Tous les articles par Timidouveg

Je me présente sur Internet sous les noms Timidouveg et Timyus Vegetari, mais officiellement, je m'appelle Anthony, mais mon nom d'usage est Audrey. Depuis le vendredi 2 septembre 2016, je préfère qu'on me genre au féminin :) Mes activités se regroupent tous dans la qualité d'artiste, principalement numérique. Je suis à la fois développeuse de jeux-vidéo et vidéaste sur la plateforme Youtube. Je suis porteuse d'un handicap invisible qui perturbe mes projets, mais je fais avec et c'est pourquoi vous pouvez qu'en-même découvrir ce blog, mes jeux et ma chaîne Youtube :) J'ai un rythme plus lent que ce qu'on pourrait attendre dans ce monde prit de frénésie. C'est totalement assumé, même si il m'a fallu du temps pour ça :D Je suis aussi vegan, ce qui inclus, à mon avis, toutes les causes contre toutes les oppressions et pas uniquement les autres espèces animales. Je crois avoir dit l'essentiel. Bonne découverte :)

Mes croquis

Licorne de mon genre
Croquis de la licorne de mon genre - Lundi 14 novembre 2016
Scène aléatoire #001
Croquis d'une scène dessinée aléatoirement - Mardi 15 novembre 2016
Femme à barbe #001
Croquis body positive - Dimanche 27 novembre 2016
Illustration de mon Tipeee
Croquis de l'illustration de mon Tipeee - Mercredi 7 décembre 2016
Fulren, la superhéroïne
Croquis de Fulren, la superhéroïne

Du vlog toujours, du mépris social et de la déprime

La semaine du 7 au 12 novembre 2016 commence à peu près bien et se termine mal moralement. Lundi, j’ai peu travaillé. Je me suis consacrée exclusivement à l’avancement de mon vlog 2, mais j’étais très fatiguée. Le lendemain, c’était pire et j’ai donc préféré me reposer. Mercredi, j’avais retrouvé de l’énergie, j’ai continuer le vlog 2 avec du doublage et du montage.

Le jour suivant, j’ai construit une scène dans Minecraft pour une partie du vlog, mais avant j’avais une démarche téléphonique à faire pour un soucis lié à mon RSA. Je ne vais pas donner de détails sur la situation et l’organisme, mais j’ai appelé un organisme social qui prend des décisions sur ma situation derrière mon dos et enclenche des dispositifs inadaptés pour mon cas. J’ai donc eu une personne de cet organisme social au téléphone et j’ai demandé à vérifier mon dossier, pour constater que ma demande de modification pour clarifier ma situation actuelle n’a jamais été faite. Ceci alors que j’avais été convoquée et qu’on m’avait demandé pourquoi je venais (c’est lamentable), et que j’ai profité de ma présence pour faire corriger mon dossier. Résultat, je serais, soi-disant, dans l’obligation de passer un contrat, alors que je ne suis pas sensée cumuler ce type de contrat social avec l’autre contrat que j’ai déjà avec le pôle-emploi. Le monsieur au téléphone a feint de ne pas comprendre ce que je lui demandais, et m’a pris tout simplement pour une imbécile (vive le mépris envers les RSAistes, comme d’habitude). On se quitte gentiment en se souhaitant courtoisement une bonne journée.

Le monsieur croit raccrocher son téléphone et se lance dans une complainte à mon égard au près de ses collègues (organisme social avec le mot solidarité dedans). Il me fait passer pour une personne qui cherche sans arrêt la petite bête (alors que le travail sur mon dossier est bâclé et que donc je suis sans cesse obliger de prouver ma bonne foi), m’imite en caricaturant une personne maniérée (en fait, pour éviter un langage oppressif, j’ai opté pour ce terme, mais je voulais dire qu’il a imité un personnage du film ou de la pièce « la cage aux folles ». Vous avez compris ce que ça veut dire), et me traite avec ces collègues de cas social, faisant savoir qu’il en avait marre. Comme j’ai tendance à ne pas raccrocher trop vite, j’ai tout entendu et j’écoutais, ébahis, ce qui se disait sur les gens comme moi en interne dans ces organismes publics. Pour préciser, ma transidentité n’est pas officiel, donc je me présente en homme, mais apparemment, mes manières et ma façon de parler ne font pas très viriles pour certaines personnes. Ce qui le dérangeait le plus était tout de même que je n’accepte pas leurs décisions contre mon grès, les informations qui ne sont pas mises à jour, sauf quand iels décident à ma place, et donc les conséquences sur moi. Et tout ça coûte de l’argent aux contribuables.

