Ma santé mentale en ce moment – Partie 1

Comme je le disais sur Twitter, il n’y aura pas de compte-rendu cette semaine, et il n’y en a pas eu la semaine dernière. J’ai fais des trucs, un peu, mais j’en parlerai plus tard. Aujourd’hui, j’ai besoin d’utiliser mon blog pour parler de ce qui ne va pas pour moi depuis quelques mois. Je vais oublier des choses et j’aurai du mal à exprimer de façon exhaustive mon mal être. De plus, je ne préfère pas donner de détails sur les gens, les lieux et situations où il s’est passé des choses qui m’ont énormément affectées. Je sais que des personnes qui me liront sauront de quoi il s’agira lorsque j’en parlerai. Mais, je ne souhaite pas revenir encore et encore sur des histoires qui ont fait de gros dégâts sur des amitiés et sur le moral de beaucoup de personnes. Je vais aussi  me confier à vous, parce que j’ai besoin de parler de ça. Il est à noter qu’il y a des réactions de ma part qui ne se résument pas à la dépression, mais peuvent être vécu par tout le monde, à cause de circonstances stressantes et fatigantes. C’est pourquoi, je ne vais pas parler que de dépression, même si ça joue un rôle, mais surtout parler de ce qui m’est arrivé et mon incapacité à gérer ça. Une dernière précision. Ceci est mon blog, j’y parle de ce que je veux, et si quelqu’un estime que je me plains trop, j’entends la critique, mais il faut bien un espace pour déballer mes sentiments et je peux au moins me le permettre ici.

Après cette longue introduction, commençons. Je ne saurais pas dire où commencer. Je vais donc dire depuis quelques semaines, j’ai eu de plus en plus besoin de me confier sur mon mal être qui augmentait avec des hauts et des bas. je vais commencer vraiment à il y a plusieurs mois. Je me suis retrouvée dans une situation qui m’a mise très mal à l’aise, en allant chez une amie que je connaissais il y a longtemps et est réapparue dans ma vie. J’avais l’impression qu’on se rapprochait, elle me disait des choses assez claires sur le fait qu’elle était heureuse de m’avoir retrouvé. On a discuté et rigolé par messagerie instantanée, on militait sur Twitter et se soutenait en message privé, et on a fait quelques vocaux sur Skype. J’ai pu donc entendre sa voix pour la première fois, et assez rapidement, j’ai sentis que je me sentais bien en sa présence. J’ai remarqué que je voulais de plus en plus lui parler en vocal, ce qui n’était pas toujours possible. Et puis… j’ai ressentis des papillons :$ Oui j’ai crushé et pas qu’un peu sur elle. Je n’étais déjà pas indifférente par le passé, mais on n’échangeait pas à ce point à l’époque. Pour éviter de faire des erreurs que j’ai pu faire à quelques moments, je ne vais pas donner de détails concernant cette personne, notamment sur les raisons qui rendaient impossible la réciprocité des sentiments. Il y a des choses qui ne se font pas, et j’ai le sentiment que dernièrement j’ai pas mal merdé sur ce point. Donc, maintenant je serais plus discrète sur certaines informations qui ne me concerne pas et qu’on ne m’a pas autorisé à dévoiler. Du coup, comme vous l’avez compris, mon crush était unilatéral. Je l’ai su chez elle, en vacances. A ce moment là, j’ai fais une erreur. Je me suis persuadée et ai voulu persuader tout le monde que je pouvais passer à autre chose rapidement, laissant entendre que ce n’était pas des sentiments si forts que ça. Je n’ai pas fait ça par orgueil, mais par peur de mettre mal à l’aise. En bref, je me suis sacrifiée pour le bien des autres. Ouai, en vrai, ça pu du cul.

Ce qui m’a mise mal à l’aise, comme je le disais au début, c’est que d’une part je crushais sérieusement pour mon amie, mais qu’en plus, nous étions en vacances chez elle … avec son amant. Je n’en dirais pas plus là aussi. Ce qu’il faut seulement savoir, c’est que forcément, j’ai vu des comportements assez évidents entre deux amants, comme des câlins, des bisous, etc… Et j’ai du assister à ça pendant deux semaines, sans possibilité de partir plus tôt, pour ne pas payer plus cher mon train vers chez-moi. Car j’étais très loin de chez mes parents. Je vais m’arrêter là pour cette histoire. Je faisais presque tout les soirs une balade avec mon amie et à un moment, je lui ai dis que je l’aimais beaucoup. En vrai, ça faisait quelques jours déjà qu’elle savait pour mes vrais sentiments et qu’elle m’avait fait comprendre que ce n’était pas possible entre nous. Cette fois là, elle m’a prise dans ses bras, avec un grand sourire, et m’a dit qu’elle aussi m’aimait bien. Nous étions amies, et c’était bien. Le truc est que j’étais gênée par une ambiguïté en moi. Je ne comprenais pas cette ambiguïté, et pensais que c’était parce que je tentais de refréner mes sentiments réels pour laisser place à une belle amitié. Je n’ai pas compris donc à ce moment là. C’est plus tard que j’ai remarqué des indices et surtout en ai appris plus sur les différentes formes d’amour. Je savais qu’il y avait l’attirance sexuelle et l’attirance romantique qui étaient distincts. Il existe d’autres attirances, mais je ne maîtrise pas le sujet. J’ai compris que j’aimais vraiment mon amie. En gros, je serais tombée amoureuse si la réciprocité avait été possible. Mais, je n’avais pas d’attirance sexuelle pour elle. Et même si ce n’est pas la première fois que ça m’arrive, je suis toujours autant déconcertée par ce sentiment. J’ai vécu ça plusieurs fois au collège, au lycée, et à la fois pour des filles que pour des garçons. Et ça aussi, il y a longtemps, ça me déconcertait, parce que je n’étais pas instruite sur l’univers LGBTQI+.

