Archives de catégorie : Mes sentiments face au monde

La stigmatisation des pauvres et « chômeux » – Partie 1 – Les discours politiques

Que ce soit dans les discours politiques, dans les discussions de repas de familles, ou entre ami.e.s, dans certains média, on peut entendre s’exprimer le rejet et la culpabilisation des pauvres, travailleux ou non, et plus encore des personnes qu’on qualifie de « chômeuses ». Plus que des discours blessants, la réalité des personnes précarisées est d’une violence inouïe. Cela malgré nos moyens humains et techniques.

Avant de commencer cet article, j’apporte une explication sur l’emploi du X à la fin de certains mots comme chômeux, par exemple. Il s’agit d’une proposition de neutralité de genre pour inclure à la fois les personnes s’identifiant plus tôt au féminin ou plus tôt au masculin, et aussi les personnes neutres ou fluctuantes dans leur genre.

Les discours politiques.

Le discours anti-pauvres et plus encore anti-chômeux n’est pas nouveau. On aura probablement tou.te.x.s entendu ce genre d’idée selon laquelle si les gens sont pauvres, c’est parce qu’iels ne travaillent pas, ou encore que les gens seraient peu ou pas motivés à travailler parce qu’il y aurait trop d’assistanat. Tant que ce discours restait épisodique et peu répandu, ce n’était pas bien grave. Mais, lorsqu’il se répand et se répète trop souvent, alors il produit un sentiment de malêtre pouvant malheureusement conduire au suicide parmi les personnes visées. Mais ce n’est pas tout, plus il est partagé, plus il participe à ouvrir des portes à des idées et actes politiques pouvant toucher tout le monde, à l’exception des riches.

Aujourd’hui, le simple propos tenu sans réfléchir de manière anecdotique est devenu une haine prenant des formes idéologiques. Les conséquences se manifestent à la fois sous forme d’attaques de structures sociales, de réformes des minima-sociaux jusqu’à des promesses électorales prônant presque leur disparition. On peut entendre que ne pas travailler assez serait la cause des problèmes de la nation, ce qui ne touche plus seulement les personnes qu’on qualifie de « chômeuse », mais bien toutes les personnes en âge de travailler. Et je dis en âge, même ce principe d’âge légal du travail est remis en question par moment, comme on a pu le voir durant le débat sur la loi El Khomeri.

Durant la campagne présidentielle 2017, on a pu constater qu’à part quelques candidats de gauche, comme le NPA, La France Insoumise ou autres, le sujet de la pauvreté ou du chômage n’a été abordé que pour monter les personnes les uns contre les autres et imposer la vision des « parasites » qui volent l’argent des « plus méritants » à cause d’un système d’assistanat. Les facteurs fondateurs de cette tendance sont la répétition de la croyance selon laquelle les caisses de l’État seraient vides, un chômage de masse qui augmente sans jamais trouver de solution, ou encore une redistribution des richesses totalement inégalitaire et qui ne revient pas aux travailleux.

Les conséquences de cette vision de la société se retrouvent non pas seulement dans la vie personnelle des personnes stigmatisées, mais dans le reste de la société par les choix des électeurices. Les parties ou idées politiques qui surfent épisodiquement ou régulièrement dessus proviennent de la droite dure, et de l’extrême droite. Si les discours de l’extrême droite donnent parfois l’illusion de s’inquiéter du sort des travailleux, ce n’est pas vraiment le cas des personnes qu’on considère comme ne travaillant pas, que ce soit vrai ou pas. Ce qui divise les pauvres en deux catégories, celleux qui travaillent et intéresse la droite de la droite, et celleux qui profiteraient des aides et qu’on doit détester parce qu’iels seraient une des causes de tout les maux. Mais ce n’est pas tout, un autre effet pervers de cette vision est qu’elle entretien l’idée selon laquelle le travail vous libère, le travail vous rend plus fort, le travail vous fait exister. J’en parlerais dans un autre article. Le travail peut tuer ou rendre malade, pas seulement lorsqu’on « en manque ». Les guillemets ne sont pas un hasard, et le prochaine article éclaircira cette utilisation en traitant du langage.

