Sophisme chez Aymeric Caron

Le 18 novembre 2017 dans l’émission « On n’est pas couché » sur France 2, un vif échange entre Aymeric Caron, Yann Moix et Christine Angot éclate à propos de très courts passages du livre Utopia XXI écrit par A. Caron. Dans cet article, je ne critique pas les livres de ce dernier, car je n’ai lu que « No Steak » que j’ai apprécié. Je me concentre ici sur des passages sur Internet et l’émission ONPC, en particulier celui du 18 novembre, car j’ai relevé du sophisme de sa part. Volontaire ou inconscient, je ne suis pas là pour le juger et faire sa psychanalyse.

La première partie du conflit concerne des précisions importantes sur la création de l’État d’Israël. Je ne suis pas compétente pour analyser ce passage, mais pour comprendre le contexte, je vous le partage. Déjà dans ce passage, on peut constater que Aymeric Caron ne tient pas les réflexions de Yann Moix en haute estime. Je ne saurais dire dans quelle mesure les deux hommes sont en désaccord, mais pour rappelle, ce n’est pas leur premier échange houleux dans l’émission. La première fois concernait le livre « Antispéciste » avec lequel Yann Moix se trouvait en désaccord, selon lui, à cause d’un postulat faux. Ce dernier niait littéralement l’appartenance des humains au règne animal, et fondait son argumentation sur du spécisme et sur l’idée que la littérature serait tout aussi pertinent pour expliquer le monde objectivement que la biologie ou d’autres sciences. S’il est vrai qu’on ne peut pas traiter la question de notre rapport aux autres espèces animales sans prendre en compte la culture, ce que faisait Yann Moix relevait plus tôt d’une déformation professionnelle. Ce dernier est écrivain avant tout, et ne semble pas particulièrement cultivé en matière de sciences. Depuis longtemps, il me donne l’impression de ramener trop souvent tout à son domaine, comme un besoin de mettre son métier sur un piédestal. Il n’y a pas que sur ce sujet qu’il semble avoir un intérêt qui déborde un peu trop sur le reste. Par exemple, les références trop nombreuses aux juifs ou à la Shoah. Cela donne un manque de remise en question frappant dans ses interventions et des discours qui finissent parfois par devenir totalement ridicules. Comme ces explications grotesques concernant la différence entre les humains et les autres animaux qui justifierait le spécisme et tout ce qui va avec.

Pour Aymeric Caron, il est assez clair que ce sujet est très sensible. Se retrouver face à quelqu’un aussi sûr de lui sur des positions aussi immondes et allant contre toutes démonstrations scientifiques, j’aurai personnellement eu du mal à ne pas devenir particulièrement agressive envers Y. Moix. D’autant que je suis une amazone… un peu qu’en-même :p Je comprends parfaitement cette colère de A. Caron. Mais, il y a des soucis dans son comportement sur Internet et dans l’émission du 18 novembre, qui me font m’en méfier de plus en plus. Il ne m’inspire plus confiance. Et ces quelques éléments qui vont suivre expliqueront assez bien j’espère ce qui m’inquiète chez lui.

J’appréciais beaucoup A. Caron pour son engagement envers les animaux, sa prise de position public à ce sujet, mais aussi ces autres valeurs progressistes. Suite à l’affaire Caroline Fourest et son procès, qui aurait menti devant l’intéressé, à l’époque chroniqueur dans « On n’est pas couché », ce dernier a reçu des attaques sur Internet de la part de partisans et partisanes de C. Fourest. Je suis allé voir le compte Facebook d’A. Caron et ai pu constater les insultes à son encontre, mais aussi son agressivité. Le contexte expliquait cette agressivité. Le ras le bol, le harcèlement subit, l’impossibilité de faire sereinement son travail de journaliste, tout cela permettait de comprendre sa réaction. Mais, j’étais mal à l’aise, car d’autres essayent de communiquer différemment, de ne pas répondre à toutes les attaques, tant dis que lui semblait ne rien vouloir laisser passer, même les trolls. Je n’ai pas plus prêter attention à son attitude en raison du contexte. Jusqu’à la vidéo de Las Vegan Parano.