Bref, je vais devoir me rendre à une nouvelle convocation inutile, prouver encore mes démarches et surtout encore leur démontrer que je suis déjà suivit et que ce serait bien de communiquer entre les organismes plus tôt que harceler les RSAistes qui subissent déjà les campagnes politiciennes mensongères à leur égard. Il y a des fois où mes comptes-rendus ressemblent plus à une posture politique de ma part qu’autre chose, mais bon, c’est aussi ça mon quotidien. En tout cas, j’ai d’autres raisons aussi mais je n’en parlerais pas ici, d’être démoralisée et fatiguée (comme-ci mon handicap ne suffisait pas à lui seul). J’ai pu écrire tout ça, alors que je pensais que mon compte-rendu serait très très court. Mais, franchement, je suis totalement déprimée. J’espère que j’irais mieux après cette convocation et après avoir plaidé ma cause, même si je serais fatiguée. Parce que parfois je ne sais plus si je devrais continuer à essayer de faire ce que je veux faire, même si je ne sais pas comment m’adapter à une autre vie plus conventionnelle et que ça ne me mettra pas à l’abris des violences de ce système et des gens. De toute manière, si je devais vraiment entrer dans une case qu’on aura décidé à ma place, dans ce système, je vais dire un truc politiquement incorrect, mais … je crois que j’en mourrai.

PS: Ne vous inquiétez pas, je me connais. Je déprime quand on me blesse, mais après de parle de révolution et je me remets au travail en ayant plein d’idées à tenter. D’ailleurs, j’y songe, mais peut-être devrais-je sérieusement décider de faire des vidéos spécialement pour donner mon opinions, que ce soit totalement pertinent ou non. Juste parce que ça me fait du bien et que je sais que ça fait du bien à plein de gens d’entendre une personne dire au système ce qu’elle pense de lui. Voilà, j’en suis déjà au stade de la révolution et des nouvelles idées à tenter. je me connais, vous dis-je 🙂 Je fais déjà mes articles « Mes sentiments face au monde », mais en vidéo, ça peut être très sympa aussi. Dites-moi. Vous me soutiendriez financièrement sur Tipeee si je faisais ça aussi ? 🙂

Avancement du vlog 2, un peu de Demiurge et pic de productivité

La semaine du 31 octobre au 4 novembre 2016 a démarré avec le tournage de la partie en face cam du vlog 2. Je me suis aidée de mon script, mais je ne me voyais pas l’apprendre par cœur donc j’ai gardé mes notes. J’ai pu être naturelle, ce qui avait du mal à se faire dans mes autres vidéos que je double. J’avais assez bien tout préparé sauf une chose, la batterie de mon smartphone. Je n’ai donc qu’une partie en face cam, mais ce n’est pas grave pour un début. Et puis c’est un vlog à ma façon, pas une émission sensée être uniquement en face cam 🙂

Une fois monté tout ça, le lendemain, ce fut le tour du tournage dans Minecraft pour une scène juste avant celle en face cam. La scène avec l’effet spécial sur laquelle je fais tant de mystère 🙂 Il y a eu de la construction du décor, du tournage, et du montage. Quasiment toute la semaine a été consacrée au vlog 2, avec du doublage aussi. Le reste du temps a bénéficié au développement de Demiurge. J’ai avancé sur la génération de maillages de plans pour tester visuellement mon frustum culling. Hier, j’ai eu du mal à réfléchir correctement à l’algorithme. Je me suis bornée sur une idée qui n’était pas la plus simple et finalement, j’ai trouvé une solution mais n’avais plus le temps de l’appliquer concrètement.

Il faut dire que j’ai été plus productive que d’habitude. J’arrive à travailler environs 4h30 par jour, en raison de ma plus grande fatigabilité (handicap), sachant que si on ajoute les pauses d’une demi heure qui me servent à décrocher de l’ordinateur le plus souvent, il faut compter 5h30 en moyenne. Et cette semaine, j’ai pu quasiment toute la semaine travailler entre 5h00 à 6h00, voir plus quand je ne comptais plus mes heures. Et cela sans le temps des pauses. Vers la fin de la semaine, j’ai sentis que je commençais à ne plus pouvoir me concentrer suffisamment et à devoir m’arrêter pour 2 jours. Ce weekend, j’ai donc décidé de ne faire que ce compte-rendu et faire une coupure. Lundi, je serais, je l’espère, plus performante pour terminer le vlog rapidement et aussi le frustum culling sur Demiurge, avant de passer à autre chose.