Sources :
– Le Point.fr : En France, le discours anti-pauvres se banalise

Bientôt, l’épisode 2 de No Comment…

Image qui sera utilisée pour la miniature de l'épisode 2 de No Comment...
Image qui sera utilisée pour la miniature de l’épisode 2 de No Comment…

Les images en face cam de l’épisode 2 de No Comment… sont tournées. Il me reste à chercher des images pour illustrer mon propos et ajouter des précisions dans ce que je dis, puis monter tout ça. C’est pour bientôt 🙂

Je parlerais brièvement de l’origine des oppressions humaines. Un message qui renseigne sur la piste principale permettant de comprendre la malédiction humaine et quelle voie pour s’en sortir 🙂

Individu de « race »… colorée ?

Le 18 octobre 2016, une alerte enlèvement a était diffusé pour retrouver une petite fille enlevée par son père dans l’Isère. Cette diffusion a provoquer des réactions en raison d’une formulation problématique. La description de l’homme contenait le terme « individu de race noire ». Choquée, j’ai voulu écrire là-dessus.

Le 18 octobre au soir, alors que je regardais le film Pompéi de Paul W.S. Anderson, une alerte enlèvement s’est affichée au bas de l’écran. En lisant l’alerte, j’ai remarqué un terme que je croyais appartenir au passé, ou éventuellement aux séries policières américaines. La description de l’auteur de l’enlèvement indiquait un individu de race noire. Il faut bien se rappeler, et c’était indiqué dans le message, que ce message provient du ministère de l’intérieur et a été relayé le plus rapidement possible par les média pour des questions d’efficacité. Le problème avec une telle erreur est qu’elle se répand avec peu ou pas de vérification, puisqu’il y a urgence, des personnes en danger potentiel, mais aussi que cela ne vient pas de n’importe qui. Mais, quel est le problème au juste ? Pour moi et pour d’autres personnes c’est évident, mais pas pour tout le monde, car l’information n’est pas forcément connu de tous.

Les races humaines n’existent pas, et si elles existaient, elles n’auraient pas de rapport avec la couleur de la peau. Ainsi, le problème n’est pas le mot « noire », car il aurait été tout aussi choquant d’écrire « race blanche » dans un tel message. Le problème est bien de laisser penser que le principe des races chez les humains a encore une réalité scientifique. Car en réalité, si à partir du 17ème siècle, une certaine science, plus politique que réellement scientifique poussait une hiérarchisation du vivant allant jusqu’à donner des valeurs aux individus en fonction de leurs origines géographiques et de leur morphologie, les sciences modernes ont démontré que tout ceci n’a finalement aucun sens.

Le racisme n’est pas directement la haine des autres, mais une idéologie se fondant sur l’idée qu’il existe des races chez l’être humain et qu’il y aurait une hiérarchie entre elles. Si cela n’est pas directement une haine des autres, c’est pourtant un bon terreau pour cette dernière et pour que subsiste des oppressions entre les êtres humains. La pensée raciste qui n’est pas limitée à la couleur de peau est très ancienne et se retrouve dans plusieurs cultures du monde. Durant l’antiquité, les peuples se distinguaient entre eux par la couleur des cheveux et des yeux, autant que par la peau, et associaient ces caractéristiques physiques aux tempérament des uns et des autres. C’est l’occasion pour moi de préciser que lorsqu’on prétend que la blondeur des cheveux est un signe de moindre intelligence, ou encore qu’on déclare ne pas aimer les roux, il est bien question de racisme.

Si le racisme aux allures scientifiques fit son apparition en Europe à partir du 17ème et 18ème siècle, avec le médecin et philosophe français, François Bernier, le naturaliste suédois, Carl Von Linné, le médecin, anthropologue et biologiste allemand, Johann Friedrich Blumenbach, c’est avec la colonisation qu’il devient le pilier d’une vision du monde encore aujourd’hui ancrée dans notre culture occidentale. Vision du monde qui justifiait ce colonialisme, mais qui aura, au milieu du 20ème siècle, permis le nazisme, et non pas la théorie de l’évolution de Charles Darwin, ni même le surhomme de Nietzsche. D’ailleurs ces deux personnages célèbres étaient opposés au racisme.

