Projet de vie

Voilà, j’appelle cet article, Projet de vie. Parce que je vais parler de ça. Qui sait si ça m’aidera à mettre les choses en ordre dans ma tête. Hey, après tout, c’est mon blog ici.
Je ne me sens pas très bien aujourd’hui, et ces temps-ci. C’est un euphémisme. En fait, je sens comme un étaux qui me sert le cœur, un poids sur la poitrine qui me gêne pour prendre de grandes respirations. J’en ai déjà un peu parlé en privé à mes amixs sur Twitter. Je ne vais pas m’attarder sur les raisons. Mais, je sais ce qui m’aiderait beaucoup à aller mieux. Et comme tout à l’heure, j’ai retrouvé un ancien blog de 2013 à 2015, et que j’ai constaté que j’écrivais un peu plus d’articles, et parlais de ce que je voulais, ça a fait écho à quelque chose. Et je vais réutiliser la forme que j’employais à l’époque. Parce que j’aimais bien et c’est toujours le cas.

Beh alors, pourquoi tu as arrêté de t’exprimer réellement sur ton blog ?

Alors oui, à l’époque, je présentais mes articles avec des titres de paragraphes qui ressemblait à une autre personne qui me parlait. En fait, c’était vous, lecteurices que je faisais parler. Et je répondais avec humour le plus souvent. Donc voilà, je retente cette forme.
Pour la réponse à la question, ce n’est pas que j’ai arrêté de m’exprimer. C’est surtout que d’une part il était plus direct pour moi de m’exprimer sur Twitter. Mais aussi, je me suis progressivement censurée. Ce n’est pas qu’un mal. A l’origine c’était parce que je me prenais conscience des oppressions, réellement. En particulier le fait de l’être sans forcément m’en rendre compte. Du coup, j’ai ressentis le besoin de faire attention à ne pas parler au nom des concernées, alors que je ne le suis pas sur certains sujets. Et aussi, prendre du recul sur les situations et les ressenti des autres avant de balancer mon opinion, souvent pas aussi éclairé que ce que j’avais l’air de penser. En plus, je faisais parfois la promotion de pseudo-sciences et de gens dangereux par manque de prudence.

Ah oui… mais, Audrey, tu sais ce qu’on dit ? L’enfer est pavé de bonnes intentions.

Et beeeehhh… oui ! Bien que ce soit positif de faire ce genre d’évolution dans sa vie. Il faut aussi savoir où sont les limites à l’autocensure… mmm… ou plutôt devrais-je dire, l’autocorrection et la prudence. Parce que justement, il ne faut pas confondre la prudence, le recul, l’humilité, la décence et le respect avec la censure excessive. Si j’en arrive à ne plus oser partager quoi que ce soit sur tous les sujets, sachant qu’en plus, personne ne me demande ça, c’est qu’il y a autre chose, et qui n’est pas cool, qui se passe. C’est la bonne excuse pour succomber à la dévalorisation de soi-même, à ses problèmes de confiance en soi. Parce que j’ai ce problème depuis l’enfance. Bon, je ne suis pas aidé par le fait que parfois j’aurais juste envie d’exprimer du mal-être, ou des sujets un peu négatifs. Mais justement, c’est mon blog, non ? Et puis quoi ? Suis-je un être humain avec ses hauts et ses bas, ou une sorte d’icône idéalisée vivant dans un monde en barbe à papa et crème glacée ? Ne me demandez pas d’où me vient cette image… bref.

Ok, alors du coup, tu vas tout refaire comme avant ?