Au fait, la connexion internet pourrait bien être grandement améliorée dans quelques temps. A défaut de ne pas pouvoir partir pour l’instant, au moins, il sera possible d’envisager de nouvelles tentatives de parties de jeu en live 🙂 Par contre, je ne crois pas retenter de coder en direct, parce que ça me déconcentre trop et me fatigue plus encore. Et puis, ce n’est pas quelque chose qui rencontre facilement du public, donc autant me ménager 🙂

Article publié, tournage et un peu de code

La semaine du 24 au 28 octobre 2016 a démarré sur un peu de recherche d’appartement, encore et toujours, et l’écriture de l’article intitulé « Individu de race… colorée » en réaction à l’alerte enlèvement du 18 octobre et aux termes « race de telle couleur ». Puis, j’ai enchainé sur l’élaboration de l’effet spécial pour le vlog 2 🙂 J’ai tenté de faire un détail de l’effet, mais finalement c’était trop laborieux pour un résultat qui partait assez mal. Du coup, l’effet sera un peu plus soft que prévu, mais c’est un début. Avec le temps je pourrais améliorer tout ça pour de futures vidéos qui l’utiliseraient.

En milieu de semaine, j’ai pu utiliser mon nouveau matériel pour tourner une scène un peu spéciale. Cette scène utilise un miroir, mais je n’en dirais pas plus. Juste que ça demandait de rejouer la scène plusieurs fois et d’être synchrone 😮 En tout cas, au niveau du matériel, j’ai utilisé pour la première fois un trépied et un adaptateur pour smartphone. Parce que je filme pour l’instant avec ce qui me coûte le moins cher :p J’ai du refaire la scène entièrement le lendemain parce qu’il n’y avait pas assez de lumière et l’image était détériorée.

Concernant Demiurge, j’ai mis en place le frustum culling et fais des tests. Pour l’instant, il y a un bug, mais pour résoudre ça, j’ai décidé de me lancer dans le code d’un petit outil qui permet de placer et afficher des plans dans la scène 3D et ainsi voir comment la matrice de la caméra occupe l’espace et dessine les limites du champ de vision 🙂 Comme je suis très visuelle, et pas très matheuse, je m’en sortirais bien mieux comme-ça :p

J’ai fini la semaine, à la fois sur Demiurge, et sur la création de mon vlog 2 en écoutant plein de musiques d’ambiance et en faisant des essais au montage. La conception de mes vidéos est de plus en plus technique 🙂 Bon, j’ai un autre soucis qui me ralentit en ce moment, ma connexion Internet à cause d’un problème avec le FAI. Mais, je n’en parlerais pas…

Individu de « race »… colorée ?

Le 18 octobre 2016, une alerte enlèvement a était diffusé pour retrouver une petite fille enlevée par son père dans l’Isère. Cette diffusion a provoquer des réactions en raison d’une formulation problématique. La description de l’homme contenait le terme « individu de race noire ». Choquée, j’ai voulu écrire là-dessus.

Le 18 octobre au soir, alors que je regardais le film Pompéi de Paul W.S. Anderson, une alerte enlèvement s’est affichée au bas de l’écran. En lisant l’alerte, j’ai remarqué un terme que je croyais appartenir au passé, ou éventuellement aux séries policières américaines. La description de l’auteur de l’enlèvement indiquait un individu de race noire. Il faut bien se rappeler, et c’était indiqué dans le message, que ce message provient du ministère de l’intérieur et a été relayé le plus rapidement possible par les média pour des questions d’efficacité. Le problème avec une telle erreur est qu’elle se répand avec peu ou pas de vérification, puisqu’il y a urgence, des personnes en danger potentiel, mais aussi que cela ne vient pas de n’importe qui. Mais, quel est le problème au juste ? Pour moi et pour d’autres personnes c’est évident, mais pas pour tout le monde, car l’information n’est pas forcément connu de tous.

Les races humaines n’existent pas, et si elles existaient, elles n’auraient pas de rapport avec la couleur de la peau. Ainsi, le problème n’est pas le mot « noire », car il aurait été tout aussi choquant d’écrire « race blanche » dans un tel message. Le problème est bien de laisser penser que le principe des races chez les humains a encore une réalité scientifique. Car en réalité, si à partir du 17ème siècle, une certaine science, plus politique que réellement scientifique poussait une hiérarchisation du vivant allant jusqu’à donner des valeurs aux individus en fonction de leurs origines géographiques et de leur morphologie, les sciences modernes ont démontré que tout ceci n’a finalement aucun sens.

Le racisme n’est pas directement la haine des autres, mais une idéologie se fondant sur l’idée qu’il existe des races chez l’être humain et qu’il y aurait une hiérarchie entre elles. Si cela n’est pas directement une haine des autres, c’est pourtant un bon terreau pour cette dernière et pour que subsiste des oppressions entre les êtres humains. La pensée raciste qui n’est pas limitée à la couleur de peau est très ancienne et se retrouve dans plusieurs cultures du monde. Durant l’antiquité, les peuples se distinguaient entre eux par la couleur des cheveux et des yeux, autant que par la peau, et associaient ces caractéristiques physiques aux tempérament des uns et des autres. C’est l’occasion pour moi de préciser que lorsqu’on prétend que la blondeur des cheveux est un signe de moindre intelligence, ou encore qu’on déclare ne pas aimer les roux, il est bien question de racisme.