Les sciences modernes nous ont appris que dans l’espèce humaine, il n’y avait pas de race. La génétique par exemple nous montre que les différences entre les groupes humains sont très faibles comparé à d’autres espèces animales. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle, la notion de race s’applique à une partie du règne animal, et je dis bien une partie et j’expliquerais pourquoi après 🙂 Chez l’être humain, les différences comme la couleur de peau, de grandes jambes, etc… entre deux personnes représentent un ratio de 1/1000 de leur ADN et ceci peu importe d’où iels viennent sur la planète. D’ailleurs, ces différences génétiques ne proviennent pas d’une absence de tel ou tel gène. Pour parler de race, il faut qu’il y a des gènes propres à un groupe d’individu dans une espèce. D’autres disciplines scientifiques renforce le non-sens des races humaines, et c’est en expliquant pourquoi cela existe dans une partie du règne animal que je vais en donner un autre exemple.

En biologie, la notion de race n’a finalement de sens que dans l’élevage. Ce sont les animaux sélectionnés volontairement au fil du temps qui développent des gènes spécifiques. Ce phénomène ne se retrouve pas chez les animaux sauvages et quand il y a des différences notables, on parle de taxons et au-delà on parle de sous-espèce ou de populations. On peut donc dire que si les races existent, elles ont été inventé par les éleveurs. En quelques sortes, ce qui est une pratique maintenant soutenu par le specisme est ce qui permettrait la matérialisation de ce qui manque au racisme pour devenir valide. En effet, pour qu’il y ait des races humaines, il faudrait donc pratiquer la sélection artificielle des gènes, à la manière de ce qui se fait dans l’élevage. Ainsi, pour se justifier, le racisme a besoin de l’eugénisme, car c’est bien de ça qu’il s’agirait. Je pense qu’il n’y a pas besoin d’en dire plus pour comprendre la porter d’erreurs comme « individu de race noire » dans un message du ministère de l’intérieur, de « race blanche » dans la bouche de personnalités politiques, ou encore de notion de races humaines dans les discours d’intervenants médiatiques.

 

Cause animale et communication électoraliste #1 – Jean-Luc Mélenchon et les poissons

J’ai récemment écris un article sur ce blog à propos d’une intervention télévisée de Jean-Luc Mélenchon à l’occasion de la campagne électorale pour 2017. Ce qui avait attiré mon attention était entre autres la question de la constituante et du changement de système politique, du nucléaire, mais aussi la sortie des protéines animales. Et bien, j’ai envie de parler de la cause animale et de la communication électoraliste qui surfe sur ce thème.

Pendant longtemps, la cause animale n’était pas ce qui préoccupait beaucoup les politicien.e.s dans leur campagne électorale. D’ailleurs, que ce soit en politique ou dans les média, ce sujet était même soit totalement mis de côté, soit carrément moqué. Les seuls mouvements et partis politiques qui avaient un peu plus d’intérêt pour cette question étaient principalement écologistes, ce qui explique que les vegans sont souvent vu comme des écologistes avant tout autres idées politiques, fussent-ils de gauche ou de droite, voir d’extrême droite. Oui, des vegans d’extrême droite, moi aussi ça me choque, mais ça existe pourtant bel et bien 🙁

Depuis quelques temps, on assiste à l’apparition de propositions politiques de plus en plus en faveur des « animaux » et d’une réduction des protéines animales. Quand on est abolitionniste comme moi, on peut avoir envie de s’en réjouir et même de se remettre à voter, quand on est aussi abstentionniste, comme je le disais dans mon autre article. Mais, justement faut-il réellement se réjouir de cette communication ? Est-ce une communication sincère ou juste une manœuvre électoraliste ? Et surtout, est-ce qu’il s’agit là bel et bien d’éveil à la reconnaissance du specisme et une remise en question profonde de nos conceptions culturelles ou est-ce finalement du pur welfarisme ? Et bien, je vais essayer de faire une toute petite analyse de quelques informations glanées sur Internet, en essayant de faire un peu le tour des candidats qui communiquent là-dessus.