Non… Enfin, pas comme avant, mais oui, je vais me lâcher la grappe pour être plus libre. Enfin, je vais faire de mon mieux de ce côté là. Pas comme avant parce que je ne vais pas dire n’importe quoi au mépris de la décence et du bon sens. Faut pas déconner qu’en-même.
Il faut que je me sente libre. J’entends par là, que je file à coup de pied aux fesses du fasciste dans ma tête. C’est une référence à un épisode de la série « L’homme du haut château » par Philip K. Dick. Un résistant dit à un des personnages principaux qu’il a un fasciste dans la tête qui l’empêche de se décider à se révolter et agir. C’est tellement ça. J’ai toujours eu tendance à me taire et ne pas vraiment décider de ma vie. J’ai souvent trop peur d’agir, même si ça va un peu mieux depuis quelques années. Mais, je ne suis pas libre. Je ne me décide pas vraiment à changer de vie. Bien sûr, il y a des obstacles financiers principalement. Mais, je fais traîner les choses et parfois même je n’ose pas m’offrir plus de liberté dans ma vie. Je me dis toujours que ça ira mieux lorsque je serai parti de chez mes parents. Que je ne serais plus dépendante. Mais, est-ce vrai ? Je n’en sais rien, peut-être. C’est ce que je veux, mais je stagne, et je n’ai pas l’impression de faire les choses de la bonne manière. Alors, j’aimerai au moins écrire ici ce à quoi j’aspire. Je ne vais pas tout écrire, mais au moins, raconter un peu le début de ce que pourrait être ma vie.

Vas-y, racontes-nous tes rêves 🙂

Cette histoire va être présentée au présent. C’est plus facile comme-ça et qui sais, peut-être que ça me redonnera le moral et la force d’avancer dans ce que j’ai déjà commencer.
Après avoir investi et tradé l’argent que j’avais accumulé depuis des années, et obtenu un petit succès avec ma boutique, les revenus deviennent effectifs. Je gagne assez pour vivre modestement. Je peux envisager de peut-être chercher un appart en location. C’est un peu difficile, parce que pas de CDI, pas de garant. Je fais quelques bons coups sur le trading, et j’ai investi mon livret A et un peu d’argent d’autres livrets. Mon capital est suffisamment grand pour que les beaux coups me fassent avoir quelques dizaines de milliers d’euros à disposition. J’en fais un budget logement, et décide d’utiliser ça pour m’arranger avec des proprios. J’ai décidé de partir à Lyon ou les environs, me rapprocher d’amixs. Finalement, ce sera un lieu pas trop cher hors de Lyon, avec des transports en communs qui m’aident à voir mes amixs plus facilement. Toustes mes amixs ne sont pas dans le coin, mais bon, il faut bien commencer par quelque chose. Je suis loin de mes parents, je sais que mon plan est solide, et donc je commence les démarches pour entamer ma transition. J’ai donc de quoi vivre sans travailler pendant 3 ans pour le loyer, les charges, la nourriture, etc… C’est ma garanti négociée avec le proprio qui sait que je ne serais pas en défaut de paiement. En même temps, si ça ne lui suffisait pas, un CDI n’est en rien une garantit. La paye tombe tout le temps que vous n’êtes pas viré ou que vous ne soyez pas brusquement en situation d’impossibilité de travailler. Un budget basé sur de l’argent déjà là, que demander de mieux ? Et même, je garantis que je peux toucher des revenus pendant ce temps. Préservant le budget pour au minimum la période prévue. Deal !

Je peux enfin voir mes amixs, faire des trucs avec, boire un verre, partager un repas. Ça change d’avant, c’est sur. Et puis, hey, il n’y aurait pas une place pour permettre à quelqu’un de dormir ici ? Mais oui, je peux inviter dit donc. Bon, par contre doucement sur l’espace. Ce n’est pas ultra-grand ici. En effet, je n’ai pas encore les moyens de me payer un grand logement. Je vis modestement. Pour moi seule, ça va, pour héberger quelques jours aussi. Mais, ça ne vaut pas la taille de la maison de mes parents. Faut s’habituer déjà. Là, je mettrai bien une mezzanine. Ouais, pas mal du tout. Ici, il y a moyen de ranger des trucs efficacement. Et puis, je n’ai pas pris toutes mes affaires. Il en reste chez les parents. La transition commence, mais je ne suis pas à l’étape des hormones. Du coup, ça va, je peux retourner là-bas pour déménager le maximum en temps voulu. Hum… Me faudra sûrement louer pour pas cher un local qu’en-même. Si jamais la prochaine évolution côté financier et logement n’arrive pas assez vite. Il vaut mieux ne pas devoir retourner encore chez mes parents lorsque les hormones seront en action. Je n’ai pas l’intention d’écrire ma lettre de coming-out trop précipitamment. Dans tout les cas, il faut m’attendre à ce que ça se passe mal. C’est mieux d’imaginer le pire. Parce que le meilleur ne m’oblige à rien. Alors que me faire jeter de leur vie, ça n’aide pas à récupérer mes affaires. M’voyez. J’ai un esprit pratique. Je fais la liste des trucs auxquels je tiens. Parce que soyons réaliste, je vais devoir en sacrifier.