Si le racisme aux allures scientifiques fit son apparition en Europe à partir du 17ème et 18ème siècle, avec le médecin et philosophe français, François Bernier, le naturaliste suédois, Carl Von Linné, le médecin, anthropologue et biologiste allemand, Johann Friedrich Blumenbach, c’est avec la colonisation qu’il devient le pilier d’une vision du monde encore aujourd’hui ancrée dans notre culture occidentale. Vision du monde qui justifiait ce colonialisme, mais qui aura, au milieu du 20ème siècle, permis le nazisme, et non pas la théorie de l’évolution de Charles Darwin, ni même le surhomme de Nietzsche. D’ailleurs ces deux personnages célèbres étaient opposés au racisme.

Les sciences modernes nous ont appris que dans l’espèce humaine, il n’y avait pas de race. La génétique par exemple nous montre que les différences entre les groupes humains sont très faibles comparé à d’autres espèces animales. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle, la notion de race s’applique à une partie du règne animal, et je dis bien une partie et j’expliquerais pourquoi après 🙂 Chez l’être humain, les différences comme la couleur de peau, de grandes jambes, etc… entre deux personnes représentent un ratio de 1/1000 de leur ADN et ceci peu importe d’où iels viennent sur la planète. D’ailleurs, ces différences génétiques ne proviennent pas d’une absence de tel ou tel gène. Pour parler de race, il faut qu’il y a des gènes propres à un groupe d’individu dans une espèce. D’autres disciplines scientifiques renforce le non-sens des races humaines, et c’est en expliquant pourquoi cela existe dans une partie du règne animal que je vais en donner un autre exemple.

En biologie, la notion de race n’a finalement de sens que dans l’élevage. Ce sont les animaux sélectionnés volontairement au fil du temps qui développent des gènes spécifiques. Ce phénomène ne se retrouve pas chez les animaux sauvages et quand il y a des différences notables, on parle de taxons et au-delà on parle de sous-espèce ou de populations. On peut donc dire que si les races existent, elles ont été inventé par les éleveurs. En quelques sortes, ce qui est une pratique maintenant soutenu par le specisme est ce qui permettrait la matérialisation de ce qui manque au racisme pour devenir valide. En effet, pour qu’il y ait des races humaines, il faudrait donc pratiquer la sélection artificielle des gènes, à la manière de ce qui se fait dans l’élevage. Ainsi, pour se justifier, le racisme a besoin de l’eugénisme, car c’est bien de ça qu’il s’agirait. Je pense qu’il n’y a pas besoin d’en dire plus pour comprendre la porter d’erreurs comme « individu de race noire » dans un message du ministère de l’intérieur, de « race blanche » dans la bouche de personnalités politiques, ou encore de notion de races humaines dans les discours d’intervenants médiatiques.

 

Article en cours d’écriture, achats pour tournage et petite colère

Cette semaine du 17 au 21 octobre 2016, j’étais fatiguée et difficilement motivable. J’ai encore tenté de trouver un logement et je désespère vraiment. C’était les annonces qui manquaient cette fois. Enfin, il faut persévérer, on ne sait jamais. Je cloisonne autant que possible psychologiquement pour ne pas me laisser envahir par le coup au moral que ça provoque. Je ne veux pas que ça m’empêche de créer.

Le lendemain, j’ai créé une page pour présenter mon serveur Minecraft que je souhaite payant. Pour l’instant, on peut y accéder gratuitement, mais les visiteur.se.s ne peuvent pas modifier l’environnement pour éviter le grief. Seul.e.s quelques joueur.se.s qui y sont depuis longtemps peuvent toujours y jouer. La page est assez sobre, et je m’occuperais de l’améliorer dés que possible.

Le soir même, une alerte enlèvement avec une expression problématique est passé à la télévision. J’ai souhaité écrire un article dans « mes sentiments face au monde » pour expliquer pourquoi il n’y a qu’une seule race dans l’humanité. Étant donné ma fatigue et puisque je ne voulais pas bâcler le sujet, j’ai décidé de prendre le temps de rassembler quelques sources et de l’écrire.

Jeudi, je me suis sentis mieux, ce qui m’a permis de préparer une liste de matériel à acheter et où les commander. Il s’agit principalement de matériel de tournage, mais juste le plus urgent pour des premières vidéos dans lesquelles vous pourrez me voir 🙂 Aussi, dans Demiurge, j’ai ajouté des formes dans le système de bounding pour permettre de faire du frustum culling. L’optimisation du rendu du terrain avance et sera suffisant pour passer aux étapes suivantes.