Pour les personnes qui me lisent et qui ne seraient pas coutumier.e.s du terme « welfarisme », en voici une explication. Dans la cause animale, le welfarisme devrait être le fait de tout faire pour le bien-être des animaux. Mais, ce terme est plus tôt utilisé pour désigner le fait d’améliorer le sort des animaux sans pour autant remettre en question ce même sort qu’on leur réserve. Cela passe par un discours amoindrissant la question de la cause animale, réduisant le sujet à ce qui dérange l’opinion public concernant le traitement des animaux et par des actions permettant de toujours exploiter les animaux à la manière de marchandises dont on reconnaitrait tout de même la sensibilité. A l’origine, le terme welfarisme vient des économistes et est une critique de l’État Providence qui, dans le capitalisme, apporterait des avantages très relatives aux travailleurs et travailleuses sans remettre en cause le productivisme et la compétitivité, ni même l’exploitation des classes laborieuses en elle-même. Ainsi, ces avantages donnent l’illusion d’un mieux être aux masses qui donc finissent pas ne plus réclamer mieux alors même qu’ils en auraient tout à fait le droit.

Ceci étant dit, voyons voir ce qu’il en est sur la question animale dans la campagne électorale pour la présidence de la république française. Je vais commencer par Jean-Luc Mélenchon et son mouvement « la France insoumise » puisque je m’étais interrogée dernièrement à son sujet. Dans l’émission « On n’est pas couché », le candidat du Front de Gauche avait terminé sa liste des 10 actions concrètes une fois élu, par la sortie des protéines animales. Contrairement à la plus part des personnalités politiques, on a pu le voir, déjà bien avant la campagne de 2017 dans des émissions d’une toute autre nature que l’émission de Laurent Ruquier, pour tenter de toucher tout les publics. Une stratégie qui est plus tôt intelligente et qui au fond colle bien à l’idée du représentant des citoyens et citoyennes qui peuvent aussi préférer des émissions comme « Touche pas à mon poste ». Ainsi, début septembre, on a pu voir Jean-Luc Mélenchon dans le magazine Gala, parler de sa salade de quinoa. Ce dernier confie faire une sorte de régime végétarien.
Gala.fr : Video Jean-Luc Melenchon – Les secrets de son régime.

L’ennuis est que lorsqu’il présente les ingrédients de sa recette il termine par des crevettes. Pour la sortie des protéines animales, ce n’est pas gagné. De plus, il précise bien qu’il a besoin de faire un régime minceur avant chaque campagne électorale. En effet, lors des présidentielles de 2012, Jean-Luc Mélenchon faisait souvent savoir qu’il suivait un régime pour s’assurer un bon sommeil et favoriser sa mémoire, entre autres. Et bien c’est toujours la même raison qui motive le candidat à suivre ce régime. D’ailleurs, il précise aussi deux choses. Il fait des efforts pour manger moins de protéines carnées. Et pas pour arrêter. Et de plus, c’est, je cite, « une bonne façon de militer contre la souffrance animale et contre un système de surproduction qui se fait au détriment de la viande de qualité ». Nous avons là deux indices indiscutables du welfarisme dans sa communication, c’est à dire militer « contre la souffrance animale », et non contre la mise à mort et la fin de l’exploitation. Et le deuxième indice est la viande de qualité, qui n’est autre qu’un message pour rassurer les éleveurs et bouchers. Pour finir, il faut rappeler que dans son programme, il met l’accent sur l’économie de la mer. Cette économie n’est pas uniquement axée sur les éoliennes offshores ou la culture des algues, mais bel et bien sur la pêche. D’ailleurs là encore, sa communication est très clair à ce sujet.

Je vais finalement faire cet article en plusieurs parties, car je vois que j’aurais beaucoup à dire pour faire le tour des candidats. Dans celui-ci, j’aurais pu y passer un peu plus de temps pour chercher d’autres choses concernant le candidat de la France insoumise. J’en reparlerais parce qu’il n’y a pas que des points négatifs à dire, mais là je voulais surtout répondre à l’enthousiasme un peu rapide de végés qui ne savaient pas tout à ce sujet 🙂

La théorie du genre à l’école ?

Le 2 octobre, au retour de son voyage dans le Caucase, le pape François a dénoncé la propagande de la « théorie du genre » à l’école française. S’en est suivit le retour d’une polémique tenu entre autre par les partisans de la manif pour tous. J’ai envie de réagir à ça aujourd’hui.

