Ma santé mentale en ce moment – Partie 2

Je commence à me sentir mieux, et j’ai donc de moins en moins besoin d’en parler. Je crois que commencer à m’exprimer sur ce que j’ai ressentis ces derniers mois me fait du bien. Ce n’est pas la seule raison de l’amélioration de mon humeur. J’aimerais en parler, mais là, je vais plus tôt continuer à m’exprimer sur le sujet initial. Je verrai si j’enchaînerai sur une note concernant cette remonté de moral. Attention, par contre, c’est peut-être temporaire.

Suite à ce qui s’était donc passé dans la première partie, j’ai ressenti un mal être qui concernait la visibilité de mes créations, et aussi un manque affectif et amical. Je ne me souviens plus très bien ce que j’avais dit sur Twitter, mais c’est sur ce réseau social que je l’ai exprimé. Ah ça me revient. Je l’avais notamment exprimé sur ce blog sous la forme d’un compte-rendu peut-être. Pour améliorer ma vie et mon état de santé, j’avais grandement besoin de partir de chez mes parents, me permettant ainsi d’entamer ma transition de genre, et aussi peut-être de faire évoluer ma vie amicale et sentimentale si cela était possible. Pour ce faire et surtout aussi pour que cela dure, il me fallait et il faut toujours, si l’on veut un certain confort de vie, de l’argent. Pas des milliers d’euros, mais juste de quoi vivre décemment sans se soucier de la fin du mois. L’ennui est que cela fait des années que je n’arrive pas à créer la moindre source de revenu. Sur mon Tipeee, plus personne ne faisait de dons, et en fait, côté production, j’étais à plat. Je me suis donc exprimée, déprimée, et ai même parlé de mon intérêt pour les cryptomonnaies. Je sentais que j’allais vraiment trop mal, et j’ai reçu quelques messages de soutien. Parmi eux, une personne m’a proposé de rejoindre son Discord. Un lieu bienveillant où me ressourcer et me changer les idées. J’y suis allée et petit à petit, mon moral est remonté, même si cela n’efface pas la dépression et l’anxiété.

Assez vite, j’ai pu passer sur en vocal, et les habitué.e.s et moi passions de très bons moments. Je m’y suis tout de suite sentis bien. Je ne donne aucun détail sur le lieu, ni sur les activités, mais j’y passais de très bons moments. Puis, en avril, je crois, une proposition de colocation m’arrive et très vite, j’ai pu envisager de partir pour 5 mois, loin de chez mes parents. Ce n’était pas l’idéal, mais j’espérais qu’après cette période, j’obtienne d’autres opportunités et que, forte d’un meilleur moral et d’un sentiment que les choses se débloquaient, je puisse améliorer mon travail d’artiste et mes finances. Je ne connaissais pas ma future colocataire et ne savais que quelques trucs pour me rassurer. Je me suis donc préparée comme il se doit, et je suis parti à Dijon par le bus. Avant cela, j’avais pris une chambre d’hôtel pour quitter la maison plus tôt en raison de soucis avec les transports, et j’ai pu passer un après-midi avec ma meilleure amie qui m’avait invité au cinéma pour fêter ça. Ensuite, dés mon arrivée à Dijon, alors qu’il n’avait pas été question de conditions particulières pour que la colocation se passe bien, sachant que je suis très fatiguée par le voyage et qu’il est tard, ma colocataire me parle de recherche d’un travail. Et en fait, c’est un sujet qui me met l’angoisse, sachez-le, d’autant que je suis reconnue travailleuse handicapée ne pouvant pas faire n’importe quel job. Ça commence donc déjà mal. Le plus dérangeant pour moi, même si ça partait d’un bon sentiment, c’est qu’elle me présentait les choses comme un service qu’elle allait me rendre. J’ai eu un mauvais pressentiment sur mon degré de disposition de ma vie à ce moment là. Et j’ai eu très vite l’occasion d’en avoir la confirmation. Au bout de quelques jours, elle m’a faite m’asseoir sur le canapé, elle sur sa chaise de jeu (plus haut donc, ce qui lui donnait l’ascendant sur moi), et m’a déballé un discours moralisateur avec condition pour rester dans l’appartement. J’étais sidérée, je cachais à la fois mon angoisse et ma colère. Elle m’annonça que pour le prochain mois, elle ajoutera une nouvelle clause indiquant que j’ai l’obligation d’entamer une démarche de recherche d’emploi et apporter les preuves de mes démarches. Donc, pour rappel, il s’agissait d’une colocation de 5 mois, pas plus, je pouvais assumer le loyer et les charges sans soucis, et j’avais précisé mon handicap. Mais, ce n’est pas tout. Elle me faisait régulièrement des remarques concernant le sport. Selon elle, lorsque je prendrais des hormones pour ma transition, je prendrai du poids et donc j’allais grossir. Et ça, ce n’était pas envisageable pour madame. Sauf que c’est mon corps en fait… et aussi que tu es une personne grossophobe, en plus de ton classisme et validisme. Enfin, la cerise sur le gâteau fut que je devais entamer ma transition, alors que je ne savais pas où j’irai après 5 mois. Pour elle, je resterai à Dijon, alors que je répétais que non, je ne voulais pas rester. Pour couronner le tout, selon elle, je pouvais me faire prescrire des bloqueurs de testostérone pour au moins 4 mois, … sans prendre d’hormones de substitution. Et oui, si vous êtes informé, vous avez compris que c’est dangereux. Et d’autant plus pour une personne dépressive. Et je passerais les petites phrases limite conciliante vis à vis de la SOFECT…

Pendant cette période, j’ai eu besoin de l’écoute et l’ambiance du Discord. Mais, j’ai aussi pu gérer mon budget, faire mes courses, me préparer régulièrement à manger, etc… J’avais, après tout ça, besoin de repos, et cela semblait gêner ma colocataire. Ça ne me fait pas plaisir non plus hein. Je serais bien mieux à créer, peindre, dessiner, coder, faire des vidéos pour ma chaîne, vous écrire des trucs, militer, visiter des lieux culturels, aller me baigner dans un lac, etc… Je ne suis pas une grande fan de la position couchée dans un matelas Ikea à même le sol. Mais bref… J’ai donc décidé de quitter le logement et de rentrer chez mes parents, alors que j’avais eu un besoin vital pour ma santé mentale de partir de là-bas et faire ma vie. Je suis parti avec un maximum d’affaires et me suis reposée chez mes parents quelques jours avant de retourner chercher ce qui restait à l’appartement. Les voyages étaient éprouvant pour moi, surtout chargée comme une mule. J’ai du supporter psychologiquement des surcoûts de train en raison de correspondances trop courtes dans le temps par rapport à la distance entre les gares à Paris, les réflexions de conducteur de bus parce que j’avais plus de bagages qu’autorisé et la chaleur. Tout cela en sachant que l’amélioration de ma vie partait en fumée. La prédiction était juste. Un logement proposé mais avec des problèmes.

Ne faisant plus de divination avec les symboles runiques, je n’ai pas eu d’idée de la suite. J’avais besoin de me reposer et je n’étais plus trop motivée par la sorcellerie. Surtout aussi parce que je garde un esprit très sceptique. Une contradiction qui ne m’aide pas beaucoup à me rapprocher d’une spiritualité que je regarde pourtant de loin avec envie. Il y aura une troisième partie et ce sera la dernière. Elle concernera ces dernières semaines principalement. J’espère avoir pu préserver l’identité des personnes et les lieux avec de trop vagues informations pour savoir de quoi il s’agit précisément.

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