Un peu de travail puis piégée par ma sensibilité

Voix off : Dans un état semi-éveillé, Audrey tente d’écrire son compte-rendu de la semaine écoulée. Il est temps de faire moins de choses, d’éviter les réseaux sociaux et retrouver un meilleur sommeil, très chère.
Audrey : Ouiii, je saaaiiis 🙁

La semaine du 19 au 24 juin 2017 a commencé * ronflement * hein quoi ? Ah oui, a commencé… où est mon papier… avec le développement de Demiurge Mini. Je ne me souviens plus si j’ai posté une capture cette semaine ou pas. J’améliore les graphismes du terrain quand je ne dors pas ou que je ne suis pas énervée au point de m’épuiser toute seule. Je vous en parlerais après. J’ai aussi avancé sur la 0.7 du labyrinthe. Toujours la sauvegarde, puisque je suis tout le temps épuisée. Oui, je l’ai déjà dis. J’ai aussi avancé sur le doodle de ma meilleure amie. Voilà tout.

La semaine fut peu productive, et me semble être passé très vite. J’ai passé beaucoup, beaucoup plus de temps à être très très en colère pour des gens qui n’en valent pas la peine. Je vais donc vous en parler parce que mes plans de la semaine ont été compromis par mon manque de capacité à lâcher prise et à vouloir jouer les redresseuses de torts.

Carnistes et spécistes, si vous ne pouvez dégonfler votre ego surdimensionné et penser aux autres ou en avoir quelque chose à faire, quittez vite ce blog avant de venir pleurer contre l’intolérante extrémiste que je serais selon vous. Je me suis retrouvée piégée dans le cercle vicieux du débat stérile, puis de l’insulte, avec des gens sur les réseaux sociaux qui soit trouvent scandaleux qu’on leur vende 20% de thon dans leurs boîtes au lieu de 100%, mais pas de tuer des animaux sans nécessité vitale à en manger. Soit trollent tranquillement les vegans derrière leur écran d’ordinateur, et vous expliquent qu’ils sont même pour les élevages de chiens et chats pour les manger, parce que c’est pas pareil, ils sont élevés pour ça, donc c’est ok. Je ne peux concevoir qu’une personne qui se dit une bonne personne, une personne morale, une personne prêchant la tolérance et vous accuse d’être insultante quand elle se permet les pires propos, parce qu’il ne faut pas être violent, donc qui je suppose prêchent la paix, trouve bon de débattre quand on dit qu’on tue des êtres sensibles et conscients souhaitant vivre et être en sécurité. Quand on me dit « cela tue des êtres souhaitant vivre et ne pas souffrir », je pense à mes droits à la vie, au fait qu’une police, une armée, des avocats, etc… sont là pour me protéger des tueurs, des violeurs, des tortionnaires. Donc, très rapidement dans ma tête, je pense tuer des êtres voulant vivre et pouvant souffrir, c’est commettre un crime, je regarde mes privilèges et je les interroge. Et bien pour ces gens, non. C’est « hé mon steak alors ? », « mince comment je vais me faire plaisir ? », « ils ne sont pas humains, c’est pas pareil », « oula une extrémiste », « et le lion est un salaud, c’est ça ? », « lançons un débat que je gagnerais en trichant et me fera passer encore une fois pour un dieu tout puissant régnant sur la nature », « je ne suis pas tout à fait d’accord avec toi, il faut manger local et tuer gentiment », etc… Non, je ne comprends pas ces réflexes psychologiques. Surtout, d’être traitée de sectaire, d’extrémiste, d’intolérante ou de violente parce qu’après moqueries, et injures à peines dissimulées contre moi et les autres espèces animales, je fini par perdre mon sang froid. Tuer sans nécessité vitale, juste par plaisir ou par tradition, c’est modéré, alors que refuser cela et respecter l’individu sans faire de distinction de sa peau, de son pelage, de sa forme, c’est extrémiste ? Recevoir une insulte parce qu’on se moque des gens qui se bougent le derrière pour les autres, et qu’on participe au massacre, c’est pire que de souffrir et mourir parce qu’on n’est pas né dans la bonne espèce ? Je ne peux pas tolérer ça en effet. Hypocrites !

Comme ce compte-rendu ne pourra pas montrer mon travail, parce qu’estime qu’il n’y a rien de montrable pour le peu que j’ai fais, je mets la dernière vidéo de Jihem Doe sur le spécisme et pourquoi les débats creux et les opinions vides des spécistes et de carnistes, on s’en cogne. Autant que des pleurnicheries des masculinistes, des racistes, des handiphobes, ou de la Manif Pour Tous. Ouai, Audrey parle mal parce qu’elle n’est pas contente è_é

Voilà, j’aurais du suivre le conseil du grand sage vegan Jihem Doe qui dit ceci : « Ne vas jamais dans les commentaires. Non, n’y vas pas ! ». Voilà on sent le maître. Je me suis laissée avoir et j’y ai perdu encore de l’espérance de vie. Désolée, j’ai moins travaillé et me suis fais du mal pour des gens malsains et cruels qui en plus prennent plaisir à vous torturer psychologiquement sous couvert d’un écran d’ordinateur et de pseudonymes sur Internet. Je devrais me graver cette autre phrase pleine de sagesse venant d’un maître anonyme : « Don’t feed the troll ! ». En attendant, je vais devoir n’aller sur les réseaux sociaux que pour poster mon travail, et rien d’autres. Oui, il y avait de l’ironie dans le dernier paragraphe de ce compte-rendu désastreux :p

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