Bien bien bien… mon budget prenait en compte plusieurs optimisations. Il fallait accélérer le projet, et donc vivre modestement, de sorte à ne pas avoir besoin d’un capital trop important et garder mon money management. Parce que même si j’arrive enfin à vendre sur ma boutique, ce n’est pas encore comme qui dirait un revenu permettant de vivre. Je paye mes charges d’entreprise, j’ai un profit, mais c’est pas foufou non plus. Au moins, je ne suis pas en déficit. Clairement, vu ce que je réussi à générer de mon trading, le RSA, c’est fini. C’était prévu. Du coup, niveau autres aides, c’est pas la grande joie, mais ça va, il y a bien une aide ou deux à prendre. Comment puis-je éviter de trop payer ? Je peux laver mes vêtements avec des produits simples et pas cher. Certains produits servent à tout quasiment. Le vinaigre c’est magique pour ça. Le savon, ça se fabrique à la maison. Et même pour mon hygiène, le shampoing aussi se fabrique. Ok, côté bouffe, là encore pas mal de trucs se fabriquent sans trop d’efforts, et pas de trucs se conservent très longtemps. Me faut la place par contre. Heureusement, que ça faisait parti de mes critères pour le logement. Pas trop grand pour pas payer trop cher, mais pas trop petit pour stocker. Et puis, j’ai prévu ce que j’allais manger pendant 3 ans. Oui, enfin, pas les repas pour chaque jour, hein. Mais, globalement, les types de plats et donc les besoins en nourriture stockable. L’espace est donc prévu pour des périodes données et hop, économie d’argent.

Pour travailler, j’ai pensé à ne pas m’encombrer de choses inutiles. Pendant les premières périodes, les outils qui n’avaient pas vraiment d’intérêt et qui avaient été acheté sans concertation (comme d’hab) par mon père, sont resté là-bas. Ainsi, j’ai exactement ce qu’il me faut, pas plus. Rangement optimisé et donc espace adéquat pour travailler. Je peux laisser mon scanner à côté de l’ordinateur, et avoir une zone pour le dessin. Plus de perte de temps et d’énergie pour produire ce que je vends sur la boutique. L’espace pour le dessin peut même me servir pour l’administratif qui ne se ferait pas sur ordinateur. D’ailleurs, la cuisine c’est pareil. On encombre pas, on sait ce dont on a besoin en fonction des repas prévues pour 3 ans. Un espace dédié au travail est toujours libre. Pas de babioles, ou de machines à cet endroit. C’est l’endroit où on pétri les pâtes, pose les saladiers pour travailler dedans, et le reste du temps c’est vide. Quand je veux cuisiner, je dois pouvoir le faire tout de suite, facilement. Ahhhh ce que c’est reposant de ne pas avoir quelque chose ou quelqu’un dans mes jambes. Quand tout est propre, simple, clair, à porter de main. C’est que j’en oublie même les difficultés que j’avais avant. Comme-ci mon handicap n’était pas si important que ce que je ressentais dans cet environnement malsain. Bouarf, anyway… Oui je parle anglais si je veux d’abord.