Bref, je reviendrai là-dessus. Mais autant dire que psychologiquement, j’étais en pleine remise en question, moi qui me savait femme transgenre et avait compris qu’il y avait quelque chose de pan-quelque chose chez moi. Pour revenir à mon amie, je n’étais pas bien, et j’ai fais des crises d’angoisse dans la salle de bain. Oui parce que je me cachais quand ça arrivait. Une fois revenu chez mes parents, il faut savoir que je retournais dans mon identité d’homme. Malheureusement, je vis en zone transphobe, rétrograde, etc… Chez mon amie, je pouvais être en robe, maquillée, être appelée Audrey, etc… De plus, je pouvais échanger des câlins avec mon amie, et des regards complices. Donc, affection, tendresse et queerness. Le retour fut donc douloureux moralement et j’ai eu un épisode dépressif léger. J’ai eu grandement besoin d’attention, ce qui m’arrive dans ces périodes. J’en reparlerai aussi, parce que ça me rend potentiellement chiante pour les autres. Quand je suis dans cet état, j’ai parfois l’impression que les gens vont m’abandonner, ou ont quelque chose contre moi. J’ai envoyé un message culpabilisant à mon amie, puis me suis excusée, elle a compris le contexte dans lequel j’étais, mais bon, j’ai qu’en-même eu une discussion teintée de moralisation mal placée avec son amant. Je rappelle que même si la dépression n’excuse pas tout, elle explique pas mal de choses, et aussi que lorsqu’on entre dans un certain état mental et qu’on déraille, non, on ne peut pas facilement s’empêcher de faire la connerie qu’on va faire. Et c’est pour ça que la dépression peut faire le vide dans votre entourage. Vous vous sabotez et les gens ne supportent plus vos sorties de route. Bref, j’ai mal supporté cette leçon de morale inappropriée vis à vis de ma maladie, mais j’ai essayé de ne pas me fâcher avec le monsieur. Malheureusement, peu de temps plus tard, mon amie, atteinte aussi de dépression, a commencé à se faire rare, et est parti sans un mot. Pendant des mois, je lui envoyais quelques messages (son anniversaire, ma colocation pour 5 mois, etc…), mais silence radio. J’ai eu très mal, parce que je l’aimais.

Ma dépression a commencé à augmenter en intensité, et j’étais assez mal pour m’en plaindre ici et sur Twitter. D’autant plus que ce n’était pas tout. J’avais laissé sur Twitter une annonce pour trouver une colocation. Assez rapidement, des transphobes l’ont vu passer et se sont acharnés sur moi. J’ai donc subit un harcèlement de masse durant quelques jours du mois de mars. Beaucoup de gens sont intervenus et se sont abonnés à mon profil. J’ai reçu beaucoup de soutiens et des gens ont découvert, outrés, la transphobie. J’ai prétendu que cela ne m’affectait pas, mais si j’arrivais à gérer, le mélange entre ça et la perte de mon amie (dont je ne sais toujours pas ce qu’elle est devenue aujourd’hui) m’ont fortement affaiblit. Je me sentais très mal. C’est à ce moment là que je me suis réintéressée un peu à la Wicca. Là je vais dire des choses irrationnelles et je le sais très bien, mais j’assume. J’ai eu besoin de trouver du réconfort dans la magie blanche. Quand on est dans un très mauvais état moral, et qu’on se sent bloquée, on peut, ça dépend des gens, se tourner vers les croyances. Les divinités en particulier. Je savais que je n’avais pas le droit de modifier la situation directement par la magie. Mais, par contre, je pouvais me souhaiter du bien et essayer de faire le bien pour les autres. Et j’ai donc essayé en faisant des incantations pour rendre la vie de mon amie plus belle. Une bénédiction quoi. Même si je n’ai pas de nouvelles, j’espère que du bien lui est arrivé. Ensuite, j’ai tenté de savoir ce qui s’était passé. Je me sentais coupable. Je croyais que j’avais dit ou fais des choses qui l’avait rendu plus mal encore. Étant donné qu’après être rentrée, dans mon mal être, j’avais laissé un message pas top, je craignais que ça ait entamé son moral. Même si après ce message, et mes excuses, elle avait semblé avoir laissé ça derrière elle et qu’on se parlait encore bien, même si c’était moins souvent parce qu’elle était très prise à ce moment là, je n’étais pas sûre sur ce coup. J’ai donc eu besoin de savoir ce qu’il en était et j’ai tenté d’utiliser des symboles runiques. On sent à quel point j’étais préoccupée, pour en arriver là. Bref, je ne rentrerai pas dans les détails à ce sujet car je ne suis vraiment pas sûre qu’il faille y prêter intérêt, et ce n’est pas ce dont je veux parler ici. Cependant, quelques prédictions vont faire la transition vers les prochaines parties de cette confidence que je vous fais. Une prédiction m’a parlé de quelqu’un que je dirais assigné homme, qui m’aidera à rencontrer d’autres personnes. La prédiction disait que je connaissais cette personne, mais je n’ai pas pensé à ellui à ce moment là. Enfin, une autre prédiction m’a indiqué que quelqu’un me proposerait une colocation mais aussi qu’il y aurait des soucis qui vont affecter plus encore ma santé mentale. Tout cela sera dans la deuxième partie, puisque tout c’est enchaîné en un temps très court.

PS: Oui bon finalement, j’ai parlé de ces prédictions, alors que je disais que ça n’avait peut-être pas d’intérêt. Mais bon, ça faisait la transition et puis, ça m’a marqué hein. Et puis, j’ai gardé pour moi d’autres prédictions.

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