L’heure est grave, de nombreuses preuves se partagent sur Internet que l’école de la république française enseigne la « théorie du genre » aux enfants. Cette « théorie du genre » qui consiste à transformer les garçons en filles et les filles en garçons. Et ce n’est pas tout, il serait question d’enseigner aussi la masturbation et l’homosexualité dés la maternelle. Non, mais vous vous rendez compte ? Oui, mais non…

La « théorie du genre » n’existe pas, comme l’a indiqué à mainte reprises à la fois la ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Najat Vallaud-Belkacem, mais aussi et surtout une grande part des chercheurs et chercheuses qui travaillent sur les questions de genre, entre autres choses. Et pour cause, on peut soit parler de concept de genre, ou soit plus généralement de plusieurs théories du genre ou même des genres. Car il ne s’agit pas là d’une théorie au sens de quelque chose qui n’aurait aucune réalité sûr quand on parle du genre. Le genre existe bel et bien, tout comme sa distinction avec le sexe biologique. Les études de genre, qui est le terme le plus sûr à l’heure actuelle si on veut parler de quelque chose en rapport à ce sujet, consistent à étudier les expressions du féminin et du masculin au travers des époques et des cultures de par le monde. Parce qu’effectivement, et c’est ce qui fait la réalité du genre, les conceptions de ce qu’est une fille ou un garçon, une femme ou un homme, varie et ont toujours variés dans l’histoire et selon les sociétés. Hors, nous sommes d’accord que la détermination biologique, à l’exception des personnes intersexes, n’a pas changé depuis des millénaires et peu importe d’où nous venons. C’est bien pour cela qu’il y a une différence entre le sexe et le genre, et qu’il existe des études scientifiques sur le sujet. Études qui soit dit en passant sont pluridisciplinaires et sont donc menées en sociologie, histoire, linguistique, médecine, architecture, philosophie, psychologie ou encore en science politique. De même, elles se font dans des pays divers comme les États-Unis d’Amérique du Nord, en France, au Danemark, au Chili, au Mexique, en Allemagne, en Inde, en Thaïlande ou encore au Kenya.

Il faut aussi bien comprendre une chose. Parler d’homosexualité lorsqu’on essaye de parler de quelque chose ayant un rapport avec le genre et plus précisément avec la transidentité, c’est une erreur. La transidentité et le genre n’ont pas de liens avec l’orientation sexuelle. D’autant que l’orientation sur le plan de l’attirance envers d’autres personnes n’est pas que sexuelle, mais peu être aussi romantique, et pas forcément en même temps. Le genre est comment l’on se perçoit par rapport au féminin et au masculin, et comme c’est influencé par la société dans laquelle vous vivez, et votre époque, mais que vous avez aussi la possibilité de ne pas adhérer plus spécialement aux mœurs de votre époque et de votre culture, rien n’interdit de ne pas y correspondre. C’est un sujet qui demande d’être décortiqué en plusieurs points pour bien le comprendre correctement. Et c’est bien pour cette raison que tout ce qui est dit sous le terme de « théorie du genre » est erroné et qu’il vaut mieux se pencher sur la réalité scientifique à ce sujet. Et c’est en réalité ceci qui intéresse les pédagogues et donc l’école.

Contrairement à ce que des personnes veulent faire croire à tout le monde, la ministre de l’éducation nationale n’a pas mentit. Ce qui est fait actuellement c’est de faire prendre connaissance aux jeunes de ce qu’on sait aujourd’hui sur le genre et nos identités. Il est aussi beaucoup plus question de tolérance par rapport à des faits tangibles, et scientifiquement soutenus. Il n’y a là aucune intention diabolique et encore moins à des fins financières ou de pouvoir. Du côté de la finance ou des empires commerciales, personne n’a semblé spécialement trouver d’intérêt à casser les stéréotypes de genre, les familles ou que sais-je. Au contraire, les publicités sont toujours aussi genrées, cisnormées, en plus d’être sexistes. Des marques de vêtements pour enfants, ou même de jouet autrefois mixtes dans leur communication comme LEGO par exemple, proposent des produits aussi genrées (LEGO Friends, rose et violet pour les filles). Bref, il semble que la théorie de la « théorie du genre » n’arrangerait vraiment personne parmi les puissants. Bon au pire, ça arrangerait bien le diable… ou les reptiliens 😉

J’aimerais bien qu’on m’explique un jour pourquoi les pensées du pape concernant les affaires publiques en France, pays laïque, qui a séparé l’Église et l’État, qui a toujours été cosmopolite, devraient avoir une quelconque valeur pour nous ? Sachant que ce « nous » ne recouvre pas que des chrétiens.