Las Vegan Parano, un ex-vidéaste sur Youtube, a voulu faire une analyse critique du livre « Antispéciste » de Aymeric Caron, mais selon moi, il s’y est très mal pris. Il me semble, de mémoire, que ce fut la dernière vidéo de la chaîne avant que LVP décide de tout arrêter. Son analyse était un peu facile et semblait malintentionné envers l’auteur. C’est en tout cas l’impression que j’ai eu en la regardant. Aussitôt, Aymeric Caron décide de réagir et se montre très virulent à l’encontre de LVP. L’auteur montra un fort caractère que je ne lui connaissais pas. Mais, ce qui vraiment me faisait m’interroger, c’est pourquoi réagir à la vidéo d’un vidéaste sur Youtube qui n’est pas le plus influant et sachant que rien n’empêche quiconque de se faire sa propre opinion sur son livre ? J’étais très étonnée de voir comment la situation qui aurait du rester une critique isolée et pas du tout médiatisée devenait une affaire d’État pour Aymeric Caron. Une réaction de l’auteur qui mettait LVP sur le devant de la scène et donc lui faisait de la publicité. C’est vraiment étrange. Mais, ça ne s’est pas arrêté là, et c’est à ce moment que mon point de vue sur A. Caron à radicalement changé. Ce dernier décide de se créer rapidement un compte Youtube pour poster sa réaction à la vidéo sous forme de commentaire. Tout ce passe en public alors qu’il aurait pu préférer les messages privés. Peut-être qu’il a essayé, je n’ai pas d’information à ce sujet. Parmi les personnes qui ont commentéxs se trouvait Marie de la chaîne anciennement intitulée « La cosméthèque » et aujourd’hui « Réflexion faite ». Le commentaire était très court et disait « Le malaise à 21 mn 😀 😀 » avec un lien vers le passage de la vidéo qui lui suscitait ce sentiment. Plus tard, Marie expliquera que ce n’était pas envers Aymeric Caron, mais plus tôt la manière donc LVP présente un passage du livre. Mais, sur le moment, l’auteur du livre répond au commentaire de Marie avec un lien vers une de ces vidéos sur les poils et la liberté de se raser ou ne pas se raser des femmes, en réponse aux injonctions sexistes dans la société. Aymeric Caron ajoute au lien que c’est ça qui provoque le malaise chez lui. A cet instant, le sexisme de ce dernier apparaît clairement.

Commentaire problématique Aymeric Caron

Ce n’est pas un événement isolé, car durant la période de libération des paroles des femmes suite à l’affaire Weinstein, sur Twitter, A. Caron refait parler de lui en critiquant le spécisme du hashtag BalanceTonPorc sans parler du sujet principal, le harcèlement sexuel et la libération de la parole des femmes. Le contexte, la précipitation, le premier tweet de sa part sur ce sujet, orienté sur les porcs (même si je suis d’accord sur la critique), repose question sur son rapport au sexisme. Autre chose qui me gène beaucoup chez lui, c’est de quelle façon il a prétendu qu’il n’existait rien dans le programme de la France Insoumise pour les animaux et qu’il a  participer à l’image désastreuse du mouvement. Encore une fois, il se dit très bon journaliste, alors comment est-il passé à côté du programme et des livrets par thèmes ? Beaucoup ont commentéxs en le mentionnant pour lui montrer qu’il disait faux et qu’il y avait des livrets, mais j’ai constaté qu’il employait la même attitude et le même sophisme dans cette émission sur Internet.

Je ne voulais pas faire de cet article, un procès de Aymeric Caron. D’autant qu’à moins de voir mon article passer, il ne pourra peut-être pas répondre. Ce que je fais ici, c’est parler en fonction de mes ressentis. Il peut toujours y avoir malentendu, cependant, il serait bien de pouvoir faire remarquer à A. Caron des imprécisions, des maladresses, etc… de sa part sans se sentir agresséx par ce dernier. Mais, peut-être qu’il ne fait ça qu’avec des personnes qui ont fait preuve plusieurs fois, hors des regards, de malhonnêteté. Je ne sais pas.