Hier, j’ai continué ce que je pouvais sur mon article et passé commande pour le matériel, mais mon moral était redescendu. En cause, la petite guerre fantasmée du Raptor Dissident avec d’autres vidéastes. Ce n’est pas tellement cette histoire, même si le contenu de ce vidéaste est clairement offensant pour des personnes comme moi (transphobie, sexisme, homophobie, grossophobie, etc…), mais la prise de position en sa faveur, et plus exactement en faveur d’une liberté d’expression sans limites sous couvert d’humour, de la part de contacts sur les réseaux sociaux. Avec ces personnes, je me croyais en sécurité, mais non.

Peut-on rire de tout ?
Peut-on rire de tout ?

Il y a des personnes qui ne pensent qu’au travers de leur réalité personnelle, mais sont incapables de se mettre à la place des autres. Des personnes qui prétendent ne pas défendre les oppressions, mais les alimentent avec force. Des personnes qui sont convaincu que les oppressions sont justes individuelles, alors qu’elles sont systémiques, et qui donc se pensent au-dessus de ça. Et ces personnes vous expliquent que c’est de l’humour, que ce que vous ressentez, ce que vous vivez tout les jours à tout les niveaux de votre vie, n’est qu’une exagération de votre part, voir une victimisation. Et comme il est plus facile de blâmer les victimes et défendre les bourreaux, surtout quand on fait parti de ces derniers, forcément on trouvera toujours du monde pour les soutenir dans leur totale injustice. Enfin, « on s’en bats les co…les », n’est-ce pas ?

J’ai pris position sur le sujet, précisément parce que je suis concernée à la fois directement et indirectement (amis) par ce type de contenu outrancier. Je me suis un peu exposée aux réactions des personnes qui pensent ainsi. Pourtant, ça n’excuse absolument rien. Néanmoins, j’ai besoin de me couper un peu des réseaux sociaux la semaine prochaine, pour me reposer mentalement et être plus créative. Parce qu’en plus des vidéos, des jeux, j’ai envie de dessiner et vous montrer quelques croquis 🙂 D’ailleurs, en voilà un premier spécialement pour ce petit passage d’humeur.

Créativité, effet spécial et de nouvelles pages

Cette semaine du 10 au 15 octobre 2016 a repris un meilleur rythme que précédemment. Je me suis sentis plus productive, à l’exception de mercredi, mais cette pause a stimulé ma créativité 🙂 Le dimanche précédent la semaine, je me suis rendu dans un centre LGBT de Lille pour y trouver du soutiens concernant ma transidentité. J’ai eu un peu de mal à socialiser du fait d’une légère timidité, mais cet après-midi là-bas m’a fait du bien.

C’est dans un état d’esprit plus serein que j’ai commencé la semaine en faisant la première partie du doublage du prochain vlog. Puis, j’ai eu envie de me remettre au dessin, car ça faisait un long moment que je n’avais plus rien fait de ce côté là. D’ailleurs, dés que j’aurais terminé le dessin que j’ai commencé, je le posterais ici en version crayon de bois. Je le travaillerais surement sur Gimp 2 et vous montrerais ensuite une version numérique colorisée. Je verrais quand je ferais ça pour ne pas retarder le reste 🙂

J’ai aussi continué le développement de Demiurge en intégrant le système de bounding box. J’ai pu faire quelque chose qui fonctionne bien sans partir sur un système trop complexe. Je suis assez contente des algorithmes un peu plus sobres que j’arrive à faire sur ce projet, comparé à ce que je faisais au début entre 2011 et 2015. J’arrive plus vite aux buts que je me fixe et m’évite les usines à gaz 🙂

Après un mercredi de lâcher prise total, mon esprit s’est mis à produire des scènes dans tout les sens pour le vlog ou d’autres contenus vidéos pour ma chaîne. J’ai donc eu besoin de revoir le script du vlog 2 pour y intégrer un petit scénario et quelques petites surprises. J’ai travaillé tout le jeudi sur un effet spécial pour une séquence, mais je ne vous en dirais pas plus :p En tout cas, j’ai encore deux choses à ajouter à l’effet spécial et aussi du matériel à acheter pour finaliser ce vlog. Donc, il ne sortira pas tout de suite, mais ne devrait pas trop se faire attendre 🙂