Quelques liens pour y voir clair :
– Lefigaro.fr : Le pape dénonce un manuel français de collège qui promeut la théorie du genre
– Rue89.nouvelobs.com : Au risque de radoter, la théorie du genre n’existe pas

Jean-Luc Mélenchon pour 2017 ?

Dans cet article, je souhaite réfléchir avec votre aide sur quelque chose qui a tendance à me séduire, mais qui remet en question un choix qui est celui de ne plus voter. Ce qui me séduit ces temps-ci en politique, c’est un extrait d’un passage de Jean-Luc Mélenchon dans l’émission « On n’est pas couché » sur France 2, où il y expose 10 mesures qu’il souhaite accomplir à la présidence. J’aimerais en discuter avec vous.

Depuis plusieurs mois, je me sentais convaincu de ne plus aller voter, de m’abstenir. Non pas par paresse, mais bel et bien par rejet du système politique actuel, suite aux scandales, promesses non tenus, et même à l’histoire même de ce système qu’on qualifie de démocratique mais qui justement ne me convainc pas sur ce point. Je pensais que j’avais fais le tour de la question est que finalement, cette fois je deviendrais abstentionniste pour de bon. Et une fois de plus, je me surprends à vouloir donner une dernière chance à ce système suite à cet extrait de « On n’est pas couché » sur France 2 avec Jean-Luc Mélenchon et ses 10 premières mesures concrètes.

J’ai en moi depuis longtemps les graines de l’anarchisme, et plus je m’y intéresse, plus j’ai envie de creuser de ce côté. Jean-Luc Mélenchon est un homme de gauche, mais comme j’ai pu l’entendre dire de la bouche du philosophe, Michel Onfray, il s’agit d’un homme de la gauche de Robespierre. Il est vrai que le côté anarchiste n’est pas ce que je vois le mieux ressortir de monsieur Mélenchon, même si ce qu’il propose, avec la constituante et son départ une fois la constitution reconstruite par les citoyen.e.s, me semble aller dans le sens d’un tremplin vers une organisation anarchiste. Peut-être que je me trompe totalement, et j’avoue manquer cruellement de recule sur tout ça en réalité.

Je ne pourrais pas analyser avec pertinence tout ce qu’il propose dans ces mesures présentées dans l’extrait précédent. Par contre, ce passage où il dit s’en aller selon la constitution choisis par les citoyen.e.s est vraiment le point fort à mes yeux. Mais ce n’est pas tout. Par le passé, j’avais déjà partagé sur le web des extraits d’interviews, de discours de monsieur Mélenchon et j’ai voté pour lui au premier tour des élections de 2012. De même j’ai discuté sur le web avec des militant.e.s du Front de Gauche pour exposer ma volonté de participer aux idées et aux mesures pour la France et le monde, et j’avais été invité à venir au QG de campagne pour rejoindre les ateliers du mouvement. Mais finalement, je n’ai pas pu m’y rendre et la défaite aux élections m’avait démotivé. Aussi, j’ai pu interroger, toujours sur le web, Corinne Morel-Darleux, alors secrétaire nationale à l’écologie au Parti de Gauche à l’époque, au sujet de la place de la cause animale dans le programme et de la question de l’antispecisme, du végétarisme, du veganisme. Et je fus ravie de recevoir sa réponse et constater l’attention qu’elle portait à trouver du temps pour répondre aux citoyen.e.s qui s’interrogent.

Je suis donc très sensible aux idées proposées par le mouvement de Jean-Luc Mélenchon. C’est un fait. Pourtant, j’ai fini par m’éloigner de ce mouvement et me méfier de ce dernier, en grande partie influencée par l’abstentionnisme volontaire avec ces arguments contre le système électoraliste. Et me faire peur par la menace du Front Nationale, cible privilégiée pendant une période très récente de monsieur Mélenchon, comme d’autres, a tendance à me rendre plus méfiante. Je suis tout à fait consciente de la menace que cela représente, mais ce qui me gène franchement c’est que c’est aussi un outil efficace pour ôter toute idée de tenter autre chose que le bulletins de vote à notre niveau de simples électeurs et électrices. C’est bien le problème avec un tel système, c’est qu’il a ces parades pour se préserver et nous laisser dans un non-choix. Vous comprendrez donc, vous qui me lisez, que je sois mitigée et ne me précipite pas vers le vote, même si ces 10 mesures me séduisent.

Pour finir, ce qui m’a beaucoup séduit, parmi d’autres choses, est la dernière mesure proposée. Sortir des protéines carnées. Le rêve des vegans enfin mis clairement sur la table pour une élection présidentielle, de la part d’un parti qui a de la visibilité et plus de crédit qu’un autre parti que j’ai connu, mais dont je ne parlerais pas ici. Bon, cependant, dans l’extrait on ne sait pas si la question de l’antispecisme sera bien pris en compte, ou si cela reste une mesure anthropocentriste. Mais, c’est au moins une avancée qui me fait rêver en tout cas.

Il y a tout de même une mesure qui m’inquiète, et c’est celle juste avant, sur le nucléaire. Monsieur Mélenchon dit clairement vouloir sortir du nucléaire et faire du 100% énergies renouvelables. Je crains fort que nous passions à côté des potentialités qu’offre le nucléaire en terme d’énergie durable et fiable, pour l’abandonner au profit d’une conception irrationnelle, en raison des traumatismes générés par les bombes nucléaires, mais aussi les catastrophes de Tchernobyl et Fukushima. Que ferons-nous des projets de fusion nucléaire ? Ou encore des centrales à thorium qui ne demandent qu’à être développés pour faire leurs preuves. Et aussi, quelles alternatives nous permettraient d’envisager des projets à destination de l’espace par exemple ? Enfin, je ne suis pas bien sûr que le terme énergie renouvelable ait une quelconque réalité scientifique.

Voilà mon ressentis à ce sujet et je souhaite maintenant vous inviter à vous exprimer là-dessus. Donnez-moi vos arguments en faveur ou pas de ces mesures et du vote ou non. Je trouve que c’est une démarche importante pour faire des choix éclairés 🙂

Taper du vegan…

Cet article est le premier de ce blog qui entre dans la catégorie « Mes sentiments face au monde ». Dans ce genre d’article, je souhaite partager ce que je ressens face à des choses que je lis, vois, entends sur Internet ou ailleurs, mais toujours avec bienveillance et calme. Et aujourd’hui, le premier article va parler d’une chose qui me choque quand les gens parlent des vegans.

Hier, sur Youtube, Didi Chandouidoui, un vidéaste déjà bien connu et comptabilisant plus de 600 000 abonné.e.s, a publié une vidéo intitulée « COUP DE GUEULE VEGAN ». Dans cette vidéo, Didi, lui-même vegan, répond personnellement aux attaques qu’il a reçu de personnes se revendiquant du veganisme mais ayant des conceptions, ou en tout cas, des propos problématiques. Ce que dénonce Didi est une réalité qui existe depuis très longtemps au sein du mouvement vegan, mais aussi dans de nombreux autres mouvements, ou encore des religions, des partis politiques, etc… Ce problème est celui des coups de sang, des réactions émotionnelles incontrôlées, des exagérations, des argumentations mal maîtrisées, et pire encore, d’une forme d’obscurantisme, de dogmatisme ou de fanatisme. Ce phénomène nuit en effet au veganisme comme à toutes les causes qui en sont l’objet, et en plus de cela, lorsque vous êtes la cible d’attaques de personnes qui ont ce comportement, vous vous sentez blessé.e, découragé.e et pouvez même douter de votre propre choix si vous appartenez au mouvement en question, ou à détester ce dernier quand vous en êtes extérieur.e.

Si je partage depuis longtemps ce désarroi face à ces comportements délétères, je me sens tout de même blessée par certaines choses dans sa vidéo. Quand on la regarde, on entend bien que Didi tente de désamorcer les amalgames entre veganisme et comportements agressifs et dogmatiques. Pourtant, quelque chose ressort qui, je le crains, me semble contribuer au climat délétère autour et au sein du mouvement.

Sur la forme pour commencer, ou plus dans le format de la vidéo. Le format, dans le style de Didi, commence par une approche ironique, humoristique, du problème. Si cela peut avoir pour but de détendre un peu l’atmosphère vis à vis des personnes concernées par la vidéo, puisqu’elle a pour fonction de répondre directement aux personnes qui ont ce comportements et mentalités problématiques dans le veganisme et plus précisément aux attaques qu’il a reçu. Cet ironie prend tout de même un ton très moqueur et finalement suscite plutôt l’envie de se braquer et donc de ne pas se remettre en question. C’est bien dommage finalement, puisque nous aurions bien besoin de convertir ces comportements malsains en quelque chose de plus sain pour éviter la division et augmenter nos forces pour mieux convaincre.