Le temps passe, et je n’ai plus vraiment de mauvais mood. Ma vie sociale ressemble à quelque chose, je me débrouille bien pour m’occuper de moi, tout me semble beaucoup moins compliqué. Et en plus, sentimentalement… hihihi. Chuuuut ! La transition hormonale commence. J’ai trouvé un local et j’ai récupéré l’essentiel. Ma lettre vient d’être envoyée. On verra bien. Merci aux personnes qui m’ont aidé à l’écrire. Je vous love <3 Maintenant, je vais voir un peu les marchés des cryptos. Comme d’habitude depuis des mois, les principales cryptos dont les ETH montent fortement. J’ai multiplié par 10 mon investissement déjà bien gonflé depuis tout ce temps. Me voilà, sur le point de récupérer une somme énorme. Ce n’est plus en dizaines de milliers d’euros que je peux prévoir mon prochain budget, mais en centaines de milliers. Me voilà, fin prête à envisager un achat de logement. Être propriétaire et avoir plus d’espace. Ahlala, c’est trop bien. Côté boutique, je gagne correctement ma vie. J’ai même vendu un livre d’illustration. Ça fait longtemps que je proposais des prints. J’ai avancé sur le scénario de ma BD, mais je ne voulais pas avoir trop de choses à faire avec ce projet. Donc, j’ai préféré faire ce livre d’illustration pour commencer. Aussi, j’ai un jeu disponible sur ma boutique. Yeeeehhh !

Le temps a encore passé. Je suis tellement belle. Mon corps s’est métamorphosé. Non seulement les hormones ont fait du bon travail, mais je me suis vachement améliorée en maquillage, vêtements. J’ai développé mon style et je suis la meuf la plus classe du monde… bouarf, je me la pète pour de faux, roooohhh ! Mes cheveux sont resplendissants, et ont plus de volume qu’avant. J’ai de la poitrine, je suis si contente. J’aime mes seeeeiiiinns… pardon, hum. En plus, je reçois tellement d’amour de mes chérixs et tellement d’amour de mes amixs aussi. Et je leur rends bien <3 Ah et je suis multi-millionaire. Forcément, j’ai continué avec l’investissement. En plus, je ne me limitais plus au cryptos au bout d’un moment. J’ai investi dans des alternatives véganes trop bien, des technologies pour l’énergie, etc… Bon, j’ai dans la quarantaine, et je suis transhumaniste. Du coup, j’ai aussi un peu commencé quelques trucs pour pas trop subir le temps qui passe. Et sinon, j’ai acheté une forêt. Une grande forêt. Une très grande hein. Bon, j’ai acheté une rivière avec, et des prairies aussi. J’y commence ma maison de hobbit, et des amixs vont venir vivre avec moi là-bas. On va faire un écovillage vegan futuriste. Voilà voilà. Sinon, ça va vous dans le passé ?

Beh dis-donc, c’est très optimiste tout ça.

En tout cas, c’était vraiment cool d’écrire tout ça. Me lâcher et fantasmer mon avenir. En gérant bien mon budget, le début est au minimum faisable. Serait-je optimiste sur mon avenir ? Oui, et c’est tant mieux. Mon poids sur la poitrine est parti. Bon, je vais sûrement la ressentir après, mais là au moins, j’étais bien en écrivant. Hihi !

Timidouveg
A propos

Je me présente sur Internet sous les noms Timidouveg et Audrey Skye. Depuis le vendredi 2 septembre 2016, je préfère qu'on me genre au féminin car je suis une personne transgenre non-binaire féminine :) Mes activités se regroupent tous dans la qualité d'artiste, principalement numérique. Je suis à la fois développeuse de jeux-vidéo, vidéaste sur la plateforme Youtube, dessinatrice traditionnelle et militante vegan/féministe/etc... sur les réseaux sociaux. Je suis porteuse d'un handicap invisible qui perturbe mes projets, mais je fais avec et c'est pourquoi vous pouvez qu'en-même découvrir ce blog, mes jeux et ma chaîne Youtube :) J'ai un rythme plus lent que ce qu'on pourrait attendre dans ce monde prit de frénésie. C'est totalement assumé, même si il m'a fallu du temps pour ça :D Je crois avoir dit l'essentiel. Bonne découverte :)

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