratique mais qui justement ne me convainc pas sur ce point. Je pensais que j’avais fais le tour de la question est que finalement, cette fois je deviendrais abstentionniste pour de bon. Et une fois de plus, je me surprends à vouloir donner une dernière chance à ce système suite à cet extrait de « On n’est pas couché » sur France 2 avec Jean-Luc Mélenchon et ses 10 premières mesures concrètes.

J’ai en moi depuis longtemps les graines de l’anarchisme, et plus je m’y intéresse, plus j’ai envie de creuser de ce côté. Jean-Luc Mélenchon est un homme de gauche, mais comme j’ai pu l’entendre dire de la bouche du philosophe, Michel Onfray, il s’agit d’un homme de la gauche de Robespierre. Il est vrai que le côté anarchiste n’est pas ce que je vois le mieux ressortir de monsieur Mélenchon, même si ce qu’il propose, avec la constituante et son départ une fois la constitution reconstruite par les citoyen.e.s, me semble aller dans le sens d’un tremplin vers une organisation anarchiste. Peut-être que je me trompe totalement, et j’avoue manquer cruellement de recule sur tout ça en réalité.

Je ne pourrais pas analyser avec pertinence tout ce qu’il propose dans ces mesures présentées dans l’extrait précédent. Par contre, ce passage où il dit s’en aller selon la constitution choisis par les citoyen.e.s est vraiment le point fort à mes yeux. Mais ce n’est pas tout. Par le passé, j’avais déjà partagé sur le web des extraits d’interviews, de discours de monsieur Mélenchon et j’ai voté pour lui au premier tour des élections de 2012. De même j’ai discuté sur le web avec des militant.e.s du Front de Gauche pour exposer ma volonté de participer aux idées et aux mesures pour la France et le monde, et j’avais été invité à venir au QG de campagne pour rejoindre les ateliers du mouvement. Mais finalement, je n’ai pas pu m’y rendre et la défaite aux élections m’avait démotivé. Aussi, j’ai pu interroger, toujours sur le web, Corinne Morel-Darleux, alors secrétaire nationale à l’écologie au Parti de Gauche à l’époque, au sujet de la place de la cause animale dans le programme et de la question de l’antispecisme, du végétarisme, du veganisme. Et je fus ravie de recevoir sa réponse et constater l’attention qu’elle portait à trouver du temps pour répondre aux citoyen.e.s qui s’interrogent.

Je suis donc très sensible aux idées proposées par le mouvement de Jean-Luc Mélenchon. C’est un fait. Pourtant, j’ai fini par m’éloigner de ce mouvement et me méfier de ce dernier, en grande partie influencée par l’abstentionnisme volontaire avec ces arguments contre le système électoraliste. Et me faire peur par la menace du Front Nationale, cible privilégiée pendant une période très récente de monsieur Mélenchon, comme d’autres, a tendance à me rendre plus méfiante. Je suis tout à fait consciente de la menace que cela représente, mais ce qui me gène franchement c’est que c’est aussi un outil efficace pour ôter toute idée de tenter autre chose que le bulletins de vote à notre niveau de simples électeurs et électrices. C’est bien le problème avec un tel système, c’est qu’il a ces parades pour se préserver et nous laisser dans un non-choix. Vous comprendrez donc, vous qui me lisez, que je sois mitigée et ne me précipite pas vers le vote, même si ces 10 mesures me séduisent.

Pour finir, ce qui m’a beaucoup séduit, parmi d’autres choses, est la dernière mesure proposée. Sortir des protéines carnées. Le rêve des vegans enfin mis clairement sur la table pour une élection présidentielle, de la part d’un parti qui a de la visibilité et plus de crédit qu’un autre parti que j’ai connu, mais dont je ne parlerais pas ici. Bon, cependant, dans l’extrait on ne sait pas si la question de l’antispecisme sera bien pris en compte, ou si cela reste une mesure anthropocentriste. Mais, c’est au moins une avancée qui me fait rêver en tout cas.

Il y a tout de même une mesure qui m’inquiète, et c’est celle juste avant, sur le nucléaire. Monsieur Mélenchon dit clairement vouloir sortir du nucléaire et faire du 100% énergies renouvelables. Je crains fort que nous passions à côté des potentialités qu’offre le nucléaire en terme d’énergie durable et fiable, pour l’abandonner au profit d’une conception irrationnelle, en raison des traumatismes générés par les bombes nucléaires, mais aussi les catastrophes de Tchernobyl et Fukushima. Que ferons-nous des projets de fusion nucléaire ? Ou encore des centrales à thorium qui ne demandent qu’à être développés pour faire leurs preuves. Et aussi, quelles alternatives nous permettraient d’envisager des projets à destination de l’espace par exemple ? Enfin, je ne suis pas bien sûr que le terme énergie renouvelable ait une quelconque réalité scientifique.