J’arrive sur la deuxième partie de la chronique sur son livre « Utopia XXI ». Dans cette deuxième partie, Yann Moix relève un mot qu’il réfute. Le terme « terrorisme industriel » pour parler de la pollution et des actes problématiques des industriels. Il est a noter, il est vrai, que Yann Moix s’arrête trop souvent sur un détail du livre, et laisse entendre que tout le livre tourne autour de ces détails qu’il relève. Dans ce contexte, incluant ce qui s’est passé en première partie que j’ai partagé en haut de mon article, il est compréhensible que l’auteur ne soit pas très disposé à accueillir les paroles du chroniqueur. Mais, la tournure de sa défense pose tout de même questions, et malgré ce qu’on peut reprocher à Y. Moix, il y a de quoi lui donner raison sur ce qu’il fait remarquer. La définition de « terrorisme » est d’après Wikipédia « L’usage de la violence politique envers des innocents à des fins politiques, religieuses ou idéologiques ». Au premier abord, on peut penser que les industriels et les politiciens complices font preuve de violence envers des innocents et à dessein. Mais, peut on vraiment dire qu’il s’agisse de violence politique et à des fins politiques ou idéologiques ? Les fins sont principalement financières. Dans nos pays où on se réclame de la démocratie (on en pense ce qu’on veut), si les raisons étaient tout autre comme le pouvoir, il serait sûrement bien plus sûr de faire plaisir au peuple directement, sans faire miroiter d’idéologie du travail, de la réussite, etc… Mais, qui est susceptible de générer beaucoup d’argent et de payer cher pour produire une action allant contre l’intérêt général ? Les industriels et les banques. C’est donc avant tout l’argent qui intéresse les commanditaires et les complices, pas l’idéologie libéral ou capitaliste. De plus, Y. Moix fait remarquer que la population ne se sent pas terrorisé par ce système. A la limite, si on y ajoute le recourt à la police pour autre chose que garantir la paix aux citoyenxs, là oui on peut parler de terrorisme. D’ailleurs, on appelle cela le terrorisme d’État. Mais, sinon, ça n’a rien à voir avec ce que signifie le mot « terrorisme ».

Alors que le sujet abordé par Y. Moix est le problème de l’utilisation du mot « terrorisme » pour parler de la pollution, etc… Aymeric Caron commence un premier sophisme en considérant que la définition est une question de point de vue. Puis, il reprend la définition, de façon partiel comme je l’ai expliqué, pour dire finalement qu’on peut procéder ainsi pour faire dire ce qu’on veut défendre. C’est en tout cas comme cela que je comprends ce qu’il dit en réponse à Y. Moix. Là, ça commence fort dans la démagogie. Mais, il continue cette fois en réagissant sur le fond des idées qu’il défend, quand Y. Moix est toujours sur ce mot et sur pourquoi l’auteur ne peut pas faire honnêtement ce qu’il fait. Certes, j’aimerais aussi que les chroniqueurs de l’émission parlent surtout du fond et non de la forme. Mais, quoi qu’il en soit, tout le long de cet échange houleux, A. Caron réagit à ce qui n’est pas relevé par Y. Moix, comme-ci il ne comprenait pas le problème. C’est le deuxième sophisme. Il détourne le problème et laisse une impression que c’est Y. Moix qui défend l’indéfendable, c’est à dire la pollution et le reste. Si j’étais encore dans une sorte d’admiration pour l’auteur et le militant, je n’aurais peut-être pas remarqué ce sophisme et j’aurais pris parti en sa faveur, aveuglée par les apparences. Mais, Yann Moix avait bien raison et la réaction de Aymeric Caron est critiquable. Et le sophisme ne s’arrête pas là. Comme une sorte de scène de théâtre, le ton de l’échange montant, l’auteur d' »Utopia XXI » tente de ridiculiser son interlocuteur. Il prétend connaître par cœur se dernier, lui conférant une sorte de prévisibilité. Il n’y a plus de débat, le sophisme va continuer comme-ça jusqu’à la fin.