En fin de semaine, j’ai avancé un petit peu Demiurge, l’effet spécial et écrit le premier article de la série sur « la cause animale et la communication électoraliste ». J’ai aussi démarré le rapatriement de Demiurge sur The E-donist Monk. Le menu a changé, comme vous pouvez le constater en haut à droite du blog. Au moment où j’écris ce compte-rendu, je n’ai pas encore mis la démo du jeu en téléchargement ici, mais seulement une page de résumé et une page de présentation du jeu. Demain, peut-être, ou dans la semaine prochaine, je terminerais ça et ferais les pages pour The Fantastic Labyrinth 🙂

Cause animale et communication électoraliste #1 – Jean-Luc Mélenchon et les poissons

J’ai récemment écris un article sur ce blog à propos d’une intervention télévisée de Jean-Luc Mélenchon à l’occasion de la campagne électorale pour 2017. Ce qui avait attiré mon attention était entre autres la question de la constituante et du changement de système politique, du nucléaire, mais aussi la sortie des protéines animales. Et bien, j’ai envie de parler de la cause animale et de la communication électoraliste qui surfe sur ce thème.

Pendant longtemps, la cause animale n’était pas ce qui préoccupait beaucoup les politicien.e.s dans leur campagne électorale. D’ailleurs, que ce soit en politique ou dans les média, ce sujet était même soit totalement mis de côté, soit carrément moqué. Les seuls mouvements et partis politiques qui avaient un peu plus d’intérêt pour cette question étaient principalement écologistes, ce qui explique que les vegans sont souvent vu comme des écologistes avant tout autres idées politiques, fussent-ils de gauche ou de droite, voir d’extrême droite. Oui, des vegans d’extrême droite, moi aussi ça me choque, mais ça existe pourtant bel et bien 🙁

Depuis quelques temps, on assiste à l’apparition de propositions politiques de plus en plus en faveur des « animaux » et d’une réduction des protéines animales. Quand on est abolitionniste comme moi, on peut avoir envie de s’en réjouir et même de se remettre à voter, quand on est aussi abstentionniste, comme je le disais dans mon autre article. Mais, justement faut-il réellement se réjouir de cette communication ? Est-ce une communication sincère ou juste une manœuvre électoraliste ? Et surtout, est-ce qu’il s’agit là bel et bien d’éveil à la reconnaissance du specisme et une remise en question profonde de nos conceptions culturelles ou est-ce finalement du pur welfarisme ? Et bien, je vais essayer de faire une toute petite analyse de quelques informations glanées sur Internet, en essayant de faire un peu le tour des candidats qui communiquent là-dessus.

Pour les personnes qui me lisent et qui ne seraient pas coutumier.e.s du terme « welfarisme », en voici une explication. Dans la cause animale, le welfarisme devrait être le fait de tout faire pour le bien-être des animaux. Mais, ce terme est plus tôt utilisé pour désigner le fait d’améliorer le sort des animaux sans pour autant remettre en question ce même sort qu’on leur réserve. Cela passe par un discours amoindrissant la question de la cause animale, réduisant le sujet à ce qui dérange l’opinion public concernant le traitement des animaux et par des actions permettant de toujours exploiter les animaux à la manière de marchandises dont on reconnaitrait tout de même la sensibilité. A l’origine, le terme welfarisme vient des économistes et est une critique de l’État Providence qui, dans le capitalisme, apporterait des avantages très relatives aux travailleurs et travailleuses sans remettre en cause le productivisme et la compétitivité, ni même l’exploitation des classes laborieuses en elle-même. Ainsi, ces avantages donnent l’illusion d’un mieux être aux masses qui donc finissent pas ne plus réclamer mieux alors même qu’ils en auraient tout à fait le droit.

Ceci étant dit, voyons voir ce qu’il en est sur la question animale dans la campagne électorale pour la présidence de la république française. Je vais commencer par Jean-Luc Mélenchon et son mouvement « la France insoumise » puisque je m’étais interrogée dernièrement à son sujet. Dans l’émission « On n’est pas couché », le candidat du Front de Gauche avait terminé sa liste des 10 actions concrètes une fois élu, par la sortie des protéines animales. Contrairement à la plus part des personnalités politiques, on a pu le voir, déjà bien avant la campagne de 2017 dans des émissions d’une toute autre nature que l’émission de Laurent Ruquier, pour tenter de toucher tout les publics. Une stratégie qui est plus tôt intelligente et qui au fond colle bien à l’idée du représentant des citoyens et citoyennes qui peuvent aussi préférer des émissions comme « Touche pas à mon poste ». Ainsi, début septembre, on a pu voir Jean-Luc Mélenchon dans le magazine Gala, parler de sa salade de quinoa. Ce dernier confie faire une sorte de régime végétarien.
Gala.fr : Video Jean-Luc Melenchon – Les secrets de son régime.