Voilà mon ressentis à ce sujet et je souhaite maintenant vous inviter à vous exprimer là-dessus. Donnez-moi vos arguments en faveur ou pas de ces mesures et du vote ou non. Je trouve que c’est une démarche importante pour faire des choix éclairés 🙂

Une région pas tout à fait au point et de nouveaux articles

La semaine du 26 au 30 septembre 2016 a commencé en fait, le mardi 27 🙂 Je n’arrivais vraiment pas à me lancer sur du code, ou quoi que ce soit d’autres. J’ai donc passé ce temps à m’informer sur des sujets diverses et à m’occuper un peu de mon serveur Minecraft. La semaine était au rythme de super croisière, c’est à dire le niveau pire que croisière. Mais, ça m’a permis de m’occuper de moi sans pour autant cesser le travail 🙂

Mes recherches d’appartements primes ces temps-ci sur le reste, mais dés mardi, j’ai attaqué le développement de la classe Region, dans Demiurge, qui contient 32×32 chunks horizontalement. J’ai rencontré un problème de dépassement mémoire en raison d’une trop grande quantité de données à stocker pour le maillage de la région. J’ai mis en place une solution très simple qui consistait à ne pas garder les données une fois envoyées à la carte graphique. Je les stockais pour la plus part des maillages du jeu, ce qui n’est pas un problème pour des petits objets et est même très pratique, mais pour le maillage du terrain c’était inutile.

Demiurge 0.2.2 - Region

Ensuite, j’ai rencontré une erreur avec la carte graphique qui n’arrivait pas à gérer autant de données elle non plus. Pour les tests, je suis donc pour le moment obligée de limiter la surface de la région à 8×8 chunks. C’est un problème que je n’ai pas rencontré dans le premier prototype, et dans les démos, la région est bien plus grande que 8×8 chunks avec des blocs plus petits que dans Minecraft, comme dans le moteur que je développe présentement. Il manque encore des optimisations, ce qui doit expliquer ce phénomène. Cependant, je reste vigilante à l’éventualité de choses que je ne verrais pas.

Vendredi, j’ai inauguré un nouveau type d’article sur ce blog. Il s’agit de la catégorie « Mes sentiments face au monde » et le premier article s’intitule « Taper du vegan… ». Je souhaite depuis pas mal de temps retrouver le goût du partage de mes réactions devant des choses qui me parlent, me touchent, me font réfléchir que ce soit sur Internet ou en-dehors. Ce n’est pas dans ce type d’article que je souhaite partager des idées ou des techniques intéressantes. Non, pour ça je ferais une catégorie « découverte » à part, et des vidéos sur ma chaîne en extension de cette dernière.
La nouvelle catégorie est vraiment plus orientée sur quelque chose de plus subjectif et plus rapide. C’est un moyen de mettre des mots et partager des avis sur ce qui me donne envie de réagir. Je souhaite au travers de ceci, soigner ma manière de communiquer, dans une optique non-violente, et me libérer de la prise que peuvent avoir ces sujets ou évènements sur moi quand ils arrivent 🙂

Taper du vegan…

Cet article est le premier de ce blog qui entre dans la catégorie « Mes sentiments face au monde ». Dans ce genre d’article, je souhaite partager ce que je ressens face à des choses que je lis, vois, entends sur Internet ou ailleurs, mais toujours avec bienveillance et calme. Et aujourd’hui, le premier article va parler d’une chose qui me choque quand les gens parlent des vegans.

Hier, sur Youtube, Didi Chandouidoui, un vidéaste déjà bien connu et comptabilisant plus de 600 000 abonné.e.s, a publié une vidéo intitulée « COUP DE GUEULE VEGAN ». Dans cette vidéo, Didi, lui-même vegan, répond personnellement aux attaques qu’il a reçu de personnes se revendiquant du veganisme mais ayant des conceptions, ou en tout cas, des propos problématiques. Ce que dénonce Didi est une réalité qui existe depuis très longtemps au sein du mouvement vegan, mais aussi dans de nombreux autres mouvements, ou encore des religions, des partis politiques, etc… Ce problème est celui des coups de sang, des réactions émotionnelles incontrôlées, des exagérations, des argumentations mal maîtrisées, et pire encore, d’une forme d’obscurantisme, de dogmatisme ou de fanatisme. Ce phénomène nuit en effet au veganisme comme à toutes les causes qui en sont l’objet, et en plus de cela, lorsque vous êtes la cible d’attaques de personnes qui ont ce comportement, vous vous sentez blessé.e, découragé.e et pouvez même douter de votre propre choix si vous appartenez au mouvement en question, ou à détester ce dernier quand vous en êtes extérieur.e.