Arrive la comptabilité des morts, puis par la suite une énumération rapide de quelques sujets qui l’inquiètent mais inquiète aussi beaucoup de monde dans l’actualité politique actuelle. Si il faut en être conscientx et souhaiter un changement de mode de vie, cela ne valide pas l’utilisation du mot « terrorisme ». Alors bien entendu, on peut comprendre que A. Caron tente de recentrer le débat sur le fond du livre, et non ce détail sur une expression qu’il choisi d’utiliser. Mais, pourquoi ne pas reconnaître simplement que le mot est peut-être mal choisi pour passer à l’essentiel plus efficacement et sans ajouter de l’huile sur le feu ? Pourquoi cette posture de dominant et cette agressivité systématique ? Ce n’est pas la seule chose qui ne va pas à mes yeux dans cette intervention. Dans son énumération, il parle par exemple du glyphosate. Selon Aymeric Caron, qui pourtant se dit très bon journaliste, le glyphosate serait à l’origine d’épidémies de cancers. J’y ai cru aussi, mais maintenant je doute beaucoup à ce sujet et je m’étonne qu’il ne soit pas dans cette posture, lui qui est journaliste et écrit ce livre.

On peut critiquer l’utilisation du glyphosate ou les raisons de son invention pour toutes sortes de raisons, mais pas présenter la molécule comme fortement cancérogène à l’heure actuelle. Je dis fortement, parce que la façon dont les choses sont présentées depuis quelques temps à ce sujet donne l’impression que la molécule va entraîner ou entraîne déjà un scandale digne des pires scandales sanitaires comme l’amiante. Je ne vais pas débunker le sujet ici, mais vous laisser un lien qui permet d’apprécier le sujet avec beaucoup d’esprit critique : Glyphosate : le nouvel amiante ?

La façon dont cette énumération est présenter ressemble à un procédé basé sur les émotions et les peurs des gens. C’est le troisième ou quatrième sophisme si on sépare la comptabilité des morts en réponse à une critique qui n’aborde pas ce sujet. Le cinquième est la page de journal et A. Caron qui dit « A ça vous gène… » alors que son interlocuteur est parfaitement d’accord sur le fond et donc n’est pas du tout ce que le premier laisse imaginer à son sujet. A ce stade, on peut constater qu’il a réussi à « avoir raison » puisqu’il est applaudit par le public. La scène est sidérante. Y. Moix est excédé et ne sait plus se défendre face à un interlocuteur qui en remet une couche avec un air moqueur sur le comportement du chroniqueur. Vient le mot « génocide » qui a déjà été utilisé par plusieurs auteurs comme A. Caron, Matthieu Ricard, etc… pour parler de ce qu’on fait aux animaux. Qu’est-ce qu’un génocide ? Question que pose A. Caron à Y. Moix. Ce dernier tente une réponse et commence par une décision politique puis est coupé par le premier qui donnera sa définition tronquée du mot. Et pourtant, voici la définition selon Wikipédia encore : « Un crime qui consiste en l’élimination physique intentionnelle, totale ou partielle, d’un groupe national, ethnique ou religieux, en tant que tel, ce qui veut dire que ses membres sont détruits ou rendus incapables de procréer en raison de leur appartenance au groupe ». On peut contester la limitation à un groupe national, une ethnie ou une religion, pour l’étendre aux autres animaux dans une réflexion antispéciste. Mais, il faut être précis sur l’utilisation de ce mot dans ce cadre. Il me semble qu’on peut envisager de l’utiliser pour parler de la destruction intentionnelle d’espèces sauvages (extinction de masse), mais seulement si il y a une intention claire, un projet. Je précise pour les animaux sauvages, car dans l’élevage, le but n’est pas d’empêcher les espèces de se reproduire, bien au contraire. La destruction non-intentionnelle, même si elle est inacceptable, ne répondrait pas à la définition. Si le but est de servir aux humains et si il y a une certaine objetisation des animaux dans l’élevage, on s’éloigne encore plus de la définition du mot « génocide ». Si dans ses livres, A. Caron parle d’une réflexion sur l’utilisation du mot et le changement de définition, alors c’est tout à fait intéressant, et c’est Y. Moix qui pourrait éventuellement avoir tort car cela voudrait dire qu’il refuse que les définitions changent au fil du temps et de la maturité de l’humanité. Par contre, si il s’agit de partir du principe que la définition du génocide est celle de A. Caron, alors c’est lui qui a tort. Dans ce dernier cas, il devient un idéologue qui frise le sophisme.