L’ennuis est que lorsqu’il présente les ingrédients de sa recette il termine par des crevettes. Pour la sortie des protéines animales, ce n’est pas gagné. De plus, il précise bien qu’il a besoin de faire un régime minceur avant chaque campagne électorale. En effet, lors des présidentielles de 2012, Jean-Luc Mélenchon faisait souvent savoir qu’il suivait un régime pour s’assurer un bon sommeil et favoriser sa mémoire, entre autres. Et bien c’est toujours la même raison qui motive le candidat à suivre ce régime. D’ailleurs, il précise aussi deux choses. Il fait des efforts pour manger moins de protéines carnées. Et pas pour arrêter. Et de plus, c’est, je cite, « une bonne façon de militer contre la souffrance animale et contre un système de surproduction qui se fait au détriment de la viande de qualité ». Nous avons là deux indices indiscutables du welfarisme dans sa communication, c’est à dire militer « contre la souffrance animale », et non contre la mise à mort et la fin de l’exploitation. Et le deuxième indice est la viande de qualité, qui n’est autre qu’un message pour rassurer les éleveurs et bouchers. Pour finir, il faut rappeler que dans son programme, il met l’accent sur l’économie de la mer. Cette économie n’est pas uniquement axée sur les éoliennes offshores ou la culture des algues, mais bel et bien sur la pêche. D’ailleurs là encore, sa communication est très clair à ce sujet.

Je vais finalement faire cet article en plusieurs parties, car je vois que j’aurais beaucoup à dire pour faire le tour des candidats. Dans celui-ci, j’aurais pu y passer un peu plus de temps pour chercher d’autres choses concernant le candidat de la France insoumise. J’en reparlerais parce qu’il n’y a pas que des points négatifs à dire, mais là je voulais surtout répondre à l’enthousiasme un peu rapide de végés qui ne savaient pas tout à ce sujet 🙂

Oppression classiste, chantier du vlog 2 et bounding box

La semaine du 3 au 7 octobre 2016 a commencé par de la recherche d’appartement toujours aussi décevante étant donné ma situation d’horrible RSAiste. J’ai eu une nouvelle fois droit à « On ne prend pas les gens sans-emploi, on ne prend que les salariés, les étudiants avec garant et les retraités. Ce sont nos assurances qui nous y obligent. ». J’ai l’impression qu’à part les HLM, il est quasiment impossible de louer quelque chose ailleurs. L’ennuis est que les HLM n’ont pas nécessairement de logements à fournir. Je dois donc attendre encore et encore, et voir mon temps de vie gaspillé, mes activités ralentis, pas de revenus car je n’ose rien mettre en place pour vous demander un don. Désolé pour ce début de compte-rendu pessimiste, mais je viens tout juste de constater que la connexion Internet là où je vis aujourd’hui a empirée et que la municipalité continue à bloquer tout progrès de ce côté là. Priorité aux plus riches (municipalité sarkoziste, pour informations).

J’étais pourtant encore dans une humeur assez bonne cette semaine et pour cause, j’ai écris le script du prochain vlog. J’ai aussi fais quelques démarches personnelles qui me soulage sur certains sujets. J’ai écris un article sur la « Théorie du genre », ce qui m’a permis de vider un peu mon sac sans agressivité. Ça me fait du bien de faire ce genre d’article sur mon ressentis par rapport à des trucs dans l’actualité, etc… Surtout sans agressivité. Je suis plus sereine et je peux échanger avec vous sur ces sujets tranquillement 🙂

J’ai un peu avancé sur Demiurge aussi. Je n’ai pas d’images à vous montrer, mais en gros, j’ai écris les classes d’un système de collision. Il s’agit là de ce qu’on appelle dans notre jargon les bounding box. C’est à dire des zones en forme de boîte rectangulaires et aussi des sphères qui servent à savoir grossièrement si des objets se rentrent dedans. Ce qui a été fait cette semaine calcule uniquement l’intersection de ces zones et je compte m’en servir d’abord pour détecter ce qui est dans un certain rayon de la caméra, puis par la suite ce qui est uniquement dans le champ de vision. Ça permet de ne pas calculer et envoyer à la carte graphique tout ce qui est hors champ et donc régler le problème cité la semaine dernière avec le surplus de données 🙂 Bien sûr le système de bounding box sert à d’autres choses comme la physique ou le son. Mais, je n’en suis pas encore à ce stage 🙂

La théorie du genre à l’école ?

Le 2 octobre, au retour de son voyage dans le Caucase, le pape François a dénoncé la propagande de la « théorie du genre » à l’école française. S’en est suivit le retour d’une polémique tenu entre autre par les partisans de la manif pour tous. J’ai envie de réagir à ça aujourd’hui.

L’heure est grave, de nombreuses preuves se partagent sur Internet que l’école de la république française enseigne la « théorie du genre » aux enfants. Cette « théorie du genre » qui consiste à transformer les garçons en filles et les filles en garçons. Et ce n’est pas tout, il serait question d’enseigner aussi la masturbation et l’homosexualité dés la maternelle. Non, mais vous vous rendez compte ? Oui, mais non…

La « théorie du genre » n’existe pas, comme l’a indiqué à mainte reprises à la fois la ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Najat Vallaud-Belkacem, mais aussi et surtout une grande part des chercheurs et chercheuses qui travaillent sur les questions de genre, entre autres choses. Et pour cause, on peut soit parler de concept de genre, ou soit plus généralement de plusieurs théories du genre ou même des genres. Car il ne s’agit pas là d’une théorie au sens de quelque chose qui n’aurait aucune réalité sûr quand on parle du genre. Le genre existe bel et bien, tout comme sa distinction avec le sexe biologique. Les études de genre, qui est le terme le plus sûr à l’heure actuelle si on veut parler de quelque chose en rapport à ce sujet, consistent à étudier les expressions du féminin et du masculin au travers des époques et des cultures de par le monde. Parce qu’effectivement, et c’est ce qui fait la réalité du genre, les conceptions de ce qu’est une fille ou un garçon, une femme ou un homme, varie et ont toujours variés dans l’histoire et selon les sociétés. Hors, nous sommes d’accord que la détermination biologique, à l’exception des personnes intersexes, n’a pas changé depuis des millénaires et peu importe d’où nous venons. C’est bien pour cela qu’il y a une différence entre le sexe et le genre, et qu’il existe des études scientifiques sur le sujet. Études qui soit dit en passant sont pluridisciplinaires et sont donc menées en sociologie, histoire, linguistique, médecine, architecture, philosophie, psychologie ou encore en science politique. De même, elles se font dans des pays divers comme les États-Unis d’Amérique du Nord, en France, au Danemark, au Chili, au Mexique, en Allemagne, en Inde, en Thaïlande ou encore au Kenya.

Il faut aussi bien comprendre une chose. Parler d’homosexualité lorsqu’on essaye de parler de quelque chose ayant un rapport avec le genre et plus précisément avec la transidentité, c’est une erreur. La transidentité et le genre n’ont pas de liens avec l’orientation sexuelle. D’autant que l’orientation sur le plan de l’attirance envers d’autres personnes n’est pas que sexuelle, mais peu être aussi romantique, et pas forcément en même temps. Le genre est comment l’on se perçoit par rapport au féminin et au masculin, et comme c’est influencé par la société dans laquelle vous vivez, et votre époque, mais que vous avez aussi la possibilité de ne pas adhérer plus spécialement aux mœurs de votre époque et de votre culture, rien n’interdit de ne pas y correspondre. C’est un sujet qui demande d’être décortiqué en plusieurs points pour bien le comprendre correctement. Et c’est bien pour cette raison que tout ce qui est dit sous le terme de « théorie du genre » est erroné et qu’il vaut mieux se pencher sur la réalité scientifique à ce sujet. Et c’est en réalité ceci qui intéresse les pédagogues et donc l’école.

Contrairement à ce que des personnes veulent faire croire à tout le monde, la ministre de l’éducation nationale n’a pas mentit. Ce qui est fait actuellement c’est de faire prendre connaissance aux jeunes de ce qu’on sait aujourd’hui sur le genre et nos identités. Il est aussi beaucoup plus question de tolérance par rapport à des faits tangibles, et scientifiquement soutenus. Il n’y a là aucune intention diabolique et encore moins à des fins financières ou de pouvoir. Du côté de la finance ou des empires commerciales, personne n’a semblé spécialement trouver d’intérêt à casser les stéréotypes de genre, les familles ou que sais-je. Au contraire, les publicités sont toujours aussi genrées, cisnormées, en plus d’être sexistes. Des marques de vêtements pour enfants, ou même de jouet autrefois mixtes dans leur communication comme LEGO par exemple, proposent des produits aussi genrées (LEGO Friends, rose et violet pour les filles). Bref, il semble que la théorie de la « théorie du genre » n’arrangerait vraiment personne parmi les puissants. Bon au pire, ça arrangerait bien le diable… ou les reptiliens 😉

J’aimerais bien qu’on m’explique un jour pourquoi les pensées du pape concernant les affaires publiques en France, pays laïque, qui a séparé l’Église et l’État, qui a toujours été cosmopolite, devraient avoir une quelconque valeur pour nous ? Sachant que ce « nous » ne recouvre pas que des chrétiens.

Quelques liens pour y voir clair :
– Lefigaro.fr : Le pape dénonce un manuel français de collège qui promeut la théorie du genre
– Rue89.nouvelobs.com : Au risque de radoter, la théorie du genre n’existe pas