Sur le fond, il y a cette expression « les vegans » utilisé systématiquement de façon généralisatrice et avec des conceptions négatives. C’est quelque chose que je vois beaucoup sur Internet et ailleurs. Ainsi, on peut entendre dans la vidéo des choses comme « Si vous mangez de la viande, aux yeux du vegan, vous êtes de la grosse merde ». Ici, c’est plus tôt pour ridiculiser les amalgames et les préjugés envers les vegans, tout en répondant toujours à l’incohérence de certain.e.s militant.e.s. Pourtant même si le caractère ironique est souligné par l’auteur, les commentaires témoignent de la persistance de ces préjugés et une sorte de confirmations, plus tôt que le contraire. Ce qui me choque dans les propos tenu ça et là sur le web concernant les vegans, c’est cette façon d’attaquer les personnes en les affublant d’une étiquette. Parfois le mot vegan suffit à être assimilé à une insulte, et d’autres fois on ajoute le terme « radicaux » ou « extrémistes ». Si les comportements délétères dénoncés ici sont extrêmes, il y a tout de même un grand pas à faire pour faire des personnes concernées des extrémistes. Ainsi, c’est le même genre de pas que l’on fait de nos jours envers les musulmans, en raison de l’actualité géopolitique et sociale. Et si ce genre de parallèle dérange, c’est pourtant bien ainsi qu’il est ressenti par des vegans, n’ayant pourtant rien à voir avec le problème cité au départ, dans leur vie quotidienne ou sur le terrain.

Ce qui me dérange dans cette vidéo, mais aussi la plupart du temps, c’est finalement à la fois la stigmatisation des vegans dont on oublie facilement qu’ils et elles sont des personnes. En tant que telle, une personne a ses raisons de s’énerver, d’exagérer, se tromper. Le sujet du veganisme est de vivre en respectant l’idée de cesser l’exploitation animale et de ne plus renier leurs droits fondamentaux dans la mesure ou nous nous sommes arrogés ces mêmes droits. Et puis, la majorité du temps, on devient vegan parce qu’on est une personne sensible, voir très sensible. Forcément, comment réagit on lorsqu’on chatouille un peu trop fort ou qu’on renie l’idée d’un changement nécessaire face à quelque chose qui nous semble intolérable ? Rarement avec une envie de faire des câlins. Mais, comme nous, humain.e.s, ne sommes pas parfait.e.s, nous avons aussi nos débordements. Donc sans excuser, voir justifier, des comportements et discours délétères, on peut au moins tenter de faire la part des choses, prendre du recule sur tout ça et réfléchir à de meilleurs réponses envers certaines personnes qui dérapent. Au moins pour ne pas d’une certaine façon, participer à cette mode du tabassage de vegan en règle.

Il y a une idée prononcée deux fois dans la vidéo, c’est que chacun mangent ce qu’il veut dans son assiette, ou fait ce qu’il veut. Je ne suis pas d’accord avec ça. Objectivement, on peut dire que oui, mais dans une certaine mesure seulement. Hors, nous ne vivons pas dans l’extrême, et je trouve cette idée aussi extrême que l’idée que l’être humain serait herbivore (ce qui n’est pas le cas). Mais, j’ai envie d’en parler dans un autre article, car celui-ci est déjà trop long 🙂

En écrivant cet article, j’ai revisionné la vidéo de Didi et me suis rendu compte que l’humour qui s’y trouvait passait mieux. Il faut préciser que la vidéo d’Absol en réponse à ce qu’il qualifie lui-même de « vegans radicaux », et favorisant plus encore la tendance à « taper du vegan », est encore frais dans ma tête. Ça me confirme que tout est question de moment, de contexte, de vécu quand il s’agit de percevoir un message. C’est pour ça que j’ai eu envie de proposer un point de vue différent sur ce sujet, en essayant de prendre les réactions de chacun.e en compte en fonction des émotions, des raisons qui nous est propre. Je trouve que c’est important pour cultiver la paix.