Bien sûr, je ne conteste pas la volonté de faire évoluer les définitions. Je constate souvent que dans certains cas c’est nécessaire. Mais, ce qui me fait penser que dans cet échange, l’auteur du livre pratique le sophisme et même une certaine agressivité et volonté d’humilier Y. Moix… Je ne cherche pas à défendre ce dernier comme-ci il n’était pas lui-même problématique. L’épisode avec Sandrine Rousseau en pleurs sur un sujet aussi grave que le harcèlement sexuel dans les coulisses de la politique en dit long. Mais, à démonter des procédés qu’on ne devrait plus accepter dans le progressisme (écologie, veganisme, etc…). Bref, ce qui me fait penser à du sophisme c’est la réduction à l’étymologie du mot « génocide ». Faire cela est totalement impertinent car le mot n’a pas été inventé pour parler des espèces. L’étymologie de gène est génos, en grecque, qui signifie effectivement « naissance », « genre » et « espèce ». Le mot fut inventé en 1944 par Raphael Lemkin, professeur de droit américain, pour désigner les crimes perpétrés par le gouvernement des Jeunes-Turcs de l’Empire ottoman envers les arméniens durant la première guerre mondiale, et d’autres crimes de même nature par d’autres groupes comme les nazis par exemple. On ne peut donc pas se contenter de demander à décomposer le mot pour en tirer ce qu’on veut faire dire à ce dernier. Ce qu’on peut par contre faire, et je ne sais pas si Y. Moix est d’accord ou pas avec ça, mais ça me semble pertinent, comme je l’ai précédemment dit, de proposer un débat pour redéfinir ce mot en faisant remarquer qu’effectivement l’étymologie le permet, et que si nous considérons les autres animaux comme des peuples, alors il serait envisageable de les intégrer dans la définition quand les conditions sont réunis.

C’est le problème de cet échange. Deux personnes aux idées radicalement différentes. Le premier est antispéciste et le second spéciste. Le premier est dans une posture se voulant progressiste, et l’autre donne un peu une image de littéraire très attaché à l’avis de l’académie française, à une langue qui n’évolue pas. Vous savez, comme ces personnes qui sont contre l’écriture inclusive. Mais, même si je suis plus tôt comme le premier, je comprends ce que fait remarquer le second. Tout le monde n’a pas fait cette démarche intellectuelle concernant l’évolution des termes. Si le terme est employé trop tôt sans vraiment faire preuve de pédagogie (engueulade, moquerie, condescendance, etc…) alors c’est un dialogue de sourds et un mauvais spectacle d’egos avec ici, un des deux, qui a besoin de se poser en dominant et tient plus du sophisme que d’une argumentation réellement positive pour véhiculer nos valeurs. Ce que je dis pour les mots c’est ce que dit Christine Angot à la fin, au sujet de la raisonnance des mots dans l’esprit de gens. Comme mettre un signe égal entre spécisme et racisme, ou élevage et esclavage. Le signe égal est impertinent et même problématique d’une part parce qu’il existe des différences non-négligeables, et qui n’ont rien à voir avec les argumentations spécistes comme « dire qu’on est un animal est une insulte donc du racisme quand on parle d’une personne de couleur », mais parce que la plus part des gens et notre histoire laisse entendre qu’on est en train de dire que les esclaves, et en particulier les noirxs, sont des animaux avec la vision spéciste et donc pour faire du racisme. Car les gens ne sont pas déconstruitxs et ne sont pas scandaliséxs pour les mêmes raisons que nous antispécistes. Sauf si A. Caron et d’autres ne l’ont pas compris, sinon faire semblant de ne pas comprendre comment sera perçu le propos dans le contexte actuel, c’est faire preuve d’instrumentalisation. Ce n’est pas ce genre de militantisme que je souhaite pour le progressisme en général. Le regard et la réponse de Aymeric Caron à Christine Angot fini d’achever l’explication sur mon ressentis actuel envers lui. Un dernier sophisme ? L’argument de l’homme de paille en tentant de ce que faire passer pour une sorte de détenteur de la vérité qui dérange avec sa phrase sur les gens qui ont tenté de changer le monde et qui ont toujours été rejetéxs. D’ailleurs, est-ce vrai ? Je laisse les historienxs répondre à cette question.

Si vous n’êtes pas d’accord avec mon article, exprimez-vous dans les commentaires. Si vous relevez des erreurs de ma part, des imprécisions, ou des éléments complémentaires à mon analyse, n’hésitez pas à réagir 🙂

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *