Installation de FreeBSD effectuée avec succés

Et voilà, FreeBSD est installé sur mon ordinateur de compétition, et ça n’a pas été du premier coup. Pour ce premier article dans la catégorie FreeBSD, j’ai envie de vous résumer ce qui s’est passé et comment j’ai résolu un problème lors du reboot du système 🙂

Tout d’abord voici le contexte. Mon ordinateur est un MSI au nom commercial GT72S 6QE Dominator Pro G. Un ordinateur portable spécialisé pour le gaming avec des technologies dernière génération. J’ai eu envie d’installer dessus un système d’exploitation libre et open-source. Linux était intéressant, certes j’avais rencontré des problèmes, mais avec de la persévérance ça aurait sans aucun doute pu se régler. Comme je le disais dans mon compte-rendu tourné de façon humoristique, FreeBSD m’attirait et donc j’ai préféré ne pas insister avec Linux et tenter ma chance avec le daemon 🙂

Sur cet ordinateur, j’ai un SSD et un HDD. Pour exploiter les avantages du SSD, et en même temps éviter d’user ce dernier à coup d’écritures intempestives, j’ai décidé d’installer la base du système d’exploitation sur le SSD, c’est à dire les slices (partitions sur FreeBSD) boot, / et /usr sur le SSD, et le reste sur le HDD, c’est à dire swap, /var et /tmp. Oui sur FreeBSD, je n’ai pas vu de référence au slice /home comme sous Linux.

Mes premières tentatives avec table de partitions en MBR donnaient des soucis avec GRUB. Bon là, je ne pourrais pas trop vous dire si c’était normal, parce que j’avais l’impression que c’était le vieux GRUB des Linux précédemment installés, mais ça ne devrait pas parce que j’avais effacé totalement mes disques durs pour refaire les slices. Enfin bref, comme mon ordinateur pourrait passer à du BIOS EFI si j’en ai besoin plus tard, et puisque le MBR connait des limitations en nombre de partitions/slices, j’ai opté pour l’essai de tables en GPT. Et je me suis sentis plus sereine pour faire mes magnifiques slices avec leur labels et leurs points de montage tout propres.

Au cours de l’installation, j’étais sensé pouvoir accéder à la configuration du réseau pour avoir Internet, mais comme c’était déjà le cas en LiveCD, ma carte réseau n’était pas reconnue. Ce soucis est lié au fait que ma carte est trop récente et qu’il faut donc utiliser un driver spécifique qui forte heureusement existe en version libre 🙂 On peut le trouver pour Linux, mais ayant déjà testé le LiveCD de GhostBSD, je sais aussi que ça fonctionnera pour FreeBSD. Me voilà rassurer pour la suite. En attendant, je fais sans Internet (enfin, je l’ai sur mon autre ordinateur, sinon pour les infos et pour vous écrire, je ne serais pas rendue x) ).

J’ai créé une utilisatrice qui n’est autre que moi-même. Je me suis invitée dans les groupes operator et wheel au minimum. Mot de passe admin et login/mdp pour ma session. Quelques services intéressants comme la souris en ligne de commandes (ça sert dans certains programmes qui simulent une interface pseudo-graphique en mode texte) et d’autres trucs. Et enfin, arrive la fin de l’installation et je reboot 🙂 Et… patatra, le bootloader ne reconnaissait pas le SSD :s Si vous rencontrez ce problème, ou passez par un moteur de recherche, voici ce que j’ai eu à l’écran :

gptboot: No /boot/loader on 0:ad(0p2)
gptboot: No /boot/boot/kernel on 0:ad(0p2)

Ensuite, il est demandé d’entrer le slice contenant le root après « Boot: », mais si dans certains cas réécrire X:ad(XpY) avec Y égal au bon slice et X, le bon disque, dans mon cas, ça ne fonctionnait pas. Et de plus cette solution est temporaire. En effet, le problème ici est que le SSD n’est tout simplement pas pris en compte par le bootloader. Il faut donc lui dire d’activer la prise en compte de ce dernier pour pouvoir booter dessus 🙂

J’ai voulu le faire après installation avec le LiveCD, puisqu’il m’était impossible d’accéder au système sans bootloader fonctionnel. Enfin en tout cas, je ne sais pas le faire. J’ai songé à monter le slice du SSD pour pouvoir accéder au fichier de configuration du bootloader, mais je n’y arrivais tout simplement pas. Je ne sais pas très bien si je n’avais pas les droits appropriés, ou autre chose. Donc, j’ai choisis la seule option que j’ai trouvé, recommencer l’installation de FreeBSD et accéder au shell à la fin avant de rebooter 🙂

Une fois l’installation terminée, l’installeur de FreeBSD demande si l’on souhaite accéder au shell pour procéder à quelques configurations, ajouter des paquets, etc… Une fois accepté, j’ai ouvert le fichier loader.conf avec vi de cette façon :

vi /boot/loader.conf

Une fois dans vi, ce fut l’occasion pour moi d’apprendre à manipuler ce programme. J’avais un peu l’impression de manipuler de la nitroglycérine parce que c’est assez particulier comme vous pouvez le voir dans ce lien : http://home.gna.org/unix-initiation/website/node192.html
J’ai ajouté dans le fichier loader.conf qui était vierge, les deux lignes suivantes :

nvme_load="YES"
nvd_load="YES"

C’est deux lignes indiquent au bootloader qu’il existe un disque avec un format /dev/nvdX et pour que cela fonctionne il ne faut pas oublier d’accéder au namespace nvme. Le HDD en tant que disque ATA utilise un fomat /dev/adaX, et par défaut c’est ce format qui est utilisé par FreeBSD si on ne lui dit rien. D’où l’importance, dans mon cas, de passer dans le shell pour configurer le bootloader après installation avant le premier reboot 🙂 Dés que j’ai enregistré les modifications et lancé un reboot, tout a fonctionné à merveille 😀

Bon, un autre soucis s’est présenté. Le slice /usr semble rencontrer un problème indiqué ainsi par le système :

THE FOLLOWING FILE SYSTEM HAD AN UNEXPECTED INCONSISTENCY:
        ufs: /dev/nvd0p3 (/usr)

Du coup, je ne peux pas accéder à ma session personnelle. Heureusement, à la place FreeBSD me donne accès à une session en solo pour me permettre de procéder aux corrections. Il me reste à comprendre ce problème et à apprendre à le corriger :p Ahhh, je suis trop fière de moi 😀

Les liens utiles qui m’ont aidés :

2 réflexions au sujet de « Installation de FreeBSD effectuée avec succés »

  1. Les entrées insérées dans «/boot/loader.conf» indique en fait un driver à charger *avant* d’amorcer (contrairement à «/etc/rc.conf» ).

    Le pilote étant chargé, l’amorce peut créer les entrées idoines dans «/dev» lorsqu’un périphérique peut y être attaché.

    Pour les modifications à venir, préférez «/boot/loader.conf.local».

    A lire ce compte rendu, je crois qu’il est temps que l’on pense sérieusement à remonter feu le wiki «Diablotins.org».

    Enfin, la traduction française de la documentation est sérieusement obsolète.

    1. Merci pour ce retour 🙂
      Et oui, un wiki qui donnerait beaucoup d’informations pour maîtriser l’OS serait vraiment bienvenu 😀

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