Si je partage depuis longtemps ce désarroi face à ces comportements délétères, je me sens tout de même blessée par certaines choses dans sa vidéo. Quand on la regarde, on entend bien que Didi tente de désamorcer les amalgames entre veganisme et comportements agressifs et dogmatiques. Pourtant, quelque chose ressort qui, je le crains, me semble contribuer au climat délétère autour et au sein du mouvement.

Sur la forme pour commencer, ou plus dans le format de la vidéo. Le format, dans le style de Didi, commence par une approche ironique, humoristique, du problème. Si cela peut avoir pour but de détendre un peu l’atmosphère vis à vis des personnes concernées par la vidéo, puisqu’elle a pour fonction de répondre directement aux personnes qui ont ce comportements et mentalités problématiques dans le veganisme et plus précisément aux attaques qu’il a reçu. Cet ironie prend tout de même un ton très moqueur et finalement suscite plutôt l’envie de se braquer et donc de ne pas se remettre en question. C’est bien dommage finalement, puisque nous aurions bien besoin de convertir ces comportements malsains en quelque chose de plus sain pour éviter la division et augmenter nos forces pour mieux convaincre.

Sur le fond, il y a cette expression « les vegans » utilisé systématiquement de façon généralisatrice et avec des conceptions négatives. C’est quelque chose que je vois beaucoup sur Internet et ailleurs. Ainsi, on peut entendre dans la vidéo des choses comme « Si vous mangez de la viande, aux yeux du vegan, vous êtes de la grosse merde ». Ici, c’est plus tôt pour ridiculiser les amalgames et les préjugés envers les vegans, tout en répondant toujours à l’incohérence de certain.e.s militant.e.s. Pourtant même si le caractère ironique est souligné par l’auteur, les commentaires témoignent de la persistance de ces préjugés et une sorte de confirmations, plus tôt que le contraire. Ce qui me choque dans les propos tenu ça et là sur le web concernant les vegans, c’est cette façon d’attaquer les personnes en les affublant d’une étiquette. Parfois le mot vegan suffit à être assimilé à une insulte, et d’autres fois on ajoute le terme « radicaux » ou « extrémistes ». Si les comportements délétères dénoncés ici sont extrêmes, il y a tout de même un grand pas à faire pour faire des personnes concernées des extrémistes. Ainsi, c’est le même genre de pas que l’on fait de nos jours envers les musulmans, en raison de l’actualité géopolitique et sociale. Et si ce genre de parallèle dérange, c’est pourtant bien ainsi qu’il est ressenti par des vegans, n’ayant pourtant rien à voir avec le problème cité au départ, dans leur vie quotidienne ou sur le terrain.

Ce qui me dérange dans cette vidéo, mais aussi la plupart du temps, c’est finalement à la fois la stigmatisation des vegans dont on oublie facilement qu’ils et elles sont des personnes. En tant que telle, une personne a ses raisons de s’énerver, d’exagérer, se tromper. Le sujet du veganisme est de vivre en respectant l’idée de cesser l’exploitation animale et de ne plus renier leurs droits fondamentaux dans la mesure ou nous nous sommes arrogés ces mêmes droits. Et puis, la majorité du temps, on devient vegan parce qu’on est une personne sensible, voir très sensible. Forcément, comment réagit on lorsqu’on chatouille un peu trop fort ou qu’on renie l’idée d’un changement nécessaire face à quelque chose qui nous semble intolérable ? Rarement avec une envie de faire des câlins. Mais, comme nous, humain.e.s, ne sommes pas parfait.e.s, nous avons aussi nos débordements. Donc sans excuser, voir justifier, des comportements et discours délétères, on peut au moins tenter de faire la part des choses, prendre du recule sur tout ça et réfléchir à de meilleurs réponses envers certaines personnes qui dérapent. Au moins pour ne pas d’une certaine façon, participer à cette mode du tabassage de vegan en règle.

Il y a une idée prononcée deux fois dans la vidéo, c’est que chacun mangent ce qu’il veut dans son assiette, ou fait ce qu’il veut. Je ne suis pas d’accord avec ça. Objectivement, on peut dire que oui, mais dans une certaine mesure seulement. Hors, nous ne vivons pas dans l’extrême, et je trouve cette idée aussi extrême que l’idée que l’être humain serait herbivore (ce qui n’est pas le cas). Mais, j’ai envie d’en parler dans un autre article, car celui-ci est déjà trop long 🙂

En écrivant cet article, j’ai revisionné la vidéo de Didi et me suis rendu compte que l’humour qui s’y trouvait passait mieux. Il faut préciser que la vidéo d’Absol en réponse à ce qu’il qualifie lui-même de « vegans radicaux », et favorisant plus encore la tendance à « taper du vegan », est encore frais dans ma tête. Ça me confirme que tout est question de moment, de contexte, de vécu quand il s’agit de percevoir un message. C’est pour ça que j’ai eu envie de proposer un point de vue différent sur ce sujet, en essayant de prendre les réactions de chacun.e en compte en fonction des émotions, des raisons qui nous est propre. Je trouve que c’est important pour cultiver la paix.

Chunks, rendez-vous et moral en berne

La semaine du 19 au 23 septembre 2016 à bien commencé pour Demiurge. Je me suis lancée dans l’amélioration de l’algorithme de construction du maillage du terrain pour les sous-tronçons (subchunks), puis j’ai pu enchaîner sur les tronçons. J’ai profité pour tester avec la distorsion en tonneau qui fait l’effet planète. J’ai vu un gros défaut que j’avais prévu en raison de la forme de l’espace en sphère qui fait que la hauteur la plus basse du terrain va nécessairement produire un rétrécissement de sa surface lorsqu’il tend vers le centre de la sphère, et les points les plus hauts s’étirent en surface.

Problème de la distorsion du chunk

Comme la hauteur des blocs à chaque niveau de l’espace ne change pas, le rétrécissement ou l’agrandissement de leur largeur et longueur produit l’impression de voir des boîtes rectangulaires. De plus, comme ma caméra n’est pas affectée par cette distorsion de l’espace, le terrain devient plus petit ou plus grand autour d’elle. Pour résoudre ce problème en gardant l’effet de planète, j’ai réfléchis à des solutions et celle qui me séduit le plus est de faire en sorte qu’en dessous d’une limite de hauteur max, le centre de la planète suit la composante Y de la position de la caméra de sorte à toujours resté éloigné d’une distance équivalente au rayon de la planète. Ainsi, peu importe où on se trouve au sol, sous le sol, dans le ciel, l’espace directement autour de nous restera cohérent. Par contre, les zones au-dessus et en-dessous de nous paraîtrons tout de même déformées. Ce qui réduit ça, c’est la taille de la planète. Elle doit être assez grande pour réduire l’effet sachant qu’il y a déjà une déformation des objets éloignés en raison du champ de vision en perspective. Si le terrain explorable et modifiable équivaut à une croute planétaire, et que je laisse l’équivalent d’une fois et demi ce même terrain pour le manteau et le noyau de la planète (inexplorables), l’espace déformé se restreint sans trop altérer la perception de la courbure du monde que je veux rendre visible par les joueurs/ses. Je verrais bien ce que ça donnera en testant.

J’ai travaillé les deux premiers jours sur Demiurge, puis je devais me rendre à des rendez-vous importants. Par la suite, j’ai sentis un besoin de me reposer un peu. La motivation ne venait plus, j’ai sentis l’hyperactivité se manifester. Une hyperactivité qui malheureusement n’est pas au sens positif, mais plus tôt du genre à vous rendre incapable de vous concentrer une minute. Puis, mon moral a décliné. Quand c’est comme-ça, pour ne pas souffrir d’avantage, je planifie le travail à faire au cas où ça revient, et en attendant, je me détends avec une activité créative plus ludique (Minecraft sur serveur) ou je me retrouve à lire plein de trucs sur Internet, voir à décrocher de l’ordinateur. Bref, faut faire avec…

Rentrée en douceur

La semaine du 12 au 17 septembre 2016 est la semaine de rentrée de mes vacances en Bretagne. Je me suis remis doucement sur le développement de Demiurge. Doucement, parce que j’avais besoin d’encore un peu de repos avant d’entrer dans une période plus soutenu de travail. Et puis, je suis toujours en recherche d’un nouveau logement ce qui explique aussi ma vitesse de croisière 🙂

Bretagne septembre 2016

Episode de Minecraft et vacances

La semaine du 29 août au 4 septembre 2016 s’est concentrée sur les finissions de l’épisode de Minecraft qui prenait du retard et la première partie de mes vacances. Comme je n’avais pas pu finir pour des raisons techniques et de baisse d’énergie, j’ai donc dû continuer pendant ma première partie de vacances à très petite dose. Du coup, voici l’épisode sur le temple du Nether 🙂

Durant cette première partie de vacances, j’ai expérimenté quelque chose qui a de grandes chances de changer ma vie. Je ne vais pas entrer dans les détails tout de suite. Il me faut du temps pour vivre cette nouveauté suffisamment pour être certain…e, bien que je n’ai plus vraiment de doutes. C’est une sécurité importante de se donner beaucoup de temps sur ce sujet, quand ça n’a pas été une évidence depuis toujours comme ça peut l’être pour d’autres personnes. Bref, même si je vous ai glissé un petit indice, je n’en parlerais clairement que dans très longtemps.