Le gauchisme mental, cette maladie qui rend immortel

Si vous avez vu mon précédent compte-rendu – Dépression, plus envie, début de la fin – Vous savez donc que je suis dépressive. Bon, je crois l’avoir déjà dit plusieurs fois en fait, mais bref. Et si vous avez suivit les compte-rendus précédents, vous avez du constater que j’ai un attachement à la vie plus fort que ce que la maladie peut faire sur mon cerveau. Même à l’époque de mon anxio-dépression sévère, quand je me suis écroulée au sol en larme devant mes parents impuissants, et que je ne pouvais plus sortir du lit, je n’ai jamais pu me résigner malgré les pensées horribles et les cauchemars. J’ai une sorte d’entêtement à résister à l’appel de la mort. La mort, je ne l’aime pas vraiment. Je suis hédoniste assumée, à tendances dilettante, idéaliste et c’est peut-être ça qui me maintient en vie. En effet, quand on aime se faire plaisir et faire plaisir aux autres, quand on se souvient des plaisirs qu’on a déjà expérimenté, quand on a tendance à ne pas prendre trop au sérieux les idées de travail pour exister, faire des efforts tout le temps, jeune dynamique, tralalala, et qu’en plus on a tendance à croire en des valeurs progressistes plus que toutes ses obligations bien droitardes et tous ces principes qu’il faudrait suivre de façon bête et discipliné, sans se poser la moindre question, et bien je constate que l’esprit résiste. Ces caractéristiques psychologiques sont, je le crois, une sorte d’immunité contre les pulsions de mort. Bon, j’aimerais que ce soit aussi le vaccin contre les autres symptômes de la dépression, comme la fatigue chronique, la tendance à ne pas se sentir impliqué dans sa vie, etc…

Attention par droitard, j’entends l’extrême droite, les identitaires, les nationalistes, etc… Pas nécessairement des personnes qui ont des avis différents sur des idées économiques et financières qu’on qualifie de plus tôt à droite, mais qui ont pourtant des arguments forts intéressants et utiles. J’ai vu sur Twitter, des droitards parler de gauchisme mental contre plusieurs personnes qui dénonçaient des situations inacceptables comme la guerre, le racisme, les gens qui se tuent à la tâche, avalent de l’alcool, des antidépresseurs, fument, etc… parce qu’iels n’en peuvent plus, etc… Le droitard est un individu profondément égoïste et méchant, qui ne peut s’empêcher d’attendre des autres qu’iels meurent dans les pires souffrances pour satisfaire son petit confort personnel. Et tout ceci en vous racontant des mythes et légendes sur une France blanche, catholique, une terre chrétienne exclusivement, et des rois formidables et parfaits. Et donc pour elleux, nous souffrons d’une sorte de maladie que serait le gauchisme mental. Et bien cette soit disant maladie me sauve régulièrement la vie face à une autre maladie que ces individus nient, la dépression. Comme je l’ai dis au début, c’est justement mon goût pour le plaisir et le bien-être de moi-même mais aussi des autres qui vaccine mon esprit contre les pulsions de mort. Étrangement, je suis vegan. Étrangement, je suis contre la peine de mort. Étrangement, je souhaite profondément le bonheur des autres autant que le mien. Étrangement, je préfère qu’on trouve le moyen de loger, nourrir et soigner les migrants, et aussi dans la mesure du possible, régler les problèmes dans les pays en guerre, pour que leur vie redevienne plus stable et sécure. Bien sûr, il en est de même pour les SDF de tout origine. Etc… Remarquez comme tout ceci est plus tôt du côté de la vie, et contre la mort. La mienne mais aussi celle des autres, animaux non-humains inclus.  Si je m’autorise à rêver un monde plus juste, c’est pour mieux survivre et trouver la force d’y contribuer. On survit beaucoup moins quand on se renferme sur soi-même, hait les autres, tout en s’interdisant pas mal de choses car il suffit de voir la propension des droitards à mettre en avant les interdits religieux et n’utiliser leur liberté que pour vanter les soit disant mérites d’un monde fasciste, c’est à dire sans liberté pour personne. Je pense qu’il faut se dégouter soi-même pour être ainsi. Si tu ne t’aime pas, tu ne peux prétendre aimer les autres. Tout comme si tu ne t’aide pas, il en sera tout autant envers les autres. Au mieux, si tu veux aider, tu n’aideras pas, mais aggravera les choses, jusqu’au jour miraculeux où tu comprendras que tu ne voulais pas aider l’autre, mais juste te satisfaire d’une image illusoire de sauveux et compenser cette frustration que tu traine depuis des années.

La dépression me fait souffrir et ronge tout les jours mes projets, mes actes, mais elle ne parvient pas à me tuer. Car le gauchisme mental, ahahah, m’immunise contre le désir de mort 